vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2220294 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET BIROT-RAVAUT ET ASSOCIES - 33000 |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 septembre 2022 et 9 novembre 2023, Mme A B, représentée par la SELARL Coubris, Courtois et Associés, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) à lui verser la somme de 1 633 979 euros, avec intérêts à compter du 29 septembre 2022, date d'introduction de la requête, en réparation des préjudices que lui a causés l'accident médical non fautif survenu le 11 août 2011, en réservant le poste relatif à l'aménagement de son domicile ;
2°) de mettre à la charge de l'ONIAM la somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a été victime d'un accident médical non fautif ;
- elle est fondée à demander la réparation de son préjudice au titre de la solidarité nationale ;
- elle est fondée à demander réparation à hauteur de 216 028,60 euros au titre de ses préjudices patrimoniaux temporaires, 800 507,70 euros au titre de ses préjudices patrimoniaux permanents, 182 442,70 euros au titre de ses préjudices extrapatrimoniaux temporaires et 435 000 euros au titre de ses préjudices extrapatrimoniaux permanents.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 septembre et 20 novembre 2021, l'ONIAM, représenté par la SELARL Birot Ravaut et Associés, conclut :
1°) à titre principal, à sa mise hors de cause dès lors que les conditions d'intervention de la solidarité nationale ne sont pas réunies ;
2°) à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- en l'absence d'accident médical non fautif, il doit être mis hors de cause ;
- le dommage présenté par Mme B n'est pas anormal ;
- les conditions d'intervention de la solidarité nationale ne sont pas réunies.
La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris qui n'a pas produit de mémoire.
Par une ordonnance du 20 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 décembre 2023.
Un mémoire présenté pour Mme B a été enregistré le 6 septembre 2024, postérieurement à la clôture de l'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique,
- le code de la sécurité sociale,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Berland,
- les conclusions de M. Beaujard, rapporteur public,
- et les observations de Me Tiphaine, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B est atteinte de la maladie de Barlow, pathologie valvulaire mitrale, dont le diagnostic a été porté en 1998. Le 21 juillet 2011, alors qu'elle était âgée de 25 ans, souffrant de fièvre persistante, de douleurs aux cervicales et de nausées, elle s'est présentée au service des urgences du centre médico-chirurgical (CMC) de l'Europe à Port-Marly, où un diagnostic de rhinopharyngite a été posé et une antibiothérapie prescrite. Le 22 juillet 2011, elle s'est présentée au service des urgences de l'hôpital Saint-Louis, établissement relevant de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris. Un diagnostic de probable méningite a été posé et elle a été admise au sein du service des maladies infectieuses. Son état de santé se dégradant, une probable infection virale a été diagnostiquée, malgré des hémocultures négatives. Une échographie transthoracique réalisée le 30 juillet 2011 a révélé une valve mitrale ballonisée ainsi qu'une fuite mitrale modérée à moyenne. Le 1er août 2011, un diagnostic d'endocardite à hémoculture négative a été avancé et une antibiothérapie probabiliste a été mise en place. Le 4 août 2011, la réalisation d'une échographie transoesophagienne a révélé une endocardite mitrale avec fuite importante. Le 9 août 2011, devant l'absence de réponse au traitement antibiotique, une opération a été préconisée. Le 11 août 2011, Mme B a subi à l'hôpital Bichat, établissement relevant de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris, une opération de la valve mitrale, qui a été remplacée par une bioprothèse. Trois heures plus tard, elle a été victime d'une défaillante cardiaque globale, nécessitant la mise en place d'une assistance circulatoire ECMO pendant soixante-six jours et la réalisation, le 24 septembre 2011, d'une transplantation cardiaque en très grande urgence. Les suites de la transplantation ont été compliquées par la dysfonction précoce du greffon ainsi que par une insuffisance rénale, qui a nécessité la mise en place de dialyses puis une greffe rénale réalisée le 12 juillet 2012 à l'hôpital Saint-Louis. En raison de complications rénales révélant une dysfonction du greffon cardiaque, une nouvelle greffe cardiaque a été réalisée le 3 décembre 2012 à l'hôpital Bichat. Mme B a ensuite subi plusieurs complications urologiques du fait de la transplantation rénale, notamment des hospitalisations pour pyélonéphrites ainsi qu'une hépatite E transfusionnelle. Le 23 janvier 2019, la situation cardiaque de Mme B a été jugée satisfaisante.
2. Le 8 février 2019, Mme B a saisi la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (CCI) d'Ile-de-France qui, après avoir diligenté une expertise, a estimé que les lourdes complications dont a souffert Mme B ne pouvaient être détachées de la gravité de son état antérieur et de la prise en charge très complexe dont elle avait bénéficié et que les lourdes conséquences de cette prise en charge étaient inhérentes à son état et aux soins qu'elle avait reçus mais n'étaient pas la conséquence d'un accident médical non fautif. En conséquence, la commission a estimé que les conditions d'indemnisation par la solidarité nationale n'étaient pas remplies.
3. Mme B a formé auprès de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) une demande d'indemnisation le 29 juillet 2022. Par courrier du 3 août 2022, l'ONIAM a indiqué ne pas lui faire d'offre d'indemnisation. Mme B demande au tribunal de condamner l'ONIAM à lui verser une indemnité en réparation des conséquences dommageables de l'accident médical non fautif qu'elle soutient avoir subi au décours de l'opération cardiaque qu'elle a subie à l'hôpital Saint-Louis le 11 août 2011.
Sur l'engagement de la solidarité nationale :
4. Aux termes du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Lorsque la responsabilité d'un professionnel, d'un établissement, service ou organisme mentionné au I ou d'un producteur de produits n'est pas engagée, un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale ouvre droit à la réparation des préjudices du patient, et, en cas de décès, de ses ayants droit au titre de la solidarité nationale, lorsqu'ils sont directement imputables à des actes de prévention, de diagnostic ou de soins et qu'ils ont eu pour le patient des conséquences anormales au regard de son état de santé comme de l'évolution prévisible de celui-ci et présentent un caractère de gravité, fixé par décret, apprécié au regard de la perte de capacités fonctionnelles et des conséquences sur la vie privée et professionnelle mesurées en tenant notamment compte du taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique, de la durée de l'arrêt temporaire des activités professionnelles ou de celle du déficit fonctionnel temporaire. Ouvre droit à réparation des préjudices au titre de la solidarité nationale un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique supérieur à un pourcentage d'un barème spécifique fixé par décret ; ce pourcentage, au plus égal à 25 %, est déterminé par ledit décret. ". Aux termes de l'article D. 1142-1 de ce même code : " Le pourcentage mentionné au dernier alinéa de l'article L. 1142-1 est fixé à 24 %. / Présente également le caractère de gravité mentionné au II de l'article L. 1142-1 un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale ayant entraîné, pendant une durée au moins égale à six mois consécutifs ou à six mois non consécutifs sur une période de douze mois, un arrêt temporaire des activités professionnelles ou des gênes temporaires constitutives d'un déficit fonctionnel temporaire supérieur ou égal à un taux de 50 %. () ".
5. Il résulte de ces dispositions que l'ONIAM doit assurer, au titre de la solidarité nationale, la réparation des dommages résultant directement d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins à la double condition qu'ils présentent un caractère d'anormalité au regard de l'état de santé du patient comme de l'évolution prévisible de cet état et que leur gravité excède le seuil défini à l'article D. 1142-1 du code de la santé publique.
6. La condition d'anormalité du dommage prévue par ces dispositions doit toujours être regardée comme remplie lorsque l'acte médical a entraîné des conséquences notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé de manière suffisamment probable en l'absence de traitement. Lorsque les conséquences de l'acte médical ne sont pas notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé par sa pathologie en l'absence de traitement, elles ne peuvent être regardées comme anormales sauf si, dans les conditions où l'acte a été accompli, la survenance du dommage présentait une probabilité faible. Pour apprécier le caractère faible ou élevé du risque dont la réalisation a entraîné le dommage, il y a lieu de prendre en compte la probabilité de survenance d'un événement du même type que celui qui a causé le dommage et entraînant une invalidité grave ou un décès. Une probabilité de survenance du dommage qui n'est pas inférieure ou égale à 5 % ne présente pas le caractère d'une probabilité faible, de nature à justifier la mise en œuvre de la solidarité nationale.
En ce qui concerne l'existence d'un accident médical non fautif :
7. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise du 2 février 2020 des docteurs Sollet et Vaislic, expertise effectuée à la demande de la CCI, que le dommage subi par Mme B procède de contraintes importantes associées à une transplantation cardiaque et une transplantation rénale, contraintes correspondant à une surveillance régulière, à une immunosuppression, une gestion des complications urologiques du greffon rénal et une hépatite E post transfusionnelle. Les experts indiquent qu'il n'a pas été identifié de facteurs précis ayant provoqué la détresse hémodynamique à l'origine du dommage même si cette détresse est associée à un acte de soins, en l'occurrence l'intervention de remplacement valvulaire du 11 août 2011. En effet, la défaillance cardiaque aiguë est intervenue en post-opératoire, trois heures après l'intervention. En outre, l'endocardite à hémoculture négative avait été retenue avant l'opération. De plus, l'expertise indique que le dommage ne procède pas d'un échec des traitements entrepris, écartant la possibilité d'un échec thérapeutique. Au regard de ces éléments, la survenue du dommage, associé à un acte de soins, en l'espèce à l'intervention chirurgicale du 11 août 2011, ne procédant pas d'un échec thérapeutique, et alors que le dommage n'existait pas avant l'intervention, constitue un accident médical non fautif, dont l'indemnisation est susceptible d'être mise à la charge de l'ONIAM sur le fondement du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique dès lors qu'il résulte de l'instruction qu'aucune faute n'a participé au dommage subi par Mme B.
En ce qui concerne les conditions d'engagement de la solidarité nationale :
S'agissant du critère de gravité :
8. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise du 2 février 2020 réalisé à la demande de la CCI, que l'infection grave dont souffrait Mme B mettait en jeu son pronostic vital et qu'en l'absence d'intervention chirurgicale, elle aurait entraîné son décès. Dans ces conditions, eu égard au risque létal de l'infection présentée par Mme B, l'intervention chirurgicale pratiquée le 11 août 2011 n'a pas entraîné des conséquences notablement plus graves que celles auxquelles Mme B était exposée de manière suffisamment probable en l'absence d'intervention.
S'agissant du critère d'anormalité du dommage :
9. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise du 2 février 2020 réalisé à la demande de la CCI, que la " complication hémodynamique gravissime " dont a souffert Mme B après l'intervention du 11 août 2011 a été qualifiée par les experts de " surprenante par sa rapidité d'installation et sa gravité exceptionnelle ", ces derniers notant que " ces dysfonctions hémodynamiques aussi graves sont rarissimes après un remplacement valvulaire ". Cependant, ce rapport d'expertise ne permet pas de déterminer avec précision le taux de probabilité de la survenance d'un événement du même type que celui qui a causé le dommage subi par Mme B au regard des conditions dans lesquelles l'acte médical en cause a été accompli. En l'absence d'une telle information, le tribunal ne peut statuer sur les conditions d'engagement de la solidarité nationale au regard du critère d'anormalité du dommage subi du fait de l'accident médical non fautif dont a été victime Mme B.
Sur l'utilité d'une expertise médicale complémentaire :
10. Aux termes de l'article R. 621-1 du code de justice administrative : " La juridiction peut, soit d'office, soit sur la demande des parties ou de l'une d'elles, ordonner, avant dire droit, qu'il soit procédé à une expertise sur les points déterminés par sa décision. La mission confiée à l'expert peut viser à concilier les parties. ".
11. D'une part, compte tenu de ce qui a été dit au point 9 du présent jugement, il y a lieu, avant de statuer sur la requête de Mme B, d'ordonner une expertise complémentaire afin de déterminer le taux de probabilité de survenance d'une complication hémodynamique de même type que celle qu'elle a subie au regard des conditions dans lesquelles l'intervention du 11 août 2011 a été accomplie.
12. D'autre part, la requérante conteste sérieusement les modalités d'évaluation retenues par les experts dans le rapport d'expertise médicale du 2 février 2020 effectué à la demande de la CCI au titre de l'assistance par tierce personne avant sa consolidation, dès lors que cette évaluation n'est pas corrélée au taux de déficit fonctionnel temporaire.
13. Dans ces conditions, il y a lieu d'ordonner, avant dire droit, une nouvelle expertise sur ces deux points.
D E C I D E :
Article 1er : Il sera, avant de statuer sur la requête de Mme B, procédé à un complément d'expertise médicale par un expert désigné par le président du tribunal.
Article 2 : L'expert aura pour mission de :
1°) procéder à l'examen sur pièces de l'intégralité du dossier médical de Mme B ;
2°) de préciser la probabilité de survenance d'une complication hémodynamique du même type et d'un niveau comparable à celle qui a affecté Mme B, au regard des conditions dans lesquelles l'opération du 11 août 2011 a été accomplie, en évaluant cette probabilité par un pourcentage ou, en cas d'impossibilité, en indiquant expressément si cette probabilité est inférieure ou égale à 5% ;
3°) d'évaluer les besoins de Mme B en assistance par une tierce personne imputables à l'accident médical non fautif jusqu'à la date de consolidation.
Article 3 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 4 : L'expert pourra établir un pré-rapport adressé aux parties en vue de recueillir leurs éventuelles observations. L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal en deux exemplaires et en notifiera copie aux parties dans le délai fixé par le président du tribunal dans sa décision le désignant.
Article 5 : Les frais d'expertise sont réservés pour y être statués en fin d'instance.
Article 6 : Tous droits et moyens des parties, sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement, sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris et à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.
Délibéré après l'audience du 13 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Marzoug, présidente,
Mme Lambert, première conseillère,
Mme Berland, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.
La rapporteure,
F. Berland
La présidente,
S. MarzougLa greffière,
K. Bak-Piot
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2220294/6-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530541
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante ghanéenne. La juridiction a rejeté la requête, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'état de santé de la requérante ne remplissait pas les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour. Le tribunal a également jugé que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la durée de séjour et à la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419955
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Cerballiance visant à annuler l'opposition de l'ARS Île-de-France au transfert d'un site de son laboratoire de biologie médicale. Le tribunal a jugé que l'ARS était compétente pour prendre cette décision et que son refus, fondé sur le risque de dépassement du seuil de 25% de l'offre d'examens dans la zone de Paris, n'était entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la régulation de l'implantation des laboratoires.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432036
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de requérants demandant l'annulation du refus du ministre de la justice d'approuver leur projet de recueil légal par kafala d'une enfant marocaine. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, prise en application de l'article 33 de la convention de La Haye du 19 octobre 1996, était régulière en droit et que le ministre avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour refuser l'approbation au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. Les moyens tirés de l'incompétence et de la méconnaissance des conventions internationales ont été écartés.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525763
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était régulier, notamment quant à la compétence de sa signataire et à sa motivation, et qu'il ne méconnaissait pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet définitif de la demande d'asile de la requérante.
13/03/2026