LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2218186

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2218186

jeudi 24 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2218186
TypeDécision
Formation3e Section - 2e Chambre
Avocat requérantCABINET LGAVOCATS (AARPI)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du préfet de police d’octroyer le concours de la force publique pour son expulsion. Le tribunal a jugé que M. A n’apportait pas de preuves suffisantes de circonstances postérieures au jugement d’expulsion, telles que son âge ou son handicap, qui justifieraient une atteinte à la dignité humaine. La solution retenue est fondée sur l’article L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution, et le moyen d’erreur manifeste d’appréciation a été écarté.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 août 2022, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle le préfet de police a octroyé le concours de la force publique pour procéder à son expulsion du logement situé 6 rue Florence Blumenthal dans le 16ème arrondissement de Paris.

Il soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire, enregistré le 10 janvier 2024, Paris Habitat-OPH, représenté par Me Levildier (AARPI LGAVOCATS), conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le requérant ne soulève aucun moyen pour contester le bien-fondé de la décision attaquée ;

- aucune erreur manifeste d'appréciation ne pourrait être invoquée au vu des circonstances de l'espèce.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 janvier 2024, le préfet de police conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'est pas fondé ;

- à supposer que le requérant ait entendu se prévaloir du droit au logement opposable, un tel moyen est inopérant.

Par une ordonnance du 19 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 9 février 2024 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des procédures civiles d'exécution ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Armoët,

- et les conclusions de Mme Castéra, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A occupait, depuis le 1er septembre 2003, un logement situé 6 rue Florence Blumenthal dans le 16ème arrondissement de Paris, en vertu, en dernier lieu, d'un contrat de bail locatif conclu avec Paris Habitat-OPH le 31 mai 2016. Par un jugement du 4 novembre 2021, le tribunal judiciaire de Paris, après avoir prononcé la résiliation du bail en raison d'un acte de violence commis par M. A à l'encontre de la gardienne de l'immeuble, a ordonné l'expulsion de l'intéressé du logement, dans un délai de deux mois à compter de la signification d'un commandement d'avoir à quitter les lieux. Un commandement de quitter les lieux a été délivré à l'occupant le 23 décembre 2021 et notifié aux services de la préfecture de police le 24 décembre 2021. Par acte d'huissier du 22 mars 2022, le concours de la force publique a été requis pour procéder à l'expulsion de M. A. Par une décision du 12 juillet 2022, le préfet de police a octroyé le concours de la force publique pour procéder à l'expulsion de M. A à compter du 1er septembre 2022. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution : " L'Etat est tenu de prêter son concours à l'exécution des jugements et des autres titres exécutoires () ". Toute décision de justice ayant force exécutoire peut donner lieu à une exécution forcée, la force publique devant, si elle est requise, prêter main forte à cette exécution. Toutefois, des considérations impérieuses tenant à la sauvegarde de l'ordre public ou à la survenance de circonstances postérieures à la décision judiciaire statuant sur la demande d'expulsion ou sur la demande de délai pour quitter les lieux et telles que l'exécution de l'expulsion serait susceptible d'attenter à la dignité de la personne humaine, peuvent légalement justifier, sans qu'il soit porté atteinte au principe de la séparation des pouvoirs, le refus de prêter le concours de la force publique. En cas d'octroi de la force publique il appartient au juge de rechercher si l'appréciation à laquelle s'est livrée l'administration sur la nature et l'ampleur des troubles à l'ordre public susceptibles d'être engendrés par sa décision ou sur les conséquences de l'expulsion des occupants compte tenu de la survenance de circonstances postérieures à la décision de justice l'ayant ordonné, ou ayant statué sur la demande de délai pour quitter les lieux, n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

3. En l'espèce, en se bornant à soutenir, sans au demeurant produire ou faire état d'aucun élément étayé, qu'il est âgé de soixante-huit ans, qu'il est atteint d'un handicap, qu'il ne dispose pas de ressources suffisantes pour se reloger et que Paris Habitat devait le reloger, M. A ne justifie pas d'une circonstance postérieure au jugement du tribunal judiciaire de Paris du 4 novembre 2021 faisant apparaître que l'exécution de la décision du préfet de police serait de nature à porter atteinte à la dignité de la personne humaine au sens des règles rappelées ci-dessus. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet de police a commis une erreur manifeste d'appréciation en accordant le concours de la force publique en vue de procéder à son expulsion.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision du préfet de police du 12 juillet 2022 doivent être rejetées, sans qu'il soit, en tout état de cause, besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par Paris Habitat-OPH.

Sur les frais liés au litige :

5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Paris Habitat-OPH présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de Paris Habitat-OPH présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au ministre de l'intérieur et à Paris Habitat-OPH.

Copie en sera adressée au préfet de police.

Délibéré après l'audience du 10 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Bailly, présidente,

- Mme Armoët, première conseillère,

- Mme Guglielmetti, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2024.

La rapporteure,

E. Armoët

La présidente,

P. BaillyLa greffière,

P. Tardy-Panit

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404071

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'Air France visant à annuler une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. La société était sanctionnée pour avoir débarqué un passager dépourvu de document de voyage valable en provenance de Bangkok, malgré ses allégations d'un contrôle à l'embarquement. Le tribunal a jugé que l'obligation de vérification des documents, prévue aux articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 6421-2 du code des transports, incombe au transporteur et que la preuve d'un contrôle effectif n'était pas rapportée en l'espèce.

30/03/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407258

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de la société Air France, qui contestait une amende de 10 000 euros pour avoir transporté un passager muni d'un passeport contrefait. La juridiction estime que l'irrégularité du document était manifeste et décelable par un examen attentif lors de l'embarquement, et que la procédure suivie par le ministre de l'intérieur était régulière. La décision s'appuie sur les articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article L. 6421-2 du code des transports.

30/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328289

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme F... visant à annuler l'arrêté ministériel du 11 octobre 2023 autorisant son licenciement pour motif disciplinaire. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la procédure disciplinaire et à l'appréciation des faits, n'étaient pas fondés. Elle a également déclaré irrecevables les conclusions de l'employeur demandant une amende pour recours abusif, relevant qu'il s'agit d'un pouvoir propre du juge. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail, notamment après le renvoi préjudiciel au Conseil constitutionnel concernant l'article L. 1232-3.

30/03/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406708

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France, qui contestait une amende de 10 000 euros pour avoir débarqué une passagère brésilienne munie d'un passeport manifestement altéré (pages manquantes). Le tribunal a jugé que l'irrégularité du document (l'absence de pages) constituait un élément d'irrégularité manifeste que les agents de la compagnie auraient dû déceler lors d'un examen normalement attentif au moment de l'embarquement, conformément aux articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'article L. 6421-2 du code des transports. La décision du ministre de l'intérieur a donc été confirmée.

30/03/2026

← Retour aux décisions