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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2215919

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2215919

lundi 13 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2215919
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantCABINET BLOB AVOCATS (SELARL)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2022, Mme C D veuve A B, représentée par Me Bracka, demande au tribunal d'annuler la décision en date du 31 mars 2022 par laquelle le préfet de police a autorisé le concours de la force publique afin d'exécuter son expulsion locative, et à défaut, de surseoir à poursuivre la procédure d'expulsion.

La requête a été communiquée le 26 juillet 2022 au préfet de police qui n'a pas produit d'observations.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juin 2023, M. G F et Mme I H, représentés par Me Lefevre, concluent au rejet de la requête et à la mise à la charge de Mme D d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance en date du 7 juin 2023 la clôture de l'instruction a été fixée au

9 août 2023 à 12 heures.

Par un courrier du 28 août 2023, Mme D a été invitée à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois, ce courrier lui précisant qu'à défaut de réception d'une telle confirmation, elle serait réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Aux termes l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

3. En application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, Mme D a été invitée, par courrier du 28 août 2023 à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. Elle a été informée par le même courrier de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois imparti, elle serait réputée s'être désistée d'office. Le conseil de Mme D à qui ce courrier a été transmis par voie dématérialisée, en a accusé réception le 5 septembre 2023. Aucune confirmation du maintien de ses conclusions n'étant parvenue à la juridiction dans le délai d'un mois, Mme D doit être réputée s'être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. F et de Mme H présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme D veuve A B.

Article 2 : Les conclusions de M. F et de Mme H présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C D veuve A B, au préfet de police, à M. G F et à Mme I H.

Fait à Paris, le 13 novembre 2023.

La magistrate désignée,

M. E

La République mande et ordonne au ministre au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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