mardi 10 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2211298 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | MAUJEUL |
Vu la procédure suivante :
I°) Par une requête et un mémoire enregistrés les 19 mai 2022 et 17 mai 2023 sous le n° 2211298, Mme C A, représentée par Me Maujeul, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la présidente de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a refusé de transformer son contrat de chargée d'enseignement vacataire en langue chinoise en contrat à durée indéterminée et de revaloriser sa rémunération ;
2°) d'enjoindre à la présidente de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne de transformer son contrat d'engagement en contrat de travail à durée indéterminée et de revaloriser son traitement dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne la somme de
3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 16 novembre 2022, l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, conclut au rejet de la requête.
Le tribunal a été informé par un courrier de Me Maujel du 26 juillet 2024 du décès de Mme A survenu le 19 janvier 2024 et de la décision de ses ayant droits de ne pas reprendre l'instance.
II°) Par une requête enregistrée le 27 mars 2023 sous le n° 2306629 Mme C A, représentée par Me Maujel, demande au tribunal :
1°) de condamner l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne à lui verser une indemnité de 33 514,95 euros en réparation du préjudice causé par le refus de transformer son contrat de chargée d'enseignement vacataire en langue chinoise en contrat à durée indéterminée et par la décision de ne pas renouveler ses vacations ;
2°) de mettre à la charge de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne la somme de
3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 19 juin 2023 l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne conclut au rejet de la requête.
Le tribunal a été informé par un courrier de Me Maujel du 26 juillet 2024 du décès de Mme A survenu le 19 janvier 2024 et de la décision de ses ayant droits de ne pas reprendre l'instance.
Vu les pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : /()/ 3° Constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête ()".
2. Mme C A a été employée par l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne du 15 octobre 2012 au 31 juillet 2022, dans le cadre de vacations, pour enseigner le chinois dans le cadre de séances de travaux dirigés, pour un nombre d'heures variant selon les années universitaires. Par ses requêtes n° 2211298 et n° 2306629 qu'il y a lieu de joindre pour y statuer par une seule ordonnance, elle demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle la présidente de l'université a refusé de transformer ses vacations en contrat à durée indéterminée et de revaloriser sa rémunération et de l'indemniser du préjudice causé par le refus qui lui a été opposé.
3. Le tribunal a été informé le 26 juillet 2024 par Me Maujeul du décès de Mme A survenu le 19 janvier 2024 et de la décision de ses ayant droits de ne pas reprendre l'instance. Si les deux requêtes étaient en état d'être jugées à la date du décès, l'action introduite par Mme A, dans le but d'obtenir des conditions de travail et de rémunération meilleures que celles qui étaient les siennes en sa qualité d'enseignante vacataire, présente un caractère purement personnel. Par suite, les conclusions de ses deux requêtes sont devenues sans objet en cours d'instance. Dès lors, il n'y a pas lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les requêtes de Mme A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Copie en sera adressée, pour information, à Me Maujeul.
Fait à Paris, le 10 septembre 2024.
La vice-présidente de la 5ème section,
S. Aubert
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
2-2306629