lundi 17 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2214849 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | SCP DROUOT AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
I°/ Par une requête enregistrée le 9 juillet 2022 sous le n°2214849 et des mémoires enregistrés le 19 janvier 2023 et le 28 avril 2023, M. A, représenté par Me Marques, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 9 février 2022 par laquelle la maire de Paris a autorisé l'exhumation des restes mortuaires de Mme L P F, décédée le 30 juillet 2021 à la demande de M. C F et de Mme D K, parents de la défunte, ainsi que la décision portant rejet de son recours gracieux.
2°) de mettre à la charge de la Ville de Paris la somme une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision contestée est entachée d'incompétence ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article R. 2213-40 du code général des collectivités territoriales ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 janvier 2023, la ville de Paris conclut à ce qu'il soit prononcé un non-lieu à statuer dans la présente instance dès lors que, par une décision du 19 octobre 2022, elle a abrogé l'autorisation d'exhumation accordée à Mme K et à
M. F.
La requête a été communiquée à M. F et à Mme K qui n'ont pas produit d'observations en défense.
Par une ordonnance du 29 février 2024, la clôture d'instruction a été fixée au
1er avril 2024.
II°/ Par une requête enregistrée le 16 décembre 2022, sous le n° 2226011 et des mémoires complémentaires, enregistrés les 26 avril 2023, 20 juin 2023, M. C F, Mme D K, Mme E F, épouse M, Mme H F, M. N F, parents, frère et sœurs de Mme L F, représentés par Me Loubeyre, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision du 19 octobre 2022 par laquelle la maire de Paris a abrogé l'autorisation d'exhumer le cercueil de Mme L P F délivrée le 9 février 2022 ;
2°) de mettre à la charge de la Ville de Paris une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'intervention volontaire de M. A est irrecevable ;
- la décision d'abrogation contestée méconnaît les dispositions de l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'elle n'a été précédée d'aucune procédure contradictoire ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 242-2 du code des relations entre le public et l'administration qui n'autorisent une abrogation que dans un délai de quatre mois après la décision initiale et qu'à condition que celle-ci soit illégale. Or la décision contestée est intervenue plus de quatre mois après la décision portant autorisation d'exhumation en date du 9 février 2022 et alors même que cette dernière n'était pas illégale ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article R. 2213-40 du code général des collectivités territoriales dès lors que M. A ne disposait pas d'un degré de parenté de nature à faire obstacle à la demande d'exhumation des requérants.
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 22 mars 2023, la ville de Paris conclut à ce qu'il soit sursis à statuer sur la demande des requérants dans l'attente d'une décision du juge judiciaire compétent pour interpréter la volonté authentique de la défunte.
Par deux mémoires en intervention enregistrés le 25 mai 2023 et le 20 juillet 2023, M. A, représenté par Me Marques, conclut à titre principal au rejet de la requête et à titre subsidiaire à ce qu'il soit sursis statuer sur la demande des requérants.
Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 12 juillet 2023, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 31 juillet 2023.
Un mémoire présenté pour Mme K et les consorts F a été enregistré le
18 septembre 2023.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Claux,
- les conclusions de M. Gandolfi, rapporteur public,
- les observations de Me Marques, conseil de M. A, de Me Loubeyre, conseil des consorts F et de M. O, représentant la Ville de Paris.
Une note en délibéré, présentée par la maire de Paris, a été enregistrée le 6 février 2025.
Considérant ce qui suit :
1. Madame L P F a été inhumée le 30 juillet 2021 au cimetière du Père J, dans la concession n° 19 PP 2021, appartenant à M. G A, qui a été le compagnon de la défunte. Par une demande du 29 décembre 2021, M. C F et
Mme D K, père et mère de la défunte, ont présenté une demande d'exhumation des restes mortuaires de Mme F afin de les inhumer au cimetière de Berchères-sur-Vesgre dans le caveau familial. Par une décision du 9 février 2022, la maire de Paris a délivré l'autorisation d'exhumation. Par un courrier du 12 mai 2022, M. A a demandé le retrait de cette décision. Par la requête enregistrée sous le n°2214849, M. A demande au tribunal d'annuler l'autorisation d'exhumation délivrée le 9 février 2022 ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux tendant au retrait de cette décision. Par une décision du 19 octobre 2022, la maire de Paris a décidé d'abroger l'autorisation d'exhumation délivrée le 9 février 2022. Par la requête enregistrée sous le n° 2226011, Mme K, M. C F, Mme E F, épouse M, Mme H F et M. N F, parents, frère et sœurs de la défunte, demandent au tribunal d'annuler cette décision d'abrogation.
Sur la jonction :
2.Les requêtes visées ci-dessus présentent à juger des questions connexes. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur le cadre du litige :
3. Le juge de l'excès de pouvoir ne peut, en principe, déduire d'une décision juridictionnelle rendue par lui-même ou par une autre juridiction qu'il n'y a plus lieu de statuer sur des conclusions à fin d'annulation dont il est saisi, tant que cette décision n'est pas devenue irrévocable. Il en va toutefois différemment lorsque, faisant usage de la faculté dont il dispose dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, il joint les requêtes pour statuer par une même décision, en tirant les conséquences nécessaires de ses propres énonciations. Dans cette hypothèse, toutes les parties concernées seront, en cas d'exercice d'une voie de recours, mises en cause et celle à laquelle un non-lieu a été opposé, mise à même de former, si elle le souhaite, un recours incident contre cette partie du dispositif du jugement.
4. A ce titre, lorsque le juge est parallèlement saisi de conclusions tendant, d'une part, à l'annulation d'une décision et, d'autre part, à celle de son abrogation, la décision n'ayant reçu aucune exécution pendant la période où elle était en vigueur, et qu'il statue par une même décision, il lui appartient de se prononcer sur les conclusions dirigées contre l'abrogation puis, sauf si, par l'effet de l'annulation qu'il prononce, la décision abrogée est rétablie dans l'ordonnancement juridique, de constater qu'il n'y a plus lieu pour lui de statuer sur les conclusions dirigées contre cette dernière.
Sur la requête n°2226011 tendant à l'annulation de la décision du 19 octobre 2022 par laquelle la maire de Paris a décidé d'abroger l'autorisation d'exhumation délivrée le 9 février 2022 :
En ce qui concerne la recevabilité de l'intervention volontaire de M. A :
5. M. A, qui a été le compagnon de Mme F et qui est titulaire de la concession dans laquelle elle est inhumée, justifie d'un intérêt au maintien de la décision d'abrogation attaquée. Ainsi son intervention est recevable.
En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation :
6. D'une part, aux termes de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration : " L'administration ne peut abroger ou retirer une décision créatrice de droits de sa propre initiative ou sur la demande d'un tiers que si elle est illégale et si l'abrogation ou le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision ".
7. D'autre part, aux termes de l'article L. 2213-9 du même code : " Sont soumis au pouvoir de police du maire () les inhumations et les exhumations, sans qu'il soit permis d'établir des distinctions ou des prescriptions particulières à raison des croyances ou du culte du défunt ou des circonstances qui ont accompagné sa mort ". Aux termes de l'article R. 2213-40 du même code : " Toute demande d'exhumation est faite par le plus proche parent de la personne défunte. Celui-ci justifie de son état civil, de son domicile et de la qualité en vertu de laquelle il formule sa demande. / L'autorisation d'exhumer un corps est délivrée par le maire de la commune où doit avoir lieu l'exhumation () ". Il résulte de ces dispositions que, saisie d'une telle demande, l'autorité administrative compétente doit s'assurer, au vu des pièces fournies par le demandeur, de la réalité du lien familial dont ce dernier se prévaut et de l'absence de parent plus proche que lui du défunt. Il appartient, en outre, au demandeur d'attester sur l'honneur qu'il n'existe aucun autre parent venant au même degré de parenté que lui ou, si c'est le cas, qu'aucun d'eux n'est susceptible de s'opposer à l'exhumation sollicitée. Il suit de là que le maire ne peut refuser l'exhumation qui lui est demandée que pour un motif de police administrative ou pour défaut de qualité du demandeur. Si l'administration n'a pas à vérifier l'exactitude de cette attestation, elle doit en revanche, lorsqu'elle a connaissance d'un désaccord sur cette exhumation exprimé, par un ou plusieurs autres parents venant au même degré de parenté que le demandeur, refuser l'autorisation, en attendant le cas échéant que l'autorité judiciaire se prononce.
8. L'autorisation d'exhumation délivrée le 9 février 2022 aux parents de Mme F constituait une décision créatrice de droits. Dès lors, en application des dispositions précitées du code des relations entre le public et l'administration, elle ne pouvait être abrogée qu'à condition d'être illégale et que l'acte d'abrogation intervienne dans un délai de quatre mois à compter de sa signature.
9. Il ressort des termes de la décision contestée, que la maire de Paris a abrogé l'autorisation d'exhumation délivrée le 9 février 2022 après que M. A a transmis à ses services, le 12 mai 2022, une lettre de Mme L F indiquant qu'elle souhaitait être enterrée à ses côtés dans le cimetière d'Etterbeek en Belgique. La maire de Paris a ainsi estimé que la volonté de la défunte exprimée dans cette lettre était de nature à faire obstacle à la demande d'exhumation de ses parents. Toutefois, ce motif n'est pas au nombre de ceux qui permettent à l'administration de s'opposer à une demande d'exhumation émanant des plus proches parents, le maire ne pouvant légalement refuser l'exhumation qui lui est demandée que pour un motif de police administrative ou pour un défaut de qualité du demandeur. A cet égard, aucun motif de police administrative ou lié à la contestation de la qualité de plus proche parent des demandeurs ne figure dans la décision d'abrogation contestée, ni dans la lettre du même jour adressée au conseil des consorts F. Dans ces conditions, les requérants sont fondés à soutenir que la Ville de Paris a commis une erreur de droit en estimant que l'autorisation d'exhumation délivrée le 9 février 2022 était illégale en ce qu'elle aurait été contraire à la volonté de la défunte, et en procédant à son abrogation alors qu'il s'agissait d'une décision individuelle créatrice de droits. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance par la décision du 19 octobre 2022 de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration doit être accueilli.
10. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la décision du 19 octobre 2022 portant abrogation de la décision d'exhumation délivrée le 9 février 2022 doit être annulée. Il résulte également de ce qui vient d'être dit que les conclusions à fin de sursis à statuer présentées par la Ville de Paris doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la Ville de Paris la somme de 1 500 euros à verser à Mme K et aux consorts F sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Sur la requête n°2214849 tendant à l'annulation de l'autorisation d'exhumation délivrée le 9 février 2022 :
En ce qui concerne les conclusions à fin de non-lieu à statuer présentée par la Ville de Paris :
12. Compte tenu des effets de l'annulation de la décision du 19 octobre 2022 portant abrogation de l'autorisation d'exhumation délivrée le 9 février 2022, il y a lieu pour le tribunal de se prononcer sur les conclusions aux fins d'annulation de cette autorisation, alors même que
celle-ci n'aurait reçu aucun commencement d'exécution. Par suite les conclusions présentées par la Ville de Paris tendant à ce que le tribunal prononce un non-lieu à statuer dans la présente instance doivent être rejetées.
En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation :
13. En premier lieu, M. A fait valoir que l'autorisation d'exhumation du
9 février 2022 était illégale en raison de l'incompétence de sa signataire. Toutefois, cette décision a été prise par Mme I B qui, en sa qualité de cheffe de bureau des concessions des cimetières de la Ville de Paris, avait reçu, par un arrêté du 19 janvier 2022, régulièrement publié au bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, le 25 janvier suivant, délégation de la maire de Paris afin de signer les décisions prises pour les affaires relevant de sa compétence. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit être écarté.
14. En deuxième lieu, ainsi que cela a été dit aux paragraphes 8 et 9 du présent jugement, la Ville de Paris n'a pas commis d'erreur de droit en délivrant l'autorisation d'exhumation contestée à M. et Mme F, la lettre de la défunte produite par M. A le
12 mai 2022 ne pouvant, en tout état de cause, pas justifier le refus de délivrance d'une telle autorisation.
15. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'à la date de la décision contestée, soit le 9 février 2022, l'administration aurait eu connaissance d'un désaccord sur la qualité de plus proche parent de Mme F ou qu'elle aurait pu avoir raisonnablement un doute sur la qualité de plus proche parent des demandeurs. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision du 9 février 2022 serait entachée d'une erreur de droit dès lors que la Ville de Paris ne se serait pas assurée de la qualité de plus proche parent de la défunte doit être écarté.
16. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de l'autorisation d'exhumation du 9 février 2022 et de la décision implicite portant rejet du recours administratif de M. A doivent être rejetées ainsi que les conclusions présentées par le requérant sur le fondement de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'intervention de M. G A est admise dans l'instance n° 2226011.
Article 2 : La décision de la maire de Paris du 19 octobre 2022 est annulée.
Article 3 : La requête n°2214849 est rejetée.
Article 4 : La Ville de Paris versera à M. C F, Mme D K,
Mme E F, épouse M, Mme H F, M. N F la somme globale de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5: Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C F, Mme D K, Mme E F, épouse M, Mme H F, M. N F, à la Ville de Paris et à M. A.
Délibéré après l'audience du 3 février 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Hermann Jager, présidente,
M. Claux, premier conseiller,
M. Melka, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 févier 2025.
Le rapporteur,
JB. Claux
La présidente,
V. Hermann Jager La greffière,
L. Thomas
La République mande et ordonne au préfet de région Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit privé, de pouvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N° 2226011 et 2214849/4-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417280
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé les décisions du ministre de la justice refusant un changement de nom. Le juge a estimé que la requérante justifiait d'un intérêt légitime exceptionnel, fondé sur des motifs affectifs, pour porter le nom de son père biologique et affectif, et ce malgré l'existence d'une filiation paternelle légalement établie à l'égard d'un autre homme. La décision s'appuie sur l'article 61 du code civil, qui n'assujettit pas l'intérêt légitime à changer de nom à l'existence d'un lien de filiation avec le porteur du nom sollicité.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402737
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les arrêtés d'expulsion et de fixation du pays de destination. La juridiction a estimé que le ministre de l'intérieur avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que les condamnations et le comportement agressif de l'intéressé, évoluant vers des menaces à caractère terroriste, constituaient une menace grave pour l'ordre public et portaient atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État. Le tribunal a également jugé que l'arrêté fixant le Maroc comme pays de destination ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504315
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant chinois condamné pour meurtre, qui demandait l'annulation de son arrêté d'expulsion du 5 décembre 2024. Le tribunal a jugé que le préfet de police était compétent pour signer l'arrêté et que la motivation de la décision, qui invoquait une menace grave pour l'ordre public, était suffisante au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 631-1) et du code des relations entre le public et l'administration. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, faute d'urgence démontrée.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406377
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI Habitat Cavaignac visant à annuler l'arrêté municipal du 17 janvier 2024 refusant la transformation d'un local commercial en meublé de tourisme. La juridiction a jugé que le refus de la Maire de Paris était légal, car il était justifié par la nécessité de protéger l'environnement urbain et l'équilibre entre les fonctions de la ville, conformément au règlement municipal adopté sur le fondement du code du tourisme (articles L. 324-1-1 et R. 324-1-5). La demande d'injonction et de condamnation pécuniaire à l'encontre de la Ville a également été rejetée.
23/03/2026