jeudi 31 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2217332 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX (SCP) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 août 2022, la société par actions simplifiée " Mouvaux Lille Métropole Futsal " (SAS MLMF), représentée par Me Leclerc-Lemaitre, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 juillet 2022 par laquelle la commission supérieure d'appel de la Fédération française de football (FFF) a confirmé la décision de la commission fédérale du futsal du 21 juin 2022 donnant à rejouer les rencontre de championnat de France futsal de division 1 des 12 février 2022, 5 mars 2022 et 12 mars 2022 opposant, respectivement, le SC Paris à Nantes Metropole Futsal, Paris Acasa au SC Paris et le SC Paris à l'Union des jeunes sportifs 31, annulant la licence du joueur Williams Oliveira do Nascimento au sein du SC Paris au titre de la saison 2021/2022 et prononçant une suspension ferme, à l'encontre de ce dernier, d'une durée de neuf mois ;
2°) d'enjoindre à la FFF de retirer les décisions des 21 juin et 13 juillet 2022 et de procéder à l'encontre du SC Paris au retrait de point acquis à l'occasion des rencontres auxquelles a participé le joueur Williams Oliveira do Nascimento à l'occasion de la saison 2021/2022 ;
3°) d'enjoindre à la FFF de réunir la commission compétente pour qu'elle statue à nouveau sur le classement final.
Par un mémoire, enregistré le 17 avril 2023, la FFF, représentée par la SCP Matuchansky, Poupot et Valdelièvre, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la SAS MLMF la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements () : 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger que de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
Sur les conclusions présentées par la société requérante :
2. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".
3. Par un courrier du 24 septembre 2024 dont le conseil de la SAS MLMF est réputé avoir pris connaissance deux jours ouvrés après sa mise à disposition dans l'application " Télérecours ", conformément aux dispositions de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative, la société requérante a été invitée à confirmer expressément le maintien des conclusions de la requête de ce dernier dans un délai d'un mois, ce courrier lui précisant qu'à défaut de réception d'une telle confirmation, elle serait réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
4. En dépit de la demande qui lui a été adressée en application des dispositions susvisées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la SAS MLMF n'a pas confirmé expressément le maintien des conclusions de sa requête dans le délai d'un mois qui lui était imparti pour ce faire. Par suite, elle doit être réputée s'en être désistée et il y lieu d'en donner acte.
Sur les conclusions présentées par la FFF tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société requérante la somme de 800 euros, à verser à la FFF, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête susvisée.
Article 2 : La société par actions simplifiée " Mouvaux Lille Métropole Futsal " versera la somme de 800 euros à la Fédération française de football en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée " Mouvaux Lille Métropole Futsal " et à la Fédération française de football.
Fait à Paris, le 31 octobre 2024.
La présidente de la 6ème section
K. Weidenfeld
La République mande et ordonne au ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative en ce qui le concerne et à tous commissaires de Paris de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance./6-1