jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2215702 |
| Type | Décision |
| Formation | 2e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET SULTAN AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 juillet 2022, la Société d'ingénierie de construction durable (SICD), représentée Me Sultan, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des exercices clos en 2015, 2016 et 2017 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée des années 2016, 2017 et 2018 et des intérêts, majorations et amendes correspondants auxquels elle a été assujettie ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la procédure est irrégulière dès lors qu'elle n'a pas été mise en mesure de formuler des observations aux propositions de rectifications, qui lui ont été notifiées postérieurement à l'avis de mise en recouvrement ;
- c'est à tort que le service a considéré son activité comme fictive ;
- l'administration fiscale ne pouvait annuler le crédit d'impôt innovation sollicité au titre des années 2016 et 2017 alors qu'elle remplit les conditions nécessaires pour l'obtention d'un tel crédit ;
- l'administration fiscale ne pouvait annuler le crédit d'impôt compétitivité emploi au titre de l'année 2015 motif pris de la fictivité de son activité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 janvier 2023, le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Arnaud, conseillère,
- et les conclusions de Mme Belkacem, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La Société d'Ingénierie de construction durable (SICD) déclare exercer une activité d'étude et de développement de solutions innovantes dans le domaine de la construction. Elle a fait l'objet de deux vérifications de comptabilité portant sur les exercices clos de 2016 à 2017, étendue à 2018 en matière de taxe sur la valeur ajoutée, et sur les dépenses engagées au titre de 2015, au cours desquelles sa comptabilité a été rejetée et à l'issue desquelles le service lui a notifié, par deux propositions de rectification datées du 14 août 2019, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée, des rectifications du bénéfice imposable à l'impôt sur les sociétés, ainsi que le rejet de la demande de crédit d'impôt innovation présentée au titre des années 2016 et 2017 et de la demande de crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi antérieurement remboursé au titre de l'année 2015, assortis d'une majoration pour manœuvres frauduleuses ainsi qu'une amende pour factures fictives. La mise en recouvrement a été effectuée le 30 septembre 2019. La société requérante a demandé la décharge de ces impositions à l'administration fiscale par deux réclamations contentieuses du 28 novembre 2019 et du 26 novembre 2021, rejetées respectivement le 19 août 2020 et le 24 mai 2022.
Sur la régularité de la procédure d'imposition :
2. Aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation () ". Pour être régulière, la proposition de rectification adressée au contribuable en application de ces dispositions doit être notifiée à la dernière adresse qu'il a communiquée à l'administration fiscale. En cas de changement de domicile, il appartient au contribuable d'établir qu'il a fait les diligences nécessaires pour informer l'administration de sa nouvelle adresse.
3. La société requérante soutient n'avoir été destinataire des propositions de rectification datées du 14 août 2019 que le 13 novembre 2019 via la plateforme Escale après qu'elle en ait fait la demande. Il résulte toutefois de l'instruction que les propositions de rectification en cause ont été adressées au 6 rue de Musset, 75016 Paris, adresse indiquée comme siège social de la société à la date des vérifications de comptabilité alors que la société ne prouve ni même n'allègue avoir procédé à un changement d'adresse depuis cette date et qu'il résulte de la copie de l'avis apposé sur les deux enveloppes produites par l'administration que ces courriers ont été présentés le 22 août 2019 avant d'être mis en instance, puis retournés au service expéditeur avec la case " pli avisé non réclamé " de l'étiquette apposée sur les enveloppes cochée. Ainsi, ces plis ont été présentés le 22 août 2019, préalablement à la date de mise en recouvrement des impositions en litige le 30 septembre 2019. A cet égard, la circonstance que ces propositions de rectification aient également été adressées à la société requérante via la plateforme Escale après qu'elle en a fait la demande est sans incidence. Dès lors, la société n'est pas fondée à soutenir que la procédure d'imposition serait irrégulière au motif qu'elle n'a pas été destinataire des propositions de rectification préalablement à la date de mise en recouvrement des impositions litigieuses.
Sur le bien-fondé des impositions :
En ce qui concerne les rappels de taxe sur la valeur ajoutée :
4. En vertu des dispositions combinées des articles 271, 272 et 283 du code général des impôts et de l'article 230 de l'annexe II à ce code, un contribuable ne peut déduire de la taxe sur la valeur ajoutée dont il est redevable à raison de ses propres opérations la taxe mentionnée sur une facture établie à son nom par une personne qui ne lui a fourni aucun bien ou aucune prestation de services. Dans le cas où l'auteur de la facture était régulièrement inscrit au registre du commerce et des sociétés et assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée, il appartient à l'administration, si elle entend refuser à celui qui a reçu la facture le droit de déduire la taxe qui y était mentionnée, d'établir qu'il s'agissait d'une facture fictive ou d'une facture de complaisance et que le contribuable le savait ou ne pouvait l'ignorer. Si l'administration apporte des éléments suffisants permettant de penser que la facture ne correspond pas à une opération réelle, il appartient alors au contribuable d'apporter toutes justifications utiles sur la réalité de cette opération.
5. Pour rejeter la comptabilité de la société requérante et la déductibilité de la taxe sur la valeur ajoutée afférentes aux factures comptabilisées au titre des années 2016 à 2018, relatives à des dépenses de sous-traitance et d'acquisition d'inventions, le service s'est fondé sur un faisceau d'indices de nature à établir le caractère fictif de l'activité de la société requérante.
6. En premier lieu, si la société soutient que les différentes inventions dont elle a fait l'acquisition représenteraient des solutions innovantes dans le domaine de la construction, elle se borne à faire valoir, par des propos généraux, leur caractère brevetable, sans produire, ainsi que le souligne l'administration fiscale, d'élément permettant de détailler des prix fixés forfaitairement ou d'études de marché permettant de justifier ces prix.
7. En deuxième lieu, l'administration fiscale fait valoir que la société SICD réalise ses transactions commerciales au sein d'un groupe informel et que ces échanges ne donnent en réalité lieu à aucun flux de trésorerie, mais seulement à un jeu d'écritures réalisé par le biais d'inscription en comptes courants d'associés et de comptes de prêt. Il résulte de l'instruction que d'une part, il existe des liens capitalistiques étroits entre les différentes sociétés formant un groupe informel dont le capital appartient à M. A et Mme B. Il n'est ainsi pas contesté que les sociétés Ladinvest et SPIC, qui sont détenues majoritairement par M. A et Mme B et qui détiennent le capital social de la société SICD, sont également les sociétés auprès desquelles la société SICD a acquis les inventions dont elle se prévaut, directement ou via d'autres sociétés dont les sociétés Ladinvest et SPIC détiennent également la majorité des droits. D'autre part, il résulte de l'instruction que la rémunération des prestations réalisées entre les sociétés formant ce groupe informel a pris la forme d'inscriptions en comptes courants d'associés, et de cessions de droits dans la détention de la société ne donnant ainsi lieu à aucun flux financier réel. En se bornant à faire valoir son activité de recherche et de développement, la société requérante n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause ces constats.
8. En dernier lieu, il ressort de l'instruction que la société SICD ne produit aucun élément attestant de la réalité des emplois dont elle allègue l'existence, alors que l'administration fiscale fait valoir qu'elle n'employait pas de personnel au cours des années 2017 et 2018 et que seuls quatre contrats de travail à durée déterminée ont été présentés par la société requérante, correspondant seulement à une partie de l'année 2016 et ne précisant pas la nature des tâches effectuées. En outre, l'administration fiscale relève que la comptabilité de la société ne fait pas apparaitre le paiement effectif des salaires et met en évidence l'absence de déclaration annuelle de données sociale, de récapitulatif de dettes URSSAF ainsi que de paiement de cotisations. Si la société SICD soutient recourir au télétravail et au prêt de main d'œuvre, cette circonstance n'est pas de nature à justifier de la réalité des emplois alléguée, en l'absence de justificatifs produits.
9. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les éléments présentés par l'administration permettent de retenir que les factures litigieuses ne correspondent pas à des opérations réelles, sans que la société requérante n'apporte de justifications utiles permettant d'attester de leur réalité. Par suite, c'est à bon droit que l'administration lui a refusé la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée afférente à ces factures et a procédé aux rappels litigieux.
En ce qui concerne l'impôt sur les sociétés :
S'agissant du crédit d'impôt innovation :
10. Aux termes de l'article 244 quater B de ce code, dans sa rédaction applicable aux années d'imposition en litige : " I. - Les entreprises industrielles et commerciales ou agricoles () imposées d'après leur bénéfice () peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt au titre des dépenses de recherche qu'elles exposent au cours de l'année () / () / II. - Les dépenses de recherche ouvrant droit au crédit d'impôt sont : / () / k) Les dépenses exposées par les entreprises qui satisfont à la définition des micro, petites et moyennes entreprises donnée à l'annexe I au règlement (UE) n° 651/2014 de la Commission du 17 juin 2014 déclarant certaines catégories d'aides compatibles avec le marché intérieur en application des articles 107 et 108 du traité et définies comme suit : / 1° Les dotations aux amortissements des immobilisations créées ou acquises à l'état neuf et affectées directement à la réalisation d'opérations de conception de prototypes ou installations pilotes de nouveaux produits autres que les prototypes et installations pilotes mentionnés au a / 2° Les dépenses de personnel directement et exclusivement affecté à la réalisation des opérations mentionnées au 1° / 3° Les autres dépenses de fonctionnement exposées à raison des opérations mentionnées au 1° ; ces dépenses sont fixées forfaitairement à la somme de 75 % des dotations aux amortissements mentionnées au 1° et de 50 % des dépenses de personnel mentionnées au 2° / 4° Les dotations aux amortissements, les frais de prise et de maintenance de brevets et de certificats d'obtention végétale ainsi que les frais de dépôt de dessins et modèles relatifs aux opérations mentionnées au 1° / () / Pour l'application du présent k, est considéré comme nouveau produit un bien corporel ou incorporel qui satisfait aux deux conditions cumulatives suivantes : / - il n'est pas encore mis à disposition sur le marché / - il se distingue des produits existants ou précédents par des performances supérieures sur le plan technique, de l'écoconception, de l'ergonomie ou de ses fonctionnalités / Le prototype ou l'installation pilote d'un nouveau produit est un bien qui n'est pas destiné à être mis sur le marché mais à être utilisé comme modèle pour la réalisation d'un nouveau produit / () ". Le fait d'exercer une activité sous la forme d'une société civile ou d'une société à responsabilité limitée ne fait pas, par lui-même, obstacle au bénéfice du crédit d'impôt innovation dès lors qu'il résulte des dispositions précitées que c'est la nature de l'activité même qui conditionne l'éligibilité au dispositif du crédit d'impôt innovation.
11. Il appartient au juge de l'impôt de constater, au vu de l'instruction dont le litige qui lui est soumis a fait l'objet, et compte tenu, le cas échéant, de tous éléments produits par l'une ou l'autre des parties, qu'une entreprise remplit ou non les conditions lui permettant de se prévaloir de l'avantage fiscal institué par l'article 244 quater B du code général des impôts.
12. La SICD a déduit de son résultat comptable des exercices 2016 et 2017 des créances sur le fondement des dispositions de l'article 244 quater B II-k du code général des impôts pour les sommes respectives de 6 929 euros et 970 euros. Eu égard aux éléments exposés aux points 5 à 10, l'activité de la société requérante au cours de ces exercices doit être regardée comme fictive. En outre, la société n'est pas en mesure d'établir la réalité des dépenses liées au projet de recherche et au personnel employé à cette fin dont elle se prévaut et aucune pièce du dossier ne permet en tout état de cause de démontrer qu'elles présenteraient un caractère innovant au sens des dispositions du k) 1° du II de l'article 244 quater B du code général des impôts. Il s'ensuit que l'administration fiscale est fondée à considérer que les dépenses en litige déclarées par la société requérante n'étaient pas éligibles au crédit d'impôt innovation prévu par les dispositions précitées du k) du II de l'article 244 quater B du code général des impôts.
S'agissant du crédit d'impôt compétitivité emploi :
13. Aux termes de l'article 244 quater C du CGI, dans sa rédaction applicable aux années d'imposition en litige : " I.- Les entreprises imposées d'après leur bénéfice réel ou exonérées () peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt ayant pour objet le financement de l'amélioration de leur compétitivité à travers notamment des efforts en matière d'investissement, de recherche, d'innovation, de formation, de recrutement, de prospection de nouveaux marchés, de transition écologique et énergétique et de reconstitution de leur fonds de roulement. () / II.- Le crédit d'impôt mentionné au I est assis sur les rémunérations que les entreprises versent à leurs salariés au cours de l'année civile. "
14. Il résulte de l'instruction que la SICD a fait une demande de restitution de crédit impôt compétitivité emploi pour un montant de 714 euros au titre de l'exercice clos en 2015, qui a été annulé par l'administration fiscale. L'activité de la société SICD devant être regardée comme fictive en 2015 et la société n'établissant ni la réalité des emplois dont elle se prévaut, ni le versement des rémunérations afférentes, c'est à bon droit que l'administration fiscale a annulé le crédit d'impôt compétitivité emploi relatif à cet exercice.
Sur les pénalités et amendes :
15. Si la requérante demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée auxquels elle a été assujettie au titre des années en litige, et des intérêts, majorations et amendes correspondants, elle ne soulève aucun moyen à l'encontre des pénalités et amendes infligées. Par conséquent, les conclusions présentées à ce titre doivent être rejetées.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la Société d'ingénierie de construction durable doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E
Article 1er : La requête de la Société d'ingénierie de construction durable est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la Société d'ingénierie de construction durable et à la directrice régionale des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
M. Fouassier, président,
M. Coz, premier conseiller,
Mme Arnaud, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2024.
La rapporteure,
B. ARNAUD
Le président,
C. FOUASSIERLa greffière,
C. EL HOUSSINE
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/2-3
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517378
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant malien. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de l'ancienneté et de la stabilité de l'insertion professionnelle du requérant, qui justifiait une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai de quinze jours.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519184
Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire à M. B..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que la décision était entachée d'une erreur de droit, notamment en méconnaissant l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 7 de l'accord franco-algérien, en ne tenant pas compte de la situation professionnelle ancienne et régulière du requérant. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522990
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de renvoi. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure, une incompétence de l'autorité signataire, une insuffisance de motivation et une méconnaissance de ses droits au titre de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la demande de communication du dossier médical, estimant qu'elle relevait d'une procédure distincte, et a annulé les trois décisions attaquées pour vice de procédure, en raison de l'absence de communication au requérant de l'avis médical sur lequel elles se fondaient, méconnaissant ainsi les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant la reconduite à la frontière d'un ressortissant sénégalais. La juridiction a jugé que, l'intéressé n'ayant pas obtenu la reconnaissance de la nationalité française par le tribunal judiciaire, le refus de titre de séjour était légalement fondé. Toutefois, elle a annulé la décision pour erreur de droit, considérant que le préfet n'avait pas examiné la demande à l'aune des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006, qui prévoient une admission exceptionnelle au séjour pour motifs humanitaires.
07/04/2026