mardi 21 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2211968 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 2e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | ATHON-PEREZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés le 31 mai et le 16 décembre 2022, Mme B, représentée par le cabinet Athon-Perez, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 28 mars 2022 par laquelle la maire de Paris a décidé son placement en congé de longue maladie fractionné ; ensemble l'arrêté du 28 mars 2022 en tant qu'il met fin à son congé de longue maladie à compter du 18 mars 2022 ;
2°) d'enjoindre à la maire de Paris de prolonger son congé de longue maladie continu au-delà du 18 mars 2022, dans un délai d'un moins à compter de la notification du jugement à intervenir ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la Ville de Paris une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions contestées ont été prises par une autorité incompétente ;
- elles sont entachées d'un vice de forme en l'absence de transmission du rapport du médecin de prévention au conseil médical ;
- elles méconnaissent les dispositions de l'article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, alors en vigueur, et sont entachées d'erreur d'appréciation ;
- elles méconnaissent les articles 5-1 et 24 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux dans sa version applicable au litige, la maire ayant méconnu sa compétence.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 novembre 2022, la Ville de Paris conclut au non-lieu à statuer.
Elle soutient qu'à la suite d'une procédure de révision, Mme B a été placée en congé de longue maladie du 19 mars 2022 au 18 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Abdat,
- et les conclusions de M. Errera, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, adjointe d'accueil, de surveillance et de magasinage affectée à la médiathèque La Canopée de la Ville de Paris, a bénéficié d'un congé de maladie ordinaire à compter du 9 octobre 2021. Par un arrêté du 28 mars 2022, et après avoir consulté le comité médical départemental le 14 mars 2022, qui a estimé que l'intéressée pouvait reprendre une activité professionnelle dans le cadre d'un congé de longue maladie fractionné, la Ville de Paris l'a placée en congé de longue maladie du 9 octobre 2021 au 18 mars 2022. Par un courrier du même jour, elle l'a informée de l'avis du comité médical et l'a invitée à prendre contact avec les services de la médecine préventive afin d'être reçue dans le cadre d'une visite de reprise. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de l'arrêté du 28 mars 2022 en tant qu'il met fin à son congé de longue maladie à compter du 18 mars 2022 et de la décision du même jour par laquelle la maire de Paris a décidé son placement en congé de longue maladie fractionné.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Il ressort des pièces du dossier qu'à la suite d'un recours gracieux introduit par la requérante, la Ville de Paris l'a convoquée pour deux visites de prolongation de son congé de longue maladie les 3 et 26 octobre 2022, avant de saisir le conseil médical le 7 novembre 2022. Par un arrêté du 15 novembre 2022, la maire de Paris l'a maintenue en congé de longue maladie à plein traitement du 19 mars 2022 au 8 octobre suivant, puis en congé de longue maladie à demi-traitement du 9 octobre 2022 au 18 avril 2023. Ces décisions ont implicitement mais nécessairement retiré les décisions contestées. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme B tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 mars 2022 en tant qu'il met fin à son congé de longue maladie à compter du 18 mars 2022 et de la décision du même jour par laquelle la maire de Paris a décidé son placement en congé de longue maladie fractionné.
Sur les frais liés au litige :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la Ville de Paris une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté et de la décision du 28 mars 2022.
Article 2 : La Ville de Paris versera à Mme B une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la Ville de Paris
Délibéré après l'audience du 29 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
Mme Laforêt, première conseillère,
Mme Abdat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mai 2024.
La rapporteure,
G. ABDATLe président,
J. SORINLa greffière,
B. CHAHINE
La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2211968/2-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512599
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral du 14 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu, garanti par la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'imposait pas une nouvelle audition dans ce cas, la décision d'éloignement découlant nécessairement du rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
30/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400857
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un agent du SIAAP demandant la révision de son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) et l'indemnisation de préjudices. Le tribunal juge que le taux d'IPP, fixé à 34% selon le barème légal, ne peut être modifié en raison de l'existence éventuelle d'une faute de l'employeur. Concernant l'indemnisation, le tribunal rappelle que le régime des accidents de service et maladies professionnelles des fonctionnaires, régi par la loi du 13 juillet 1983 et le décret du 2 mai 2005, répare forfaitairement certains préjudices, mais n'exclut pas une action en responsabilité pour faute visant à réparer d'autres chefs de préjudice.
30/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401146
Le Tribunal administratif de Paris a annulé une sanction disciplinaire (un jour d'exclusion temporaire de fonction) infligée par l'AP-HP à un infirmier. La juridiction a estimé que la sanction, fondée sur une simple "suspicion d'inhalation de kalinox", ne reposait pas sur des faits établis, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint à l'administration d'effacer la sanction du dossier de l'agent et l'a condamnée à lui verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
30/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401760
**Sujet principal** : Contestation par une société de rappels de TVA et d'une majoration, concernant le taux applicable (taux réduit de 5,5% pour la vente de livres ou taux normal de 20% pour des prestations de voyance). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que l'activité principale constitue une prestation immatérielle de voyance taxable au taux normal et que, de toute façon, la société n'a pas apporté la preuve permettant d'isoler la part éventuelle de son chiffre d'affaires relevant de la vente de livres. **Textes appliqués** : Articles 278 et 278-0 bis A-3° du code général des impôts (taux normal et taux réduit de TVA).
30/03/2026