mardi 30 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2221588 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | WEINBERG |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 14 octobre 2022 et 31 août 2023, M. D A, représenté par Me Weinberg, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 14 juillet 2022 par laquelle la direction de la police aux frontières de l'aéroport d'Orly a procédé au retrait de son passeport français ainsi que de sa carte nationale d'identité ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de lui restituer son passeport français et sa carte nationale d'identité ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation, dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 25 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- le mémoire en défense présenté par le préfet et enregistré le 23 juin 2023 est irrecevable dès lors qu'il ne comporte pas la signature de son auteur en méconnaissance des dispositions de l'article R. 611-8-4 du code de justice administrative ;
- les documents versés au dossier par le préfet de police sont dépourvus de garantie d'authenticité et seront écartés des débats ;
- les moyens soulevés sont opérants dès lors qu'en l'absence de notification d'une décision antérieure de retrait de ses documents d'identité français, la direction de la police aux frontières n'était pas en situation de compétence liée ;
- la décision attaquée a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée en droit et en fait ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen sérieux de sa situation ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, faute de mise en œuvre d'une procédure contradictoire préalable ;
- elle n'a pas été précédée de la délivrance d'un certificat constatant le retrait de son passeport ;
- elle méconnait les dispositions du décret du 30 décembre 2005 relatif aux passeports électroniques et du décret du 22 octobre 1955 relatifs aux cartes nationales d'identité ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle porte atteinte à sa liberté d'aller et venir et à sa liberté personnelle ;
- à titre subsidiaire, dans l'hypothèse où une procédure de retrait de ses documents d'identité aurait été engagée antérieurement au 14 juillet 2022, cette procédure est irrégulière dès lors que la décision du 12 mars 2020 ne lui a pas été notifiée, que les courriers des 28 novembre 2019 et 12 mars 2020 ne comportent pas les mentions requises par l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, qu'elle a méconnu le caractère contradictoire garanti par l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration et que la décision de refus de délivrance d'un certificat de nationalité française ne lui a pas été notifiée.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 23 juin 2023 et le 25 septembre 2023, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est tardive ;
- les moyens invoqués par le requérant sont inopérants dès lors que la direction de la police aux frontières se trouvait en situation de compétence liée.
Par une ordonnance du 1er septembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 29 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution et son préambule,
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne,
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,
- le code civil,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le décret n° 55-1397 du 22 octobre 1955,
- le décret n° 2005-1726 du 30 décembre 2005,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Deniel,
- les conclusions de M. Thulard, rapporteur public,
- et les observations de Me Milly, substituant Me Weinberg, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. D A, né en 1996 au Mali, est titulaire d'un passeport français délivré le 23 février 2015 par le consulat général de France à Bamako ainsi que d'une carte nationale d'identité française délivrée le 21 septembre 2018 par la préfecture de police de Paris. A la suite du rejet, le 11 mai 2011, de sa demande de certificat de nationalité française par le service de la nationalité des Français nés et établis hors de France, le préfet de police lui a demandé par un courrier du 28 novembre 2019, notifié le 4 décembre suivant, de produire un certificat de nationalité française dans le délai de trois mois. En l'absence de réponse de l'intéressé, le préfet de police lui a demandé, par une décision du 12 mars 2020, de prendre un rendez-vous en préfecture dans un délai de deux mois aux fins de restituer ces documents d'identité et l'a informé de ce que, passé ce délai, il serait procédé à l'invalidation de ses titres d'identité ainsi qu'à son inscription au fichier des personnes recherchées. A défaut de présentation et de réponse de M. A, un procès-verbal de carence a été dressé par le préfet de police le 3 mars 2022. Le 14 juillet 2022, M. A s'est présenté au contrôle transfrontière de l'aéroport d'Orly afin de prendre un vol pour Bamako au Mali et la direction de la police aux frontières de l'aéroport d'Orly a procédé au retrait de sa carte d'identité française et de son passeport français. Un certificat constatant le retrait lui a été remis le même jour au motif que sa carte nationale d'identité a fait l'objet d'un signalement " Fiche TP 22178620 ADMAC, document obtenu indûment ". M. A demande au tribunal d'annuler la décision révélée le 14 juillet 2022 portant retrait de sa carte nationale d'identité et de son passeport.
Sur l'objet du litige :
2. Par une décision du 12 mars 2020, le préfet de police a ordonné le retrait de la carte nationale d'identité et du passeport français de M. A. Le 14 juillet 2022, la direction de la police aux frontières d'Orly n'a pas pris, contrairement à ce que soutient M. A, une nouvelle décision de retrait mais a seulement mis à exécution la décision du 12 mars 2020 en procédant au retrait entre les mains de M. A de ces documents. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. A doivent être regardées comme dirigées contre la décision du 12 mars 2020 par laquelle le préfet de police a ordonné le retrait de ses documents d'identité.
Sur la recevabilité des écritures en défense :
3. D'une part, aux termes de l'article R. 431-4 du code de justice administrative : " Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir ". En vertu des dispositions combinées des articles R. 414-1 et R. 611-8-4 du code de justice administrative, lorsqu'une partie adresse au juge administratif un mémoire ou des pièces par l'intermédiaire de l'application informatique dénommée Télérecours, son identification selon les modalités prévues pour le fonctionnement de cette application vaut signature pour l'application des dispositions du code de justice administrative.
4. Le mémoire en défense du préfet de police, enregistré le 23 juin 2023, ayant été présenté au moyen de l'application Télérecours, il résulte des dispositions précitées que le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il devrait être écarté des débats faute d'être signé par une personne ayant qualité pour le faire.
5. D'autre part, la seule circonstance que le préfet de police aurait produit dans le cadre du référé introduit par M. A tendant à la suspension de la décision attaquée, une copie du courrier portant refus de délivrance d'un certificat de nationalité française sur lesquelles certaines mentions ne seraient pas lisibles ainsi qu'un exemplaire de deux courriers du préfet de police adressés au requérant non datés et non signés, n'est pas de nature à mettre en doute la validité des pièces produites dans le cadre de la présente instance qui comportent l'ensemble des mentions permettant leur authentification.
Sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête :
6. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". Aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ".
7. Le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance.
8. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision attaquée du 12 mars 2020 comportait la mention des voies et délais de recours. D'autre part, en se bornant à produire l'avis de dépôt d'une lettre recommandée avec accusé de réception en date du 17 mars 2020, le préfet de police ne rapporte pas la preuve de la notification au requérant de la décision attaquée, de nature à faire courir le délai de recours contentieux de deux mois ou le délai raisonnable d'un an. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête opposée en défense doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
9. D'une part, aux termes de l'article 18 du code civil : " Est français l'enfant dont l'un des parents au moins est français ". Aux termes de l'article 30 du même code : " La charge de la preuve, en matière de nationalité française, incombe à celui dont la nationalité est en cause. / Toutefois, cette charge incombe à celui qui conteste la qualité de Français à un individu titulaire d'un certificat de nationalité française délivré conformément aux articles 31 et suivants. ".
10. D'autre part, en vertu de l'article 2 du décret du 22 octobre 1955 instituant une carte nationale d'identité et de l'article 4 du décret du 30 décembre 2005 relatif aux passeports, la carte nationale d'identité et le passeport sont délivrés, sans condition d'âge, à tout Français qui en fait la demande. Il résulte des dispositions du II de l'article 4 du décret du 22 octobre 1955 et du II de l'article 5 du décret du 30 décembre 2005 que la preuve de la nationalité française du demandeur peut être établie à partir de l'extrait d'acte de naissance portant en marge l'une des mentions prévues aux articles 28 et 28-1 du code civil ou, lorsque l'extrait d'acte de naissance ne suffit pas à établir la nationalité française du demandeur, par la production de l'une des pièces justificatives mentionnées aux articles 34 ou 52 du décret du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité française, ou à défaut par la justification d'une possession d'état de Français de plus de dix ans ou, lorsque ne peut être produite aucune de ces pièces, par la production d'un certificat de nationalité française.
11. L'administration ne se trouve pas en situation de compétence liée pour exiger la restitution des documents d'identité d'une personne dont la demande de certificat de nationalité française a été rejetée par le directeur des services de greffe d'un tribunal judiciaire, dès lors qu'il lui appartient d'apprécier si, au vu des justificatifs éventuellement présentés par l'intéressé, il existait un doute suffisant sur sa nationalité.
12. En l'espèce, la décision portant retrait des documents d'identité de M. A a été prise par le préfet de police le 12 mars 2020 au motif qu'alors qu'un refus de délivrance d'un certificat de nationalité française lui avait été opposé, il ne produisait aucun élément de nature à établir son appartenance à la nationalité française.
13. Il ressort des pièces du dossier que le greffier en chef du service de la nationalité des Français nés et établis hors de France a refusé, par une décision du 11 mai 2011 dont il est constant qu'elle n'a pas été notifiée à l'intéressé, qui en a eu connaissance au plus tôt par un courrier du préfet de police réceptionné le 4 décembre 2019, de délivrer un certificat de nationalité française à M. A au motif que si ce dernier revendiquait la nationalité française par filiation maternelle, il existait des incohérences dans l'identité de son grand-père maternel dont le père porte des prénoms différents dans l'acte de naissance et l'acte de mariage et qu'il n'était pas établi que ce dernier avait établi, lors de l'indépendance de son pays d'origine, sa résidence effective hors de l'un des Etats qui avait eu antérieurement le statut de territoire d'outre-mer. Toutefois, M. A produit, outre la copie de sa carte nationale d'identité et de son passeport, la copie de la transcription de son acte de naissance et l'acte de mariage de ses parents. Il produit également la copie du certificat de nationalité française de son grand-père maternel délivré par le tribunal d'instance d'Elbeuf du 30 juillet 1973 indiquant qu'il a été établi compte tenu d'un certificat de domicile du 14 mars 1973 de Mme Veuve C attestant que l'intéressé était domicilié en France au jour de l'indépendance de son pays d'origine ainsi que la copie du certificat de nationalité de sa mère établi le 31 mai 2011 par le greffier en chef du pôle de la nationalité française de Paris indiquant qu'elle est française en application de l'article 18 du code civil, son père étant de nationalité française pour être réputé avoir conservé de plein droit la nationalité française dès lors qu'il ressort du certificat de nationalité française du 30 juillet 1973 de ce dernier qu'il était domicilié en France lors de l'indépendance du Mali. M. A verse enfin au dossier une copie de l'acte de naissance de son grand-père maternel portant la mention que son père est M. E A né en 1890 à Dakassenou au Soudan et une copie de l'acte de mariage de ses grands-parents maternels qui, s'il indique que le père de l'époux est M. B A, porte également la mention d'une rectification par décision du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Nantes n°4572E86 du 5 janvier 1987 en ce sens que le père de l'époux se prénomme E. Alors au demeurant que ses neuf frères et sœurs sont titulaires de documents d'identité français, dont il n'est pas contesté qu'ils n'ont pas été retirés, et pour cinq d'entre eux de certificats de nationalité française délivrés le 2 août 2007 et le 31 mai 2011 par le greffier en chef du tribunal d'instance de Paris sur le fondement des mêmes documents que ceux produits par M. A, l'administration n'établit pas l'existence d'un doute suffisant quant à la nationalité française de celui-ci. Il suit de là qu'en demandant à M. A de restituer sa carte nationale d'identité et son passeport, le préfet de police a méconnu les dispositions de l'article 4 du décret du 22 octobre 1955 instituant la carte nationale d'identité et de l'article 5 du décret du 30 décembre 2005 relatif aux passeports.
14. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 12 mars 2020 du préfet de police.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
15. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement implique nécessairement que le préfet de police restitue à M. A sa carte nationale d'identité et son passeport français. Il y a donc lieu d'enjoindre au préfet de police d'y procéder dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais d'instance :
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement à M. A d'une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 12 mars 2020 par laquelle le préfet de police a ordonné le retrait des documents d'identité de M. A est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de police de restituer à M. A sa carte nationale d'identité française et son passeport français dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera une somme de 1 000 euros à M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Délibéré après l'audience du 9 avril 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Marzoug, présidente,
Mme Lambert, première conseillère,
Mme Deniel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2024.
La rapporteure,
C. Deniel
La présidente,
S. MarzougLa greffière,
K. Bak-Piot
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2221588/6-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530541
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante ghanéenne. La juridiction a rejeté la requête, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'état de santé de la requérante ne remplissait pas les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour. Le tribunal a également jugé que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la durée de séjour et à la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419955
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Cerballiance visant à annuler l'opposition de l'ARS Île-de-France au transfert d'un site de son laboratoire de biologie médicale. Le tribunal a jugé que l'ARS était compétente pour prendre cette décision et que son refus, fondé sur le risque de dépassement du seuil de 25% de l'offre d'examens dans la zone de Paris, n'était entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la régulation de l'implantation des laboratoires.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432036
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de requérants demandant l'annulation du refus du ministre de la justice d'approuver leur projet de recueil légal par kafala d'une enfant marocaine. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, prise en application de l'article 33 de la convention de La Haye du 19 octobre 1996, était régulière en droit et que le ministre avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour refuser l'approbation au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. Les moyens tirés de l'incompétence et de la méconnaissance des conventions internationales ont été écartés.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525763
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était régulier, notamment quant à la compétence de sa signataire et à sa motivation, et qu'il ne méconnaissait pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet définitif de la demande d'asile de la requérante.
13/03/2026