lundi 15 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2223363 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | GAGEY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 novembre 2022 et le 2 janvier 2023, M. B C, représenté par Me Gagey, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 16 septembre 2022 par laquelle le directeur général de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis totalement fin aux conditions matérielles d'accueil dont il bénéficiait ;
2°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police l'a placé en fuite, révélée par la décision du 16 septembre 2022 du directeur général de l'OFII ;
3°) d'enjoindre à l'OFII de le rétablir dans le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à compter du 16 septembre 2022, dans un délai de quinze jours ouvrés à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
4°) d'enjoindre à la préfecture de police de le convoquer en vue de l'enregistrement de sa demande d'asile en procédure normale dans un délai de quinze jours ouvrés à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'OFII une somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, à verser à son conseil sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la part contributive de l'Etat allouée au titre de l'aide juridictionnelle ou, si sa demande d'aide juridictionnelle devait être rejetée, de lui verser cette somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision mettant totalement fin au bénéfice des conditions matérielles d'accueil :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation et révèle un défaut d'examen particulier des circonstances propres à sa situation ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'est pas établi que l'OFII a procédé à une évaluation de sa vulnérabilité ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'est pas établi qu'il a été informé des conséquences du non-respect des exigences des autorités en charge de l'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'il s'est rendu à la convocation du 12 mai 2022 et qu'il justifie d'un motif médical pour son absence à la convocation du 24 mai 2022 ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il s'est rendu à la convocation du 12 mai 2022 et s'est rendu aux convocations ultérieures ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il n'a été absent qu'à une convocation, qu'il présente un besoin d'hébergement, ne dispose plus de ressources financières et souffre de problèmes de santé.
S'agissant de la décision révélée du préfet de police portant placement en fuite :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'il a respecté les convocations qui lui avaient été adressées, à l'exception du 24 mai 2022, pour laquelle il justifie d'un motif d'absence légitime ;
- elle méconnaît l'article 29 du règlement européen n°604/2013 du 26 juin 2013 et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de ces dispositions dès lors qu'il ne peut être considéré qu'il s'est soustrait de façon intentionnelle et systématique au contrôle de l'autorité administrative ;
- il n'est pas établi que le préfet a informé les autorités bulgares de la prolongation du délai de transfert ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 novembre 2023, l'OFII conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 avril 2024, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable, en ce qu'elle est dirigée contre une décision de placement en fuite, la prolongation du délai de transfert ayant pour seul effet de maintenir en vigueur la décision de remise aux autorités bulgares ;
- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Par courrier en date du 4 mars 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions de la requête, en tant qu'elles sont dirigées contre les décisions par lesquelles le préfet de police a " placé en fuite " M. C et a ce faisant prolongé son délai de transfert aux autorités bulgares, révélées par la décision par laquelle le directeur général de l'OFII a mis totalement fin aux conditions matérielles d'accueil dont il bénéficiait, dès lors que cette prolongation, qui n'est qu'une des modalités d'exécution de la décision initiale de transfert, ne constitue pas une décision susceptible de faire l'objet d'un recours en excès de pouvoir.
La demande d'aide juridictionnelle présentée par M. C a été rejetée par une décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 19 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- Le règlement UE n° 604/2013 ;
- le règlement UE n° 1560/2003 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lenoir,
- et les conclusions de M. Guiader, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant afghan né le 1er janvier 1996 à Nangarhar, a sollicité son admission au séjour en qualité de demandeur d'asile en France le 23 novembre 2021 et accepté les conditions matérielles d'accueil proposées par l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) le 26 novembre de la même année. Après avoir été placé en procédure dite " Dublin ", le préfet de police, par un arrêté en date du 17 janvier 2022, a prononcé le transfert de l'intéressé aux autorités bulgares, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Par une décision en date du 16 septembre 2022, le directeur général de l'OFII a mis totalement fin aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficiait M. C. Par la requête susvisée, M. C demande l'annulation de cette décision ainsi que de la décision implicite par laquelle le préfet de police l'a placé en fuite.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant cessation des conditions matérielles d'accueil :
2. Aux termes de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Il peut être mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur dans les cas suivants : () / 3° Il ne respecte pas les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes (). / La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle est prise après que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret ".
3. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par M. A D, directeur territorial de l'OFII de Paris, qui disposait à cet effet d'une délégation de signature consentie par décision du directeur général de l'OFII du 10 septembre 2021. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit être écarté.
4. En deuxième lieu, la décision attaquée mentionne les textes dont elle fait application, ainsi que le motif sur lequel l'OFII s'est fondé pour mettre totalement fin aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficiait M. C, à savoir le fait qu'il s'est abstenu de se présenter aux convocations de l'autorité préfectorale en date des 12 et 24 mai 2022, après prise en compte de ses besoins et de sa situation personnelle. Le requérant n'est pas fondé à soutenir que cette motivation est insuffisante. Le moyen doit par suite être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. " L'article L. 551-10 du même code dispose que : " Le demandeur est informé, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend, que le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut lui être refusé ou qu'il peut y être mis fin dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 551-15 et L. 551-16 ".
6. Il ressort des pièces du dossier que M. C a bénéficié le 26 novembre 2021 d'un entretien relatif à l'évaluation de sa vulnérabilité, réalisé avec l'aide d'un interprète en langue pachtou. Il ressort en outre du document intitulé " offre de prise en charge au titre du dispositif national d'accueil " produit par l'OFII que M. C a certifié avoir été informé dans une langue qu'il comprend des conditions et modalités de cessation des conditions matérielles d'accueil. Dans ces conditions, les moyens tirés des vices de procédure dont serait entachée la décision attaquée doivent être écartés.
7. En quatrième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le directeur général de l'OFII, avant de mettre fin aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficiait M. C, n'aurait pas procédé à l'examen de sa situation. Le moyen doit par suite être écarté.
8. En cinquième lieu, si M. C soutient qu'il s'est présenté à la convocation qui lui avait été adressée en date du 12 mai 2022, cette circonstance, à la supposer vérifiée, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée dès lors qu'il est constant que l'intéressé ne s'est pas présenté à la convocation en date du 24 mai 2022 et qu'il résulte de l'instruction que l'OFII aurait pris la même décision sur le fondement de cette seule absence. Le moyen tiré de l'erreur de fait dont serait entachée la décision attaquée doit par suite être écarté.
9. En sixième lieu, d'une part, ainsi qu'il a été dit au point qui précède, il est constant que M. C ne s'est pas présenté à la convocation qui lui avait été adressée en date du 24 mai 2022. M. C soutient que cette absence était justifiée par un motif médical. Toutefois, le certificat médical dont il se prévaut pour attester de ce motif, qui se borne à faire état de ce qu'il a été reçu pour une consultation, ne permet pas de justifier que son état de santé l'empêchait de respecter la convocation qui lui avait été adressée. La circonstance qu'il se serait rendu à des convocations ultérieures est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, alors au demeurant qu'il ressort des pièces du dossier ne s'est pas rendu à la convocation pour son vol à destination de la Bulgarie le 21 novembre 2022. D'autre part, M. C soutient qu'il n'a pas de domicile, qu'il est dépourvu de ressources et qu'il souffre de pathologies. Toutefois, il se borne à produire, pour justifier de cette situation de vulnérabilité, des ordonnances médicales dépourvues de mention quant à son état de santé. Dans ces conditions, M. C ne justifie pas d'une situation de vulnérabilité faisant obstacle à ce que le directeur général de l'OFII, ayant légalement considéré qu'il n'avait pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile, mette totalement fin aux conditions matérielles d'accueil dont il bénéficiait. Les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 551-16 et de l'erreur d'appréciation dont serait entachée la décision attaquée doivent par suite être écartés.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. C tendant à l'annulation de la décision du 16 septembre 2022 par laquelle le directeur général de l'OFII a mis totalement fin aux conditions matérielles d'accueil dont il bénéficiait doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant prolongation du délai de transfert :
11. Aux termes de l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, établissant les critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers : " 1. Le transfert du demandeur ou d'une autre personne visée à l'article 18, paragraphe 1, point c) ou d), de l'État membre requérant vers l'État membre responsable s'effectue conformément au droit national de l'État membre requérant, après concertation entre les États membres concernés, dès qu'il est matériellement possible et, au plus tard, dans un délai de six mois à compter de l'acceptation par un autre État membre de la requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge de la personne concernée ou de la décision définitive sur le recours ou la révision lorsque l'effet suspensif est accordé conformément à l'article 27, paragraphe 3. () ; / 2. Si le transfert n'est pas exécuté dans le délai de six mois, l'État membre responsable est libéré de son obligation de prendre en charge ou de reprendre en charge la personne concernée et la responsabilité est alors transférée à l'État membre requérant. Ce délai peut être porté () à dix-huit-mois au maximum si la personne concernée prend la fuite. () ". Aux termes du paragraphe 2 de l'article 9 du règlement (CE) n° 1560/2003 du 2 septembre 2003, modifié par le règlement d'exécution (UE) n° 118/2014 de la Commission du 30 janvier 2014 : " Il incombe à l'État membre qui, pour un des motifs visés à l'article 29, paragraphe 2, du règlement (UE) n° 604/2013, ne peut procéder au transfert dans le délai normal de six mois à compter de la date de l'acceptation de la requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge de la personne concernée, ou de la décision finale sur le recours ou le réexamen en cas d'effet suspensif, d'informer l'État responsable avant l'expiration de ce délai. À défaut, la responsabilité du traitement de la demande de protection internationale et les autres obligations découlant du règlement (UE) n° 604/2013 incombent à cet État membre conformément aux dispositions de l'article 29, paragraphe 2, dudit règlement ".
12. Il résulte des dispositions citées au point 1 du paragraphe 2 de l'article 29 du règlement n° 604/2013, combinées avec celles du règlement n° 1560/2003 modifié qui en porte modalités d'application, que si l'Etat membre sur le territoire duquel séjourne le demandeur d'asile a informé l'Etat membre responsable de l'examen de la demande, avant l'expiration du délai de six mois dont il dispose pour procéder au transfert de ce demandeur, qu'il n'a pu y être procédé du fait de la fuite de l'intéressé, l'Etat membre requis reste responsable de l'instruction de la demande d'asile pendant un délai de dix-huit mois, courant à compter de l'acceptation de la reprise en charge, dont dispose l'Etat membre sur le territoire duquel séjourne le demandeur pour procéder à son transfert.
13. La prolongation du délai de transfert, qui résulte du seul constat de fuite du demandeur et qui ne donne lieu qu'à une information de l'Etat responsable de la demande d'asile par l'État membre qui ne peut procéder au transfert du fait de cette fuite, a pour effet de maintenir en vigueur la décision de transfert aux autorités de l'Etat responsable et ne suppose pas l'adoption d'une nouvelle décision. Cette prolongation n'est ainsi qu'une des modalités d'exécution de la décision initiale de transfert et ne peut être regardée comme révélant une décision susceptible de recours. Par suite, les conclusions dirigées contre la prolongation du délai de transfert de M. C aux autorités bulgares sont irrecevables et doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et sur les frais liés au litige :
14. Les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C étant rejetées, ses conclusions présentées à fin d'injonction et d'astreinte doivent également, par voie de conséquence, être rejetées, de même que ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Gagey, à l'office français de l'immigration et de l'intégration et au préfet de police.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Rohmer, président,
Mme Dousset, première conseillère,
M. Lenoir, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juillet 2024.
Le rapporteur,
A. LENOIR
Le président,
B. ROHMERLa greffière,
V. FLUET
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-3
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317492
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les demandes de la SARL 42 Consulting visant à obtenir la restitution du crédit d'impôt recherche pour les années 2019 et 2020. La juridiction a estimé que la société n'avait pas apporté la preuve que les projets litigieux remplissaient les conditions scientifiques et techniques d'éligibilité prévues par l'article 244 quater B du code général des impôts. Elle a également jugé non fondés les griefs relatifs à une irrégularité de la procédure administrative.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409280
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de décharge d'impôt sur la plus-value immobilière présentée par Mme A... pour l'année 2020. Le litige portait sur l'interprétation de la condition d'exonération prévue au 1° bis du II de l'article 150 U du code général des impôts, concernant la première cession d'un logement autre que la résidence principale. Le tribunal a jugé que le fait que la requérante ait été propriétaire de son ancienne résidence principale dans les quatre années précédant la vente faisait obstacle au bénéfice de l'exonération, et ce, même si ce bien n'était plus son domicile au moment de la cession.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420874
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour formulée par un ressortissant sénégalais. La juridiction a jugé que le préfet de police avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de l'ancienneté de la présence du requérant en France et de son insertion professionnelle continue. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer un titre de séjour "salarié" dans un délai de trois mois et une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422817
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration n'avait pas répondu à la demande de communication des motifs de son refus implicite, ce qui constitue une illégalité. Cette solution s'appuie sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/04/2026