mardi 21 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2212800 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 2e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET BAZIN & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 juin 2022, le Syndicat Jeunes H, agissant pour Mme J, Mme G, Mme I, Mme B, Mme A, M. E, Mme D C et M. F, représentés par Me Durrleman, demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du jury ayant conduit à l'édiction de la liste des candidats admis à la session 2021 du concours national de praticien des établissements publics hospitaliers, et ce faisant l'ensemble des opérations de la session 2021 de ce concours ;
2°) [0]d'annuler, par la voie de l'exception, les dispositions de l'arrêté du 25 septembre 2021 pris en application des articles R. 6152-301 et suivants du code de la santé publique et relatif à l'organisation des épreuves du concours de praticien hospitalier des établissements publics de santé, en tant qu'il ne prévoit aucune grille d'évaluation pour l'épreuve orale d'entretien avec le jury ;
3°) d'enjoindre à la directrice générale du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG) de prévoir une nouvelle session pour les candidats ajournés lors de la session 2021, et ce dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge du CNG une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'organisation du concours a méconnu le principe d'égal accès aux emplois publics découlant de l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen dans la mesure où ;
- le décalage du calendrier des épreuves de certaines spécialités a porté préjudice aux candidats concernés ;
- les candidats n'ont pas reçu de convocations à leurs épreuves ;
- la composition de certains jurys a été irrégulière ;
- certains oraux ont eu lieu en visioconférence ;
- la durée des entretiens de motivation n'a pas été la même pour tous les candidats ;
- l'appréciation portée par les jurys s'est fondée sur des éléments externes à la valeur des candidats ;
- aucune harmonisation ni péréquation des notes n'a été effectuée par le jury ;
- la délibération arrêtant les candidats retenus est illégale du fait de l'illégalité de l'arrêté du 25 septembre 2021 relatif à l'organisation du concours, qui méconnaît le principe d'égal accès aux emplois publics découlant de l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 octobre 2023, la directrice générale du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG) conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du syndicat requérant une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par le syndicat requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- l'arrêté du 25 septembre 2021 pris en application des articles R. 6152-301 et suivants du code de la santé publique et relatif à l'organisation des épreuves du concours de praticien hospitalier des établissements publics de santé ;
- l'arrêté du 25 septembre 2021 portant ouverture du concours national de praticien hospitalier des établissements publics de santé ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Abdat,
- les conclusions de M. Errera, rapporteur public,
- et les observations de Me De Soto, représentant la directrice générale du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière.
Une note en délibéré présentée par le CNG a été enregistrée le 3 mai 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Mme J, Mme G, Mme I, Mme B, Mme A, M. E, Mme D C et M. F se sont présentés au concours de praticien hospitalier dont les épreuves ont été ouvertes par un arrêté du 25 septembre 2021. Après délibération, ils n'ont pas été inscrits sur la liste d'aptitude à la fonction de praticien hospitalier des établissements publics de santé. Par la présente requête, le Syndicat Jeunes H demande, en leurs noms, l'annulation de la délibération du jury ayant conduit à l'édiction de la liste des candidats admis à la session 2021 du concours national de praticien des établissements publics hospitaliers.
Sur les conclusions à fin d'annulation procédant des modalités d'organisation du concours de praticien hospitalier :
2. Aux termes de l'article R. 6152-301 du code de la santé publique : " Chaque année, un concours national de praticien hospitalier des établissements publics de santé, donnant lieu à établissement d'une liste d'aptitude unique, établie par discipline et par spécialité peut être organisé. Un arrêté du ministre chargé de la santé fixe, pour chaque session, les disciplines et spécialités ouvertes au concours. " Aux termes de l'article 6152-303 du même code : " Les épreuves comportent un entretien avec le jury et un examen, sur dossier, des titres, travaux et services rendus retraçant le parcours et le projet professionnel du candidat. /Les modalités d'organisation des épreuves sont fixées par un arrêté conjoint des ministres chargé de l'enseignement supérieur et de la santé. "
3. En premier lieu, aux termes de l'article 2 de l'arrêté du 25 septembre 2021 pris en en application des articles R 6152-301 et suivants du code de la santé publique et relatif à l'organisation des épreuves du concours de praticien hospitalier des établissements publics de santé : " Un arrêté du ministre chargé de la santé précise chaque année les dates d'inscription et le calendrier prévisionnel des épreuves. Cet arrêté est publié au Journal officiel de la République française. " Aux termes de l'unique article de l'arrêté du 25 septembre 2021 portant ouverture du concours national de praticien hospitalier des établissements publics de santé : " Les auditions se dérouleront au cours du premier trimestre 2022 à l'Espace Jean Monnet, 47, rue des Solets, 94533 Rungis. "
4. Il ressort des pièces du dossier, et n'est pas contesté, que les épreuves des spécialités hygiène hospitalière, pneumologie, génétique médicale, oncologie radiothérapique, santé publique, médecine générale, allergologie, néphrologie, stomatologie, chirurgie orthopédique et traumatologie et médecine d'urgence, qui devaient initialement avoir lieu du 24 janvier au 7 février 2022 dans le cadre du calendrier prévisionnel des épreuves, ont été reportées du 1er au 14 avril 2022 afin de tenir compte de l'évolution de la situation sanitaire dans les établissements hospitaliers dans lesquels exerçaient les membres du jury. Il ressort également des pièces du dossier que ce report, qui n'emporte aucune modification du programme ou des épreuves et a affecté de façon uniforme l'ensemble des candidats présentant les spécialités susmentionnées, a été communiqué aux candidats sur le site du CNG à compter du 1er février 2022, soit dans un délai raisonnable leur permettant de s'organiser. Les candidats représentés par le Syndicat requérant, qui ne justifient pas de l'impossibilité pour eux de subir les épreuves orales du fait de ce report, ne sont ainsi pas fondés à soutenir qu'il en serait résulté une méconnaissance du principe d'égalité de traitement entre les candidats. Enfin, la circonstance, à la supposer établie, selon laquelle certains membres du jury n'auraient reçu que tardivement les dossiers de certains candidats n'apparaît pas, dans les circonstances de l'espèce et pour regrettable qu'elle soit, de nature à avoir affecté le bon déroulement du concours dans la mesure, d'une part, où les jurys ont disposé d'un délai d'au moins dix jours pour prendre connaissance des dossiers et préparer les entretiens et, d'autre part, où le syndicat requérant n'apporte aucune précision quant aux conséquences concrètes qu'auraient pu avoir, en l'espèce, cette réception tardive.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article unique de l'arrêté du 25 septembre 2021 portant ouverture du concours national de praticien hospitalier des établissements publics de santé précité : " chaque candidat admis à concourir après instruction de sa demande de candidature téléchargera sa convocation pour les auditions à partir de la plateforme sur le site du Centre national de gestion. "
6. Si les candidats soutiennent n'avoir reçu ni élément leur permettant de s'assurer de la complétude de leur dossier ni convocation à leurs épreuves, laquelle n'est du reste pas prévue par les dispositions précitées, il ressort des pièces du dossier que le CNG a informé les candidats par la publication de " flash informations " relatifs à l'organisation du concours de la nécessité de télécharger la convocation sur leur espace candidat les 2, 10, 17 et 24 février 2022, puis les 1er, 8, 21 et 30 mars 2022 pour chacune des spécialités concernées. Il ressort également des pièces du dossier que des informations concernant ce téléchargement ont été communiquées au syndicat requérant par courriel du 18 février 2022. Dans ces conditions, il appartenait aux candidats de consulter leur espace personnel en vue de télécharger leur convocation.
7. En troisième lieu, l'article 6 de l'arrêté du 25 septembre 2021cpris en application des articles R. 6152-301 et suivants du code de la santé publique et relatif à l'organisation des épreuves du concours de praticien hospitalier des établissements publics de santé dispose que : " Un jury est constitué pour chaque discipline et spécialité ouverte au concours, respectant la répartition prévue à l'article R. 6152-306 du code de la santé publique. / Chaque jury comporte quatre membres par tranche de soixante-dix candidats inscrits. / Le président est désigné en son sein. / La composition du jury par profession et spécialité est déterminée par un arrêté du ministre chargé de la santé. / Cet arrêté désigne le président du jury dans chaque discipline ou spécialité ainsi que le président suppléant chargé de remplacer le président de jury dans le cas où celui-ci se trouverait dans l'impossibilité d'assurer sa fonction. / La composition du jury est affichée le jour des auditions, sur le lieu des épreuves. " Aux termes de l'article R. 6152-306 du code de la santé publique : " Un jury national est constitué par discipline ou par spécialité. Chaque jury est composé pour moitié : / 1° De praticiens hospitaliers régis par les dispositions de la section 1 du présent chapitre comptant au moins quatre ans de services effectifs dans l'une ou l'autre de ces qualités ; / 2° De membres du personnel enseignant et hospitalier titulaires régis par le décret n° 2021-1645 du 13 décembre 2021 relatif au personnel enseignant et hospitalier des centres hospitaliers et universitaires. "
8. Si le principe d'égal traitement entre les candidats interdit que la composition du jury fluctue au fil des épreuves, la seule circonstance qu'une partie du jury se soit absentée en cours d'épreuve ne suffit pas à entacher la délibération d'illégalité ou à méconnaître ce principe, à la condition toutefois que le membre du jury en question ne participe plus ensuite à l'interrogation et à la notation des candidats lors des épreuves ultérieures. La circonstance que les candidats n'auraient pas été informés de l'absence d'un membre du jury est par ailleurs sans influence sur la légalité de sa délibération. Enfin, les règles relatives à l'atteinte d'un quorum, applicables aux seules commissions administratives, ne sont pas transposables aux délibérations d'un jury de concours.
9. Les requérants soutiennent que certains jurys de la spécialité " médecine générale " n'auraient été composés que de trois membres au lieu des quatre prévus par les dispositions précitées. Au soutien de ces allégations, ils ne produisent toutefois que trois témoignages peu circonstanciés, dont un seul précise le nom de son auteur et qui, ne comportant ni les noms des membres de jurys ni la date de l'épreuve, ne permettent pas d'apprécier la réalité de leurs affirmations ou de s'assurer que ces plaintes seraient relatives à un même jury. En outre, ces allégations sont contredites par la production du procès-verbal de la spécialité " médecine générale " du 8 avril 2022, qui ne relève aucun incident survenu en cours d'épreuve et comporte la signature de l'ensemble des membres du jury. Dans ces conditions, les requérants n'établissent ni que certains membres du jury auraient effectivement été absents lors des épreuves, ni, en tout état de cause, qu'ils auraient par la suite repris leurs fonctions lors d'épreuves ultérieures. Ils ne sont ainsi pas fondés à soutenir que la composition des jurys aurait été variable ou que le principe d'égalité de traitement des candidats aurait été méconnu.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 14 de l'arrêté du 25 septembre 2021 pris en application des articles R. 6152-301 et suivants du code de la santé publique et relatif à l'organisation des épreuves du concours de praticien hospitalier des établissements publics de santé : " L'épreuve orale d'entretien avec le jury se déroule en présentiel sur le lieu d'épreuve indiqué dans l'arrêté d'ouverture du concours. " Aux termes de l'article 15 du même arrêté : " I. - A titre dérogatoire, bénéficient d'un droit d'option pour être auditionnés en visioconférence dans les locaux mis à disposition par l'agence régionale de santé de leur lieu de résidence les candidats : / 1° Résidant dans les départements ou régions français d'outre-mer et collectivités d'outre-mer ; / 2° Justifiant de raisons médicales dûment constatées par un certificat médical délivré par l'un des médecins mentionnés à l'article 1er ou à l'article 3 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, indiquant une impossibilité de se déplacer et comportant la mention de l'aménagement relatif à la visioconférence. / Le choix du candidat doit être impérativement précisé lors de l'inscription au concours et au plus tard à une date limite qui sera précisée dans l'arrêté d'ouverture. Il est irrévocable () ".
11. Contrairement à ce que soutient le syndicat requérant, il ressort des pièces du dossier que l'intégralité des entretiens avec le jury s'est déroulée en visioconférence, en raison de la situation sanitaire. La circonstance, à la supposer établie, que certains des oraux se seraient tenus en présentiel et non en visioconférence, ne serait en tout état de cause à elle seule pas de nature à remettre en cause le principe d'égalité de traitement entre les candidats, dès lors qu'il n'est ni établi ni même soutenu qu'elle n'aurait pas permis la tenue de certains entretiens dans des conditions satisfaisantes.
12. En cinquième lieu, aux termes de l'article 13 de l'arrêté du 25 septembre 2021 pris en application des articles R. 6152-301 et suivants du code de la santé publique et relatif à l'organisation des épreuves du concours de praticien hospitalier des établissements publics de santé : " L'épreuve orale d'entretien avec le jury se déroule durant trente minutes maximum selon le schéma suivant : /- 10 minutes maximum de présentation par le candidat de son parcours et de ses motivations ; / - puis 20 minutes d'entretien avec le jury qui doit permettre d'apprécier la motivation du candidat pour devenir praticien en milieu hospitalier public, d'évaluer sa connaissance de cet environnement, son projet professionnel et son aptitude à travailler en équipe. / Le jury peut prévoir des mises en situation du candidat. "
13. Si la durée de trente minutes dont se prévaut le syndicat requérant constitue une durée maximale d'entretien que les membres du jury ne devaient pas dépasser, et non une durée minimale, la circonstance que le temps de conversation avec le jury ait pu varier dans des proportions modérées d'un candidat à l'autre n'est pas à elle seule de nature à remettre en cause le principe d'égalité de traitement entre les candidats, a fortiori alors qu'il ressort des pièces du dossier que certains candidats bénéficiant d'un temps de passage relativement court ont été admis.
14. En sixième lieu, il résulte des dispositions citées au point 12 que le jury est souverain pour poser au candidat toute question permettant d'apprécier sa motivation pour devenir praticien en milieu hospitalier public, d'évaluer sa connaissance de cet environnement, son projet professionnel et son aptitude à travailler en équipe.
15. Si le syndicat requérant soutient qu'aucune question technique n'a été posée à certains candidats durant cet entretien, il résulte de ce qui précède que celui-ci n'a pas vocation à jauger leurs compétences techniques, évaluées en amont. De plus, s'il soutient que d'autres se sont vus interroger sur leur éventuel pré-positionnement sur un poste de praticien hospitalier, cette question, à supposer qu'elle leur ait effectivement été posée, relève des éléments permettant d'apprécier l'insertion des candidats en milieu hospitalier et de préciser leur projet professionnel.
16. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de l'arrêté du 25 septembre 2021 pris en application des articles R. 6152-301 et suivants du code de la santé publique et relatif à l'organisation des épreuves du concours de praticien hospitalier des établissements publics de santé : " Le jury peut, si nécessaire et pour toute épreuve, se constituer en groupe d'examinateurs. Toutefois, afin d'assurer l'égalité des conditions de notation des candidats, le jury opère, s'il y a lieu, la péréquation des notes attribuées par chaque groupe d'examinateurs et procède à la délibération finale. "
17. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des procès-verbaux des délibérations des jurys de pharmacie clinique et toxicologique, de biologie médicale, d'hygiène hospitalière et de médecine générale versés au dossier par le CNG que, contrairement à ce que soutient le syndicat requérant, les jurys ont procédé, à l'issue de l'audition de tous les candidats de chaque spécialité, à une harmonisation des notes en vue d'arrêter le classement final. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que le jury n'aurait procédé à aucune harmonisation ni péréquation.
18. Il résulte de tout ce qui précède que le Syndicat Jeunes H n'est pas fondé à soutenir que les modalités d'organisation du concours de praticien hospitalier auraient méconnu le principe d'égalité de traitement entre les candidats.
Sur les conclusions à fin d'annulation procédant de l'illégalité, par voie d'exception de l'arrêté du 25 septembre 2021 relatif à l'organisation du concours :
19. Aux termes de l'article 11 de l'arrêté du 25 septembre pris en application des articles R. 6152-301 et suivants du code de la santé publique et relatif à l'organisation des épreuves du concours de praticien hospitalier des établissements publics de santé : " Le jury établit une grille de notation pour l'examen du dossier relatif aux parcours et projet professionnel mentionné à l'article 6 du présent arrêté, garantissant l'égalité des conditions de notation des candidats. / La grille est validée par tous les membres du jury de la spécialité. "
20. Si le syndicat requérant soutient que cet arrêté méconnaît le principe d'égalité de traitement entre les candidats dès lors qu'il ne prévoit pas de grille d'évaluation ou de critères particuliers pour l'épreuve d'entretien oral du concours, cette seule circonstance, qui n'exclut pas la rédaction, comme en l'espèce, de grilles d'évaluation interne par jury pour cette épreuve, ne méconnaît pas le principe d'égalité de traitement entre les candidats.
21. Il résulte de tout ce qui précède que la requête du Syndicat Jeunes H doit être rejetée dans toutes ses conclusions, y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
22. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du CNG présentées au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête du Syndicat Jeunes H est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du CNG présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au Syndicat Jeunes H et au centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière.
Délibéré après l'audience du 29 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
Mme Laforêt, première conseillère,
Mme Abdat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mai 2024.
La rapporteure,
G. ABDATLe président,
J. SORINLa greffière,
B. CHAHINE
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2212800/2-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512599
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral du 14 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu, garanti par la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'imposait pas une nouvelle audition dans ce cas, la décision d'éloignement découlant nécessairement du rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
30/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400857
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un agent du SIAAP demandant la révision de son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) et l'indemnisation de préjudices. Le tribunal juge que le taux d'IPP, fixé à 34% selon le barème légal, ne peut être modifié en raison de l'existence éventuelle d'une faute de l'employeur. Concernant l'indemnisation, le tribunal rappelle que le régime des accidents de service et maladies professionnelles des fonctionnaires, régi par la loi du 13 juillet 1983 et le décret du 2 mai 2005, répare forfaitairement certains préjudices, mais n'exclut pas une action en responsabilité pour faute visant à réparer d'autres chefs de préjudice.
30/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401146
Le Tribunal administratif de Paris a annulé une sanction disciplinaire (un jour d'exclusion temporaire de fonction) infligée par l'AP-HP à un infirmier. La juridiction a estimé que la sanction, fondée sur une simple "suspicion d'inhalation de kalinox", ne reposait pas sur des faits établis, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint à l'administration d'effacer la sanction du dossier de l'agent et l'a condamnée à lui verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
30/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401760
**Sujet principal** : Contestation par une société de rappels de TVA et d'une majoration, concernant le taux applicable (taux réduit de 5,5% pour la vente de livres ou taux normal de 20% pour des prestations de voyance). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que l'activité principale constitue une prestation immatérielle de voyance taxable au taux normal et que, de toute façon, la société n'a pas apporté la preuve permettant d'isoler la part éventuelle de son chiffre d'affaires relevant de la vente de livres. **Textes appliqués** : Articles 278 et 278-0 bis A-3° du code général des impôts (taux normal et taux réduit de TVA).
30/03/2026