vendredi 12 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2210960 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET JASPER AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 16 mai et 31 août 2022, Mme A B, représentée par Me Tomas, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des infections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) à l'indemniser de ses préjudices, à hauteur de la somme totale de 67 462,65 euros ;
2°) de déclarer la décision à intervenir commune et opposable à la Caisse primaire d'assurance maladie de Paris ;
3°) de mettre à la charge de l'ONIAM les entiers dépens de l'instance et la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le syndrome de Tapia, dont elle reste atteinte suite à l'intervention chirurgicale qu'elle a subie au niveau de son épaule droite le 13 mai 2019, présente les critères de gravité et d'anormalité justifiant l'indemnisation de ses préjudices par la solidarité nationale ;
- son hyperlaxité n'a joué aucun rôle dans la survenance de cette complication ;
- ses préjudices doivent lui être réparés à hauteur des sommes suivantes :
* déficit fonctionnel temporaire : 1 650 euros ;
* souffrances endurées : 15 000 euros ;
* déficit fonctionnel permanent : 9 500 euros ;
* préjudice d'agrément : 1 900 euros ;
* préjudice sexuel : 5 000 euros ;
* incidence professionnelle : 20 000 euros ;
* préjudice permanent exceptionnel : 8 000 euros ;
* frais divers : 6 412,65 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2022, l'ONIAM, représenté par la SELARLU Olivier Saumon avocat, conclut, à titre principal, à sa mise hors de cause, à titre subsidiaire, à ce que les sommes allouées au titre des frais divers, du déficit fonctionnel temporaire, des souffrances endurées, du déficit fonctionnel permanent et de l'incidence professionnelle soient ramenées à de plus justes proportions et au rejet des demandes formées au titre du préjudice d'agrément, du préjudice sexuel et du préjudice permanent exceptionnel et, en tout état de cause, à ce qu'il soit statué ce que de droit sur les dépens.
Il soutient que :
- le critère de l'anormalité du dommage n'est pas rempli, dès lors que, d'une part, l'expert ne s'est pas prononcé sur le taux de fréquence de la complication et que, d'autre part, Mme B était, de par son état antérieur d'hyperlaxité ligamentaire, particulièrement exposée au risque survenu ;
- Mme B doit justifier des aides éventuellement perçues auprès des tiers payeurs, complémentaires santé ou tout autre organisme ;
- l'indemnisation au titre du déficit fonctionnel temporaire doit être ramenée à la somme de 1 510,50 euros, au titre des souffrances endurées à celle de 4 000 euros, au titre du déficit fonctionnel permanent à celle de 8 452 euros et au titre de l'incidence professionnelle à celle de 5 000 euros ;
- le préjudice d'agrément, le préjudice sexuel et le préjudice permanent exceptionnel ne sont pas établis ;
- le remboursement des frais de conseil doit être plafonné à 700 euros conformément au référentiel de l'ONIAM.
Par une ordonnance du 17 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lambert,
- les conclusions de M. Thulard, rapporteur public,
- et les observations de Me Tomas, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, née le 18 avril 1980, a fait l'objet le 13 mai 2019 à l'hôpital Saint-Antoine, d'une intervention dite de Bankart, visant à traiter une instabilité de l'articulation de son épaule droite d'origine traumatique. L'intervention chirurgicale, qui s'est déroulée sous anesthésie générale, en position semi-assise avec inclinaison latérale de la tête pour libérer la zone chirurgicale, a nécessité une intubation orotrachéale. Dans les suites immédiates de l'opération, Mme B a présenté un œdème de l'hémi-langue gauche, une parésie de l'hémi-larynx gauche ainsi qu'une adduction d'une corde vocale. En raison de la persistance des symptômes malgré un traitement à base de corticoïdes, Mme B a fait l'objet d'examens plus approfondis, lesquels ont révélé une atteinte du nerf récurrent et du nerf hypoglosse, nerfs qui commandent le mouvement du larynx, des cordes vocales et de la langue. Cette complication, appelée le " syndrome de Tapia ", a été à l'origine pour Mme B de fausses routes durant plusieurs mois ainsi que d'une altération de la qualité de sa voix. Se plaignant d'une raucité devenue chronique et d'une fatigabilité de sa voix pouvant conduire à l'aphonie, Mme B a sollicité l'organisation d'une mesure d'expertise judiciaire. Sur la base du rapport d'expertise, élaboré par un médecin expert anesthésiste-réanimateur et un médecin expert neurologue, Mme B demande la réparation de ses préjudices au titre de la solidarité nationale.
Sur la réparation par l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des infections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) au titre de la solidarité nationale :
2. Aux termes du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Lorsque la responsabilité d'un professionnel, d'un établissement, service ou organisme mentionné au I ou d'un producteur de produits n'est pas engagée, un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale ouvre droit à la réparation des préjudices du patient, et, en cas de décès, de ses ayants droit au titre de la solidarité nationale, lorsqu'ils sont directement imputables à des actes de prévention, de diagnostic ou de soins et qu'ils ont eu pour le patient des conséquences anormales au regard de son état de santé comme de l'évolution prévisible de celui-ci et présentent un caractère de gravité, fixé par décret, apprécié au regard de la perte de capacités fonctionnelles et des conséquences sur la vie privée et professionnelle mesurées en tenant notamment compte du taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique, de la durée de l'arrêt temporaire des activités professionnelles ou de celle du déficit fonctionnel temporaire. / Ouvre droit à réparation des préjudices au titre de la solidarité nationale un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique supérieur à un pourcentage d'un barème spécifique fixé par décret ; ce pourcentage, au plus égal à 25 %, est déterminé par ledit décret. ". Aux termes de l'article D. 1142-1 du même code : " Le pourcentage mentionné au dernier alinéa de l'article L. 1142-1 est fixé à 24 %. / Présente également le caractère de gravité mentionné au II de l'article L. 1142-1 un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale ayant entraîné, pendant une durée au moins égale à six mois consécutifs ou à six mois non consécutifs sur une période de douze mois, un arrêt temporaire des activités professionnelles ou des gênes temporaires constitutives d'un déficit fonctionnel temporaire supérieur ou égal à un taux de 50 % () ".
3. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que l'ONIAM doit assurer, au titre de la solidarité nationale, la réparation des dommages résultant directement d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins à la double condition qu'ils présentent un caractère d'anormalité au regard de l'état de santé du patient comme de l'évolution prévisible de cet état et que leur gravité excède les seuils définis à l'article D. 1142-1 du code de la santé publique. La condition d'anormalité du dommage prévue par les dispositions précitées doit toujours être regardée comme remplie lorsque l'acte médical a entraîné des conséquences notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé de manière suffisamment probable en l'absence de traitement. Lorsque les conséquences de l'acte médical ne sont pas notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé par sa pathologie en l'absence de traitement, elles ne peuvent être regardées comme anormales sauf si, dans les conditions où l'acte a été accompli, la survenance du dommage présentait une probabilité faible. Ainsi, elles ne peuvent être regardées comme anormales au regard de l'état du patient lorsque la gravité de cet état a conduit à pratiquer un acte comportant des risques élevés dont la réalisation est à l'origine du dommage.
En ce qui concerne la cause du dommage :
4. Il résulte du rapport d'expertise que la complication survenue durant la chirurgie de l'épaule droite de Mme B, à savoir une paralysie des nerfs hypoglosse et récurrent, à l'origine de troubles de la déglutition et d'une modification de la voix, a été causée par une pression exagérée de la sonde d'intubation sur le larynx, elle-même provoquée par l'inclinaison de la tête sur le côté gauche durant l'opération, rendue nécessaire pour permettre l'accès à la zone chirurgicale. Selon le rapport d'expertise, une intubation orotrachéale est obligatoire pour une chirurgie de l'épaule en position demi-assise sous anesthésie générale et cette intubation a été pratiquée dans les règles de l'art avec utilisation d'une sonde d'un diamètre adapté à la taille du larynx de la patiente et un gonflage non excessif et bien surveillé des ballonnets visant à protéger la paroi du larynx. Par suite, aucune faute ne saurait être reprochée à l'équipe médicale. L'état séquellaire de Mme B est donc la conséquence d'un accident médical non fautif.
En ce qui concerne la gravité du dommage :
5. Mme B a été placée en arrêt de travail à partir du 13 mai 2019, date de l'intervention chirurgicale, jusqu'au 18 février 2020, date à laquelle elle a repris son activité professionnelle, dans le cadre d'un mi-temps thérapeutique. Il résulte de l'instruction que, le jour de sa sortie de l'hôpital, le 13 mai 2019, alors que le syndrome de Tapia ne s'était pas encore révélé dans toute son ampleur, Mme B s'est vu prescrire un arrêt de travail d'une durée de deux mois, soit jusqu'au 14 juillet 2019. Il y a donc lieu de constater que, sans la survenance de cette complication, Mme B aurait nécessairement été placée en arrêt de travail durant une période de deux mois. En revanche, à partir du 15 juillet 2019 et jusqu'à la reprise du travail de Mme B le 18 février 2020, soit durant sept mois consécutifs, l'arrêt de travail est totalement imputable à la complication dont elle a été victime. La condition de gravité prévue par les dispositions précitées de l'article D. 1142-1 du code de la santé publique est donc remplie.
En ce qui concerne l'anormalité du dommage :
6. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que la complication responsable de l'état de santé actuel de Mme B est un phénomène " rare, imprévisible et indétectable pendant l'intervention ". D'ailleurs, selon les experts, compte tenu de sa trop grande rareté, le taux de fréquence de cette complication n'est pas connu. L'ONIAM conteste le caractère d'anormalité de la complication au regard de l'état antérieur de la patiente, qui présente une hyperlaxité. Selon le défendeur, l'hyperlaxité ligamentaire présentée par Mme B a favorisé la flexion excessive de la tête, et par conséquent, l'atteinte de l'hémi-larynx. Cependant, si le sapiteur neurologue a indiqué que l'hyperlaxité de Mme B avait pu être un facteur favorisant en raison des amplitudes de déflexion de la tête, il a néanmoins précisé que la seule déviation de la tête en inflexion latérale était suffisante pour expliquer l'appui de la sonde d'intubation sur l'hémi-larynx gauche. L'expert anesthésiste a quant à lui rappelé que le syndrome de Tapia procède d'une compression du nerf par la sonde d'intubation et non pas d'un étirement du nerf, de sorte que l'attitude hyperlaxe ne majore pas les risques d'exposition à une telle complication. Il s'ensuit que la condition d'anormalité prévue par les dispositions précitées de l'article D. 1142-1 du code de la santé publique est également rempli.
7. Il résulte de ce qui précède que Mme B est fondée à demander, sur le fondement de la solidarité nationale, la réparation de ses dommages résultant du syndrome de Tapia, complication survenue suite à l'intervention chirurgicale pratiquée le 13 mai 2019.
Sur les préjudices de Mme B :
En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux :
S'agissant des frais divers :
8. Mme B justifie avoir déboursé la somme de 2 400 euros au titre des honoraires payés au médecin qui l'a assistée au cours des opérations d'expertise. Il y a lieu de mettre cette somme à la charge de l'ONIAM.
S'agissant de l'incidence professionnelle :
9. Mme B occupe un poste d'assistante médico-administrative à l'hôpital Trousseau. Il n'est pas contesté que la modification de sa voix et la fatigabilité de celle-ci rendent ses conditions de travail plus pénibles. Compte tenu de l'âge de Mme B à la date de son accident médical et du nombre d'années lui restant à travailler, il sera fait une juste appréciation de son préjudice tiré de l'incidence professionnelle en le fixant à une somme de 5 000 euros, somme qu'il y a lieu de mettre à la charge de l'ONIAM.
En ce qui concerne les préjudices personnels :
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :
10. Selon le rapport d'expertise, Mme B a subi un déficit fonctionnel temporaire (DFT) imputable au syndrome de Tapia de 20% les six premiers mois qui ont suivi son hospitalisation, soit du 13 mai 2019 au 13 novembre 2019, de 15% les six mois suivants, soit du 14 novembre 2019 au 13 mai 2020, enfin de 10% durant l'année suivante et jusqu'à la date de consolidation fixée au 13 mai 2021. Sur la base d'une indemnisation de 20 euros par jour pour un déficit fonctionnel total, il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en le fixant à une somme de 2 000 euros, qu'il y a lieu de mettre à la charge de l'ONIAM.
S'agissant du déficit fonctionnel permanent :
11. Mme B était âgée de 41 ans au jour de la consolidation de son état de santé, fixée au 13 mai 2021. Il sera fait une juste évaluation de son déficit fonctionnel permanent, évalué à 7% par l'expert, en le fixant à une somme de 10 000 euros, qu'il y a lieu de mettre à la charge de l'ONIAM.
S'agissant des souffrances endurées :
12. Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice, évalué à 5 sur une échelle de 7 par l'expert, compte tenu des fausses routes supportées durant un an et demi, de la dysphonie et du changement de tonalité de la voix mais également de l'ensemble des souffrances psychiques induites par le dommage, en le fixant à une somme de 9 000 euros, qu'il y a lieu de mettre à la charge de l'ONIAM.
S'agissant du préjudice d'agrément :
13. Mme B établit qu'elle pratiquait régulièrement le karaoké en famille. Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en le fixant à une somme de 500 euros, qu'il y a lieu de mettre à la charge de l'ONIAM.
S'agissant du préjudice sexuel :
14. L'expert a évalué le préjudice sexuel de Mme B à 5 sur une échelle de 7. Bien qu'il ne retienne pas de retentissement fonctionnel du dommage sur " la fonction sexuelle en elle-même ", il indique cependant que Mme B subit un préjudice sexuel " par le biais d'un retentissement psychique lié à l'altération de la voix ". Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en le fixant à une somme de 1 000 euros, qu'il y a lieu de mettre à la charge de l'ONIAM.
S'agissant du préjudice permanent exceptionnel :
15. Mme B se prévaut d'un préjudice permanent exceptionnel tiré de son impossibilité à effectuer le jeûne du ramadan, dès lors que son état de santé actuel la contraint à devoir s'hydrater régulièrement. Cependant, les répercussions du dommage dans la vie quotidienne de l'intéressée sont déjà réparées au titre du déficit fonctionnel permanent qui tient compte de cette incapacité. Il y a donc lieu de rejeter cette demande de Mme B en tant qu'elle est présentée au titre d'un chef de préjudice distinct.
Sur les dépens :
16. Les frais et honoraires de l'expertise judiciaire, taxés et liquidés à la somme de 4 012,65 euros par une ordonnance du Vice-président de ce tribunal du 6 mai 2022, sont mis à la charge définitive de l'ONIAM.
Sur les frais non compris dans les dépens :
17. Il y a lieu de mettre à la charge de l'ONIAM la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales versera à Mme B une somme de 29 900 euros en réparation de ses préjudices.
Article 2 : Les dépens de l'expertise judiciaire, taxés et liquidés à la somme de 4 012,65 euros, sont mis à la charge définitive de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.
Article 3 : L'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales versera à Mme B la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.
Copie en sera adressée aux experts.
Délibéré après l'audience du 25 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Marzoug, présidente,
Mme Lambert, première conseillère,
Mme Deniel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 avril 2024.
La rapporteure,
F. Lambert
La présidente,
S. MarzougLa greffière,
K. Bak-Piot
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2210960/6-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530541
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante ghanéenne. La juridiction a rejeté la requête, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'état de santé de la requérante ne remplissait pas les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour. Le tribunal a également jugé que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la durée de séjour et à la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419955
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Cerballiance visant à annuler l'opposition de l'ARS Île-de-France au transfert d'un site de son laboratoire de biologie médicale. Le tribunal a jugé que l'ARS était compétente pour prendre cette décision et que son refus, fondé sur le risque de dépassement du seuil de 25% de l'offre d'examens dans la zone de Paris, n'était entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la régulation de l'implantation des laboratoires.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432036
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de requérants demandant l'annulation du refus du ministre de la justice d'approuver leur projet de recueil légal par kafala d'une enfant marocaine. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, prise en application de l'article 33 de la convention de La Haye du 19 octobre 1996, était régulière en droit et que le ministre avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour refuser l'approbation au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. Les moyens tirés de l'incompétence et de la méconnaissance des conventions internationales ont été écartés.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525763
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était régulier, notamment quant à la compétence de sa signataire et à sa motivation, et qu'il ne méconnaissait pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet définitif de la demande d'asile de la requérante.
13/03/2026