jeudi 6 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2224836 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET TEISSONNIERE, TOPALOFF, LAFFORGUE, ANDRIEU ASSOCIES (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 novembre 2022, Mme E C veuve B, représentée par la SELARL Teissonniere Topaloff Lafforgue Andreu et Associés, demande au tribunal :
1°) de condamner le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) au titre de l'action successorale, à lui verser une somme de 161 985 euros au titre des préjudices subis par son mari, M. F B, assortie des intérêts au taux légal à compter du 21 avril 2021, avec capitalisation des intérêts ;
2°) de mettre la somme de 3 000 euros à la charge du CIVEN sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) de condamner le CIVEN aux dépens, ce y compris les frais d'expertise.
Mme C soutient que :
- le courrier du 3 octobre 2022 par lequel le CIVEN lui a proposé, en qualité d'ayant droit de son mari, M. F B, une indemnisation à hauteur de 24 232 euros n'est pas satisfactoire au regard des préjudices subis par l'intéressé en raison de son exposition aux rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires en Polynésie française ;
- en l'état, les préjudices que son mari a subis doivent être évalués à la somme de 161 985 euros, décomposée comme suit : 141 euros au titre des frais divers, 2 628 euros au titre des frais d'assistance par tierce personne temporaire, 4 216 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, 60 000 euros au titre des souffrances endurées, 15 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire et 80 000 euros au titre du préjudice moral lié à une pathologie évolutive.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 février 2023, le CIVEN conclut à ce que le montant de l'indemnisation versée à Mme C soit fixé à 24 232 euros et au rejet des demandes plus amples.
Il soutient que la réparation des préjudices subis par M. F B en raison de son exposition aux rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires en Polynésie française doit conduire au versement à son épouse d'une somme de 24 232 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive 96/29/EURATOM du Conseil du 13 mai 1996 ;
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 ;
- la loi n° 2013-1168 du 18 décembre 2013 ;
- la loi n° 2017-256 du 28 février 2017 ;
- la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 ;
- l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 ;
- le décret n° 2014-1049 du 15 septembre 2014 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pény,
- les conclusions de M. Cicmen, rapporteur public,
- et les observations de la SELARL Teissonniere Topaloff Lafforgue Andreu et Associés, représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, né le 27 janvier 1944 et décédé le 2 septembre 2002 d'un cancer pulmonaire, a été affecté, en qualité de militaire, sur les sites d'expérimentation nucléaires à Mururoa en Polynésie française, entre le 1er mars 1971 et le 11 novembre 1973, où il a été exposé à des rayonnements ionisants. Le 21 avril 2021, Mme C, son épouse, en tant qu'ayant droit, a présenté une demande d'indemnisation sur le fondement de la loi du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français. Lors de sa séance du 22 novembre 2021, le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) a fait droit à sa demande et a désigné le professeur D A, médecin légiste, en qualité d'expert, en vue d'évaluer les préjudices subis par M. B. A la suite du rapport d'expertise établi le 7 juillet 2022, le CIVEN a formulé, le 3 octobre 2022, une proposition d'indemnisation d'un montant de 24 232 euros auprès de Mme C qui l'a refusée. Par une ordonnance n° 2224959 du 9 janvier 2023, le juge des référés, saisi par Mme C d'une demande de versement d'une provision, a condamné l'État à lui verser la somme de 24 232 euros au titre de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Par la présente requête, Mme C demande au tribunal de condamner le CIVEN à lui verser une somme de 161 985 euros au titre des préjudices subis par son mari assortie des intérêts au taux légal à compter du 21 avril 2021, avec capitalisation des intérêts.
Sur l'office du juge et les dispositions applicables au présent litige :
1. Les litiges relatifs à la mise en œuvre du régime d'indemnisation institué par la loi du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français relèvent du plein contentieux, de sorte qu'il appartient au juge de faire application des textes en vigueur à la date à laquelle il statue.
2. Aux termes de l'article 1er de la loi du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français : " I. Toute personne souffrant d'une maladie radio-induite résultant d'une exposition à des rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français et inscrite sur une liste fixée par décret en Conseil d'Etat conformément aux travaux reconnus par la communauté scientifique internationale peut obtenir réparation intégrale de son préjudice dans les conditions prévues par la présente loi. / II. Si la personne est décédée, la demande de réparation peut être présentée par ses ayants droit () ". Aux termes de l'article 2 de cette même loi : " La personne souffrant d'une pathologie radio-induite doit avoir résidé ou séjourné : () / 2° Soit entre le 2 juillet 1966 et le 31 décembre 1998 en Polynésie française. / () ". Aux termes du I de l'article 4 de la même loi : " Les demandes individuelles d'indemnisation sont soumises au comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires () ". Aux termes du V de son article 4 : " Ce comité examine si les conditions sont réunies. Lorsqu'elles le sont, l'intéressé bénéficie d'une présomption de causalité, à moins qu'il ne soit établi que la dose annuelle de rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français reçue par l'intéressé a été inférieure à la limite de dose efficace pour l'exposition de la population à des rayonnements ionisants fixée dans les conditions prévues au 3° de l'article L. 1333-2 du code de la santé publique ".
3. Il résulte du V de l'article 4 de la loi du 5 janvier 2010, relatif au régime de présomption de causalité pour l'indemnisation des victimes des essais nucléaires, dans sa rédaction issue de la loi du 28 décembre 2018 de finances pour 2019, applicable à la présente affaire, que le législateur a entendu que, dès lors qu'un demandeur satisfait aux conditions de temps, de lieu et de pathologie prévues par l'article 2 de la loi du 5 janvier 2010 modifiée, il bénéficie de la présomption de causalité entre l'exposition aux rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français et la survenance de sa maladie. Cette présomption ne peut être renversée que si l'administration établit que la dose annuelle de rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français reçue par l'intéressé a été inférieure à la limite de 1 millisievert (mSv). Si, pour le calcul de cette dose, l'administration peut utiliser les résultats des mesures de surveillance de la contamination tant interne qu'externe des personnes exposées, qu'il s'agisse de mesures individuelles ou collectives en ce qui concerne la contamination externe, il lui appartient de vérifier, avant d'utiliser ces résultats, que les mesures de surveillance de la contamination interne et externe ont, chacune, été suffisantes au regard des conditions concrètes d'exposition de l'intéressé. En l'absence de mesures de surveillance de la contamination interne ou externe et en l'absence de données relatives au cas des personnes se trouvant dans une situation comparable à celle du demandeur du point de vue du lieu et de la date de séjour, il appartient à l'administration de vérifier si, au regard des conditions concrètes d'exposition de l'intéressé précisées ci-dessus, de telles mesures auraient été nécessaires. Si tel est le cas, l'administration ne peut être regardée comme rapportant la preuve de ce que la dose annuelle de rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français reçue par l'intéressé a été inférieure à la limite de 1 mSv.
4. Aux termes de l'article L. 1333-2 du code de la santé publique : " Les activités nucléaires satisfont aux principes suivants : / () / 3° Le principe de limitation, selon lequel l'exposition d'une personne aux rayonnements ionisants résultant d'une de ces activités ne peut porter la somme des doses reçues au-delà des limites fixées par voie réglementaire, sauf lorsque cette personne est l'objet d'une exposition à des fins médicales ou dans le cadre d'une recherche mentionnée au 1° de l'article L. 1121-1. " Aux termes de l'article R. 1333-11 du même code : " I.- Pour l'application du principe de limitation défini au 3° de l'article L. 1333-2, la limite de dose efficace pour l'exposition de la population à des rayonnements ionisants résultant de l'ensemble des activités nucléaires est fixée à 1 mSv par an () ".
Sur le droit à indemnisation :
5. Lors de sa séance du 22 novembre 2021, le CIVEN a fait droit à la demande d'indemnisation formée par Mme C, laquelle conteste l'évaluation des préjudices retenue par le comité, à la lumière de l'expertise réalisée par le professeur A. Il y a donc uniquement lieu de statuer sur les différents postes de préjudice invoqués par Mme C.
Sur l'évaluation des préjudices :
En ce qui concerne le déficit fonctionnel temporaire :
6. Il résulte du rapport d'expertise du 7 juillet 2022 que M. B a présenté, du fait de son cancer pulmonaire présumé imputable à son exposition à des rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français, un déficit fonctionnel temporaire total le 5 avril 2002, du 15 au 21 avril 2002, les 7, 28 et 18 juin 2002, le 12 juillet 2002, les 30 juillet, 6 août et 13 août 2002 et du 21 août au 2 septembre 2002, soit un total de vingt-sept jours. M. B a par ailleurs subi un déficit fonctionnel temporaire de 30 % du 8 mars au 4 avril 2002 (vingt-huit jours), un déficit fonctionnel temporaire de 60 % du 18 juin au 30 juillet 2002 (quarante-trois jours) et de 70 % du 31 juillet au 20 août 2002 (vingt-et-un jours), et un déficit fonctionnel temporaire de 50 % en dehors des périodes précitées, soit quatre-vingt-un jours. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation du chef de préjudice en l'évaluant, sur la base d'un taux de 20 euros par jour, à la somme de 2 328 euros.
En ce qui concerne l'assistance par tierce personne temporaire :
7. Il résulte du rapport d'expertise que M. B a nécessité une aide par tierce personne évalué à deux heures par jour à compter du 18 juin 2002 et jusqu'au 21 août 2002 pour l'habillage, la douche, la confection des repas, ainsi qu'une aide de deux heures par semaine pour la réalisation des courses et de l'entretien de la maison et du linge. Sur la base d'un taux horaire journalier, et en incluant les congés légaux, de 10 euros, il sera fait une juste appréciation du préjudice en fixant l'indemnité due à la somme de 1 480 euros, qui sera mise à la charge du CIVEN.
En ce qui concerne les souffrances endurées :
8. L'expert a évalué les souffrances physiques et psychiques endurées par M. B à 4 sur une échelle allant de 1 à 7 en tenant compte des effets secondaires de sa chimiothérapie. Il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en mettant à la charge du CIVEN le versement à Mme C, en sa qualité d'ayant droit de son époux décédé, la somme de 20 000 euros.
En ce qui concerne le préjudice esthétique temporaire :
9. L'expert a évalué le préjudice esthétique temporaire de M. B à 3 sur une échelle allant de 1 à 7 en tenant compte des conséquences de sa maladie sur l'apparence de l'intéressé, matérialisée notamment par une perte importante de poids, ainsi que des effets de la chimiothérapie qui lui a été administrée. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en l'évaluant à la somme de 6 000 euros.
En ce qui concerne le préjudice moral lié au caractère évolutif de la pathologie de M. B :
10. Mme C demande réparation des souffrances morales subies par son époux du fait du caractère évolutif de son cancer, découvert en avril 2002, et de la conscience de sa possible issue fatale. Toutefois, et compte tenu notamment de la relative brièveté entre la déclaration de la maladie et le décès de M. B, un tel préjudice doit être regardé comme déjà réparé par l'indemnité mentionnée au point 9 du présent jugement. La requérante n'est dès lors pas fondée à solliciter une indemnisation supplémentaire à ce titre.
11. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de mettre à la charge du CIVEN, au titre des préjudices subis par M. B du fait de son exposition à des rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français, une somme totale de 29 808 euros, à verser à Mme C en sa qualité d'ayant droit de son époux décédé. Déduction faite de la provision de 24 232 euros déjà versée à Mme C, il y a lieu de condamner le CIVEN à lui verser la somme complémentaire de 5 576 euros.
Sur les intérêts et la capitalisation :
12. Mme C a droit aux intérêts au taux légal sur la provision qui lui a été versée de 24 232 euros pour la période comprise entre le 21 avril 2021, date non contestée de réception de sa demande d'indemnisation, et la date de versement de cette provision par le CIVEN. Elle a également droit aux intérêts au taux légal sur la somme de 5 576 euros, à compter du 21 avril 2021. Il y a également lieu de faire droit à sa demande de capitalisation des intérêts à compter du 21 avril 2022, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur les frais liés au litige :
13. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge du CIVEN une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme C et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le CIVEN versera à Mme C la somme de 5 576 euros, après déduction de la provision déjà versée de 24 232 euros en réparation de ses préjudices. La somme totale de 24 232 euros portera intérêts au taux légal pour la période comprise entre le 21 avril 2021 et la date de versement de cette provision par le CIVEN. Elle a également droit aux intérêts au taux légal sur la somme de 5 576 euros, à compter du 21 avril 2021. Les intérêts échus le 21 avril 2022 seront capitalisés pour porter eux-mêmes intérêts à compter de cette date.
Article 2 : Le CIVEN versera à Mme C une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C veuve B et au comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires.
Délibéré après l'audience du 23 mai 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Delesalle, président,
- M. Pény, premier conseiller,
- M. Doan, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2024.
Le rapporteur,
A. Pény
Le président,
H. Delesalle La greffière,
A. Cardon
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
2/6-3
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525597
**Sujet principal** : La requérante, une ressortissante salvadorienne, demande l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour et l'injonction au préfet de police de lui délivrer un titre. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (6e Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requête dirigée contre un rejet implicite est irrecevable, car un refus exprès (un arrêté du 25 mars 2025) avait déjà été notifié. Le tribunal considère que les moyens au fond, invoquant notamment les articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA, ne sont pas de nature à justifier la délivrance d'un titre. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4, ainsi que le code de justice administrative.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524412
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet du Val-de-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour douze mois. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et fondé sur un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, qui était entré et séjournait irrégulièrement en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien de 1968.
19/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414908
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir concernant la responsabilité de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris pour une infection nosocomiale survenue après une intervention chirurgicale. La juridiction a reconnu la responsabilité de l'établissement et a procédé à une évaluation des préjudices du requérant, en se fondant notamment sur une expertise médicale ordonnée par le tribunal. La décision implicite de rejet de la demande d'indemnisation est annulée, et l'AP-HP est condamnée à verser une indemnité, dont le montant est déterminé par le tribunal en application des principes de responsabilité administrative.
19/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419249
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. La juridiction a jugé que le recours contre la décision implicite de rejet était devenu sans objet, une décision expresse de rejet ayant été prise avant l'introduction de la requête et le recours contre cette dernière ayant fait l'objet d'un désistement. Le tribunal s'est fondé sur les règles de procédure du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité, sans avoir à examiner le fond du litige.
19/03/2026