mercredi 3 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2210764 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | VERDIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête du 13 mai 2022, M. A B, représenté par Me Verdier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 mars 2022, par laquelle le Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG) a rejeté sa demande d'inscription aux épreuves nationales classantes au titre de l'année 2022 ;
2°) d'enjoindre au CNG de l'inscrire aux épreuves nationales classantes ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les dispositions réglementaires restreignant la participation du requérant au troisième cycle des études de médecine, sur lesquelles se fonde la décision attaquée, sont contraires aux objectifs de la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles et aux articles L. 4111-1 et L. 4131-1 du code de la santé publique et L. 632-2 du code de l'éducation ;
- elles méconnaissent les principes de proportionnalité et de non-discrimination prévus aux articles 1 et 5 de la directive du (UE) 2018/958 du parlement européen et du conseil du 28 juin 2018 relative à un contrôle de proportionnalité avant l'adoption d'une nouvelle réglementation de professions ;
- elles portent atteinte au principe constitutionnel d'égalité.
Par un mémoire, enregistré le 9 avril 2024, la directrice générale du CNG conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens présentés par M. B ne sont pas fondés.
Par une lettre du 13 mars 2024, le requérant a été invité à confirmer expressément le maintien de ses conclusions en vertu de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par réponse enregistrée le 19 mars suivant, le requérant a confirmé le maintien de ses conclusions.
Par ordonnance du 9 avril 2024, la clôture de l'instruction a été reportée au 2 mai 2024.
Par mémoire du 23 mai 2024, M. B indique se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Ostyn,
- et les conclusions de Mme Belle, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a validé un deuxième cycle d'enseignement supérieur en médecine au sein de l'université Masaryk de Brno en République Tchèque le 15 décembre 2015. Il a souhaité s'inscrire aux épreuves classantes nationales donnant accès au troisième cycle des études médicales, organisées en 2022. Toutefois, par un courrier du 4 mars 2022, le Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG) a rejeté sa demande, au motif que, conformément à l'article R. 632-5 du code de l'éducation qui lui était applicable, M. B n'était plus étudiant en cours de sixième année des études de médecine, puisqu'il avait validé son deuxième cycle. M. B demande l'annulation de cette décision.
2. Par un mémoire enregistré le 23 mai 2024, M. B indique se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié M. A B et à la directrice générale du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière.
Délibéré après l'audience du 19 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Vidal, présidente,
Mme Grossholz, première conseillère,
Mme Ostyn, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2024.
La rapporteure,
I. OSTYNLa présidente,
S. VIDAL
La greffière,
S. RUBIRALTA
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-1
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503570
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01/04/2026