lundi 27 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2216057 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 2e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET LAURANT & MICHAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 juillet 2022 et un mémoire complémentaire enregistré le 8 mai 2024, ce dernier non communiqué, Mme D B, représentée par Me Laurant et Me Chabane, demande au tribunal :
1°) de la décharger, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu mises à sa charge au titre des années 2010 et 2011 pour un montant global de 355 812 euros ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la taxation dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée des crédits bancaires provenant du compte de M. C A n'est pas justifiée, dès lors que M. A est son concubin et qu'il ne s'agit donc pas de revenus, mais de prêts ; la réalité du concubinage est établie par de nombreuses pièces ;
- les crédits bancaires provenant du compte de Me Meunier correspondent à un prêt octroyé à la SCI de la Tour de la Chaîne et qui ont été virés sur son compte bancaire pour des raisons pratiques ;
- les crédits bancaires provenant de la société C A Investissement, de GWI et de Me Brouard correspondent à des rémunérations et arriérés de salaires déclarés antérieurement, et ayant déjà été imposés ;
- les crédits bancaires issus du compte de M. E A ne peuvent être considérés comme des revenus imposables dès lors qu'ils ne constituaient que des prêts ;
- le rehaussement d'impôt sur le revenu au titre du crédit du compte courant de la société L'Entrée des Artistes est entaché d'un défaut de motivation ;
- la majoration pour manquement délibéré n'est pas fondée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 février 2023, le directeur régional des Finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience :
- le rapport de M. Errera,
- et les conclusions de Mme Abdat, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D B, dite Ève Biazzi, a fait l'objet d'un examen contradictoire de sa situation fiscale personnelle portant sur les années 2009 à 2011, à la suite duquel elle s'est vue notifier, par des propositions de rectification du 17 juillet 2013 et du 30 mars 2015, des cotisations supplémentaires d'impôts sur le revenu et de contributions sociales. Les sommes correspondantes ont été mises en recouvrement le 13 décembre 2016, pour un montant global de 355 812 euros. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal de la décharger de ces cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu qui ont été mises à sa charge au titre des années 2010 et 2011.
Sur la charge de la preuve :
2. L'article L. 193 du livre des procédures fiscales dispose que : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition. " Il résulte de l'instruction que la proposition de rectification du 17 juillet 2013 par laquelle le service a mis à la charge de Mme B des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre des années 2010 et 2011 sur le fondement des dispositions des articles L. 16 et L. 69 du livre des procédures fiscales relatives aux revenus d'origine indéterminée a été établie par voie de procédure de taxation d'office. Par suite, la charge de la preuve du caractère exagéré des impositions litigieuses incombe à Mme B.
Sur la régularité de la procédure :
3. Aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation () ". Il résulte de ces dispositions que, pour être régulière, une proposition de rectification doit comporter la désignation de l'impôt concerné, de l'année d'imposition et de la base d'imposition, et énoncer les motifs sur lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les redressements envisagés, de façon à permettre au contribuable de formuler ses observations de façon entièrement utile.
4. Le service soutient, en défense, que le moyen tiré du défaut de motivation de la proposition de rectification concernant les rehaussements correspondant à des sommes non justifiées portées au crédit du compte courant de la requérante ouvert dans les livres de la société " L'Entrée des Artistes " est inopérant, dans la mesure où ces rehaussements ont été abandonnés dans le cadre de la réponse aux observations de la contribuable en date du 11 juin 2015. Toutefois, il résulte de l'instruction que la proposition de rectification du 30 mars 2015, qui se substitue à la proposition de rectification du 17 juillet 2013 pour l'année 2011, fait état d'un rehaussement de 43 601 euros dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, au titre des sommes portées au crédit du compte courant de la requérante dans les livres de la société " L'Entrée des Artistes ". La réponse aux observations de la contribuable en date du 11 juin 2015 ne fait état que d'un abandon partiel de ces rehaussements, à hauteur de 15 002,75 euros, les rehaussements étant maintenus pour le solde, ramené à 28 598 euros. La référence, en page 3 de la décision de rejet de la réclamation de la requérante en date du 1er juin 2022, à un abandon total de ce chef de redressement est donc inexacte. Le moyen tiré du défaut de motivation de la proposition de rectification à ce titre est donc opérant, contrairement à ce que soutient le service.
5. En l'espèce, il résulte de l'instruction que la proposition de rectification du 30 mars 2015, qui se substitue à la proposition de rectification du 17 juillet 2013 pour l'année 2011, comporte, aux pages 11, 12 et 13, l'ensemble des éléments relatifs aux rehaussements envisagés dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. Elle précise notamment que ce rehaussement a pour base légale les dispositions du 2° de l'article 109-1 du code général des impôts et qu'il concerne des sommes portées au crédit du compte courant d'associé détenu par la requérante dans les livres de la société " L'entrée des artistes ". Elle indique que les factures correspondant à des dépenses de la société, et que Mme B soutient avoir réglées elle-même, n'ont pas été intégralement fournies, et que les preuves des règlements correspondants n'ont pas été fournies non plus. Mme B a donc été mise en mesure de formuler ses observations de façon utile, ce qu'elle a d'ailleurs fait tant dans ses observations en date du 2 juin 2015, qui sont largement consacrées à ce sujet, que dans sa réclamation du 19 juin 2017. Par suite, les rehaussements correspondant à des sommes non justifiées portées au crédit du compte courant ouvert à son nom dans les livres de la société " L'Entrée des Artistes " étant dûment motivés, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la proposition de rectification ne peut qu'être écarté.
Sur le bien-fondé des impositions :
En ce qui concerne les sommes provenant du compte de M. C A :
6. Mme B soutient que la taxation, dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, des sommes provenant du compte de M. C A n'est pas justifiée. Elle soutient avoir entretenu une relation de concubinage notoire avec M. A pour la période en cause. Elle en infère qu'il ne s'agit donc pas de revenus, mais de prêts familiaux, non imposables. Elle conteste, en outre, pouvoir être regardée comme étant en relation d'affaires avec M. A. Elle développe la même argumentation concernant les crédits bancaires correspondant à des dépôts d'espèces, dont elle soutient qu'il s'agit de sommes qui lui ont été remises par M. A.
7. Il résulte de l'instruction que, pour chacune des deux années en litige, Mme B s'est vue notifier des rehaussements dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, correspondant en partie à des virements bancaires effectués depuis des comptes détenus par M. C A. Ces virements étaient notamment libellés " Monsieur A vie commune ", " versements " ou " versements espèces ". Contrairement à ce que soutient le service, la situation de concubinage des intéressés doit être regardée comme établie pour les années litigieuses, dès lors que la requérante produit de nombreux documents faisant état d'une adresse commune au 98, avenue Félix Faure à Paris, de la détention d'un compte bancaire commun, d'un emprunt immobilier souscrit en commun et dont les remboursements étaient effectués au cours des années en litige, ainsi que de nombreuses photographies.
8. Toutefois, il résulte également de l'instruction que, comme le relève le service, Mme B et M. A étaient en relation d'affaires au cours des années en litige. D'une part, Mme B était salariée de la SARL C A Investissement jusqu'au placement de cette société en liquidation judiciaire au mois de juillet 2010. Contrairement à ce que soutient la requérante, la notion de " relation d'affaires " ne s'apprécie pas uniquement au sens des dispositions de l'article L. 561-2-1 du code monétaire et financier. Elle a en outre perçu, en août 2011, des arriérés de salaires de cette société, pour un montant de 45 424 euros, dont elle n'a d'ailleurs pas fait état dans sa déclaration de revenus alors qu'ils avaient un caractère imposable. D'autre part, Mme B était l'associée, à hauteur de 90 %, ainsi que la dirigeante de la société Galerie des Gourmandises. M. A était le propriétaire bailleur du siège de cette société. Si Mme B soutient que la relation d'affaires, à la supposer avérée, doit être regardée comme s'étant achevée au mois de juillet 2010, lors de la liquidation judiciaire de la SARL C A Investissement, cette relation d'affaires s'est toutefois poursuivie après cette date, à travers l'exploitation de la société Galerie des Gourmandises. En tout état de cause, Mme B ne produit aucun élément de nature à établir que les sommes en cause correspondaient effectivement à des prêts, en l'absence de toute reconnaissance de dette, d'échéancier de remboursement et de tout élément concernant un éventuel remboursement effectif. Dans ces conditions, dès lors que l'existence d'une relation d'affaires entre M. A et elle est établie, la requérante n'est pas fondée à se prévaloir de la présomption de prêt familial concernant les sommes en cause, que l'administration a pu, à bon droit, imposer dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée.
En ce qui concerne les sommes provenant du compte de Me Meunier et correspondant à un prêt octroyé à la SCI de la Tour de la Chaîne :
9. Mme B soutient que les crédits bancaires provenant du compte de Me Meunier correspondent à un prêt octroyé à la SCI de la Tour de la Chaîne et qui ont été virés sur son compte bancaire " pour des raisons pratiques ". Elle soutient qu'il s'agit bien d'un prêt dont elle a été bénéficiaire. Il résulte de l'instruction que le service a procédé à un rehaussement de 161 000 euros dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, après avoir constaté que Mme B avait reçu sur son compte bancaire, entre le mois d'août et le mois d'octobre 2010, six virements libellés " prêt Meunier à A ", pour un montant total de 161 000 euros. Ces sommes ont été versées dans le cadre d'un prêt d'un montant de 200 000 euros consenti par M. F à M. A, deux des enfants de ce dernier et la SCI de la Tour de la Chaîne, et ressortant d'un protocole d'accord conclu le 23 juillet 2010. Les débiteurs ne s'étant pas acquittés de leurs obligations de remboursement, M. F a intenté une procédure judiciaire à leur encontre. Par un jugement du 12 avril 2016, le tribunal de grande instance de Paris a condamné M. A, deux des enfants de ce dernier et la SCI de la Tour de la Chaîne à payer une somme de 218 000 euros à M. F, outre les intérêts à taux légal à compter du 28 mars 2013. Il ressort de ce jugement que si M. F a fait assigner en intervention forcée Mme B, au motif que celle-ci aurait pu être la bénéficiaire des sommes prêtées à la SCI de la Tour de la Chaîne, en vue de la voir condamnée à payer solidairement 228 000 euros en principal outre les intérêts légaux, le tribunal a jugé que M. F était irrecevable à agir contre Mme B, faute de lien de droit avec celle-ci. Mme B fait état, de façon contradictoire au demeurant, de ce qu'elle est la véritable bénéficiaire du prêt en question, mais que les sommes n'ont été virées sur son compte bancaire que " pour des raisons pratiques ", qu'elle ne détaille d'ailleurs pas, suggérant qu'elle n'était pas la véritable destinataire des sommes. Dans ces conditions, la requérante n'établit pas, par les pièces qu'elle produit, tels que le protocole d'accord du 23 juillet 2010 et divers courriers dont aucun ne mentionne son nom, que le montant litigieux de 161 000 euros constituerait un prêt. Dans ces conditions, l'administration a pu, à bon droit, imposer la somme de 161 000 euros dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée.
En ce qui concerne les sommes provenant de la société C A Investissement, de GWI et Me Brouard :
10. Mme B soutient que les crédits bancaires provenant de la société C A Investissement, de GWI et Me Brouard, ayant donné lieu à taxation dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, correspondent à des rémunérations et arriérés de salaires déclarés antérieurement, et ayant déjà été imposés. Elle n'apporte toutefois aucun élément de preuve comme, par exemple, des bulletins de salaire, à l'appui de ses allégations. Dans ces conditions, l'administration a pu, à bon droit, imposer les sommes en cause dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée.
En ce qui concerne les sommes provenant de M. E A :
11. Mme B soutient également que les crédits bancaires provenant de M. E A, fils de M. C A, ne peuvent être considérés comme des revenus imposables dès lors qu'ils correspondent à des prêts. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 8, la requérante n'est pas fondée à se prévaloir de la présomption de prêt familial concernant les sommes en cause, dès lors que l'existence d'une relation d'affaires entre M. C A et elle est établie. En tout état de cause, Mme B ne produit aucun élément de nature à établir que les sommes en cause correspondaient effectivement à des prêts, en l'absence de toute reconnaissance de dette, d'échéancier de remboursement et de tout élément concernant un éventuel remboursement effectif. Dans ces conditions, l'administration a pu, à bon droit, imposer les sommes litigieuses dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée.
Sur la majoration pour manquement délibéré :
12. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'État entraînent l'application d'une majoration de : /a. 40 % en cas de manquement délibéré () ". Il résulte de ces dispositions que, pour établir le manquement délibéré, l'administration doit apporter la preuve, d'une part, de l'insuffisance, de l'inexactitude ou du caractère incomplet des déclarations et, d'autre part, de l'intention du contribuable d'éluder l'impôt.
13. Pour apporter la preuve, qui lui incombe, de l'existence d'un manquement délibéré justifiant la pénalité au taux de 40 % infligée sur le fondement de l'article 1729 du code général des impôts, l'administration s'est fondée, d'une part, sur l'importance des revenus d'origine indéterminée par rapport aux revenus déclarés par Mme B, et d'autre part, sur la circonstance que l'intéressée ne pouvait ignorer le caractère imposable de ces revenus, qui lui permettaient de financer son train de vie. Il résulte en effet de l'instruction qu'au titre de l'année 2010, Mme B n'a déclaré que 32 957 euros de revenus, alors que ce montant a été porté à 129 745 euros après redressement, et qu'au titre de l'année 2011, les montants déclarés et constatés sont respectivement de 17 917 euros et de 442 958 euros. Par suite, l'administration doit être regardée comme ayant établi la volonté de Mme B d'éluder l'imposition.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à solliciter la décharge, en droits et en pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôts sur le revenu et de cotisations sociales qui lui ont été notifiés au titre des années 2010 et 2011.
Sur les frais liés à l'instance :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante, la somme que la requérante demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B et à la directrice régionale des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris.
Délibéré après l'audience du 13 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Errera, premier conseiller,
Mme Arnaud, conseillère.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 27 mai 2024.
Le rapporteur,
A. ERRERALe président,
J. SORINLa greffière,
B. CHAHINE
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2216057/2-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512599
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral du 14 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu, garanti par la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'imposait pas une nouvelle audition dans ce cas, la décision d'éloignement découlant nécessairement du rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
30/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400857
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un agent du SIAAP demandant la révision de son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) et l'indemnisation de préjudices. Le tribunal juge que le taux d'IPP, fixé à 34% selon le barème légal, ne peut être modifié en raison de l'existence éventuelle d'une faute de l'employeur. Concernant l'indemnisation, le tribunal rappelle que le régime des accidents de service et maladies professionnelles des fonctionnaires, régi par la loi du 13 juillet 1983 et le décret du 2 mai 2005, répare forfaitairement certains préjudices, mais n'exclut pas une action en responsabilité pour faute visant à réparer d'autres chefs de préjudice.
30/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401146
Le Tribunal administratif de Paris a annulé une sanction disciplinaire (un jour d'exclusion temporaire de fonction) infligée par l'AP-HP à un infirmier. La juridiction a estimé que la sanction, fondée sur une simple "suspicion d'inhalation de kalinox", ne reposait pas sur des faits établis, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint à l'administration d'effacer la sanction du dossier de l'agent et l'a condamnée à lui verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
30/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401760
**Sujet principal** : Contestation par une société de rappels de TVA et d'une majoration, concernant le taux applicable (taux réduit de 5,5% pour la vente de livres ou taux normal de 20% pour des prestations de voyance). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que l'activité principale constitue une prestation immatérielle de voyance taxable au taux normal et que, de toute façon, la société n'a pas apporté la preuve permettant d'isoler la part éventuelle de son chiffre d'affaires relevant de la vente de livres. **Textes appliqués** : Articles 278 et 278-0 bis A-3° du code général des impôts (taux normal et taux réduit de TVA).
30/03/2026