jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2225480 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | CABINET JEAN-YVES LE GOFF (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 décembre 2022 et 19 avril 2024, la société RATP travel retail et la Régie autonome des transports parisiens (RATP), représentées en dernier lieu par Me Le Mière, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de condamner la société H.I.M. à régler à la société RATP travel retail la somme de 20 312,58 euros TTC au titre de redevances d'occupation du domaine public et de charges impayées, majorée des intérêts qui se montent à la somme de 2 543,70 euros au 8 avril 2024, ainsi que de leur capitalisation ;
2°) de mettre à la charge de la société H.I.M. la somme de 3 000 euros à leur verser conjointement au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la société H.I.M., qui a régulièrement occupé le domaine public du 8 septembre 2021 au 16 septembre 2022, reste redevable de la somme de 20 312,58 euros au titre de redevances d'occupation et de charges non réglées, ainsi qu'elle l'a d'ailleurs elle-même reconnu en concluant l'avenant de résiliation ;
- les intérêts, calculés conformément aux stipulations contractuelles, ont commencé à courir le 17 septembre 2022 et, après capitalisation, se montaient à la somme de 2 543,70 euros au 8 avril 2024. Ils ont continué à courir depuis lors.
Les mémoires ont été communiqués à la société H.I.M., qui n'a pas produit d'observations en défense.
L'instruction a été clôturée le 22 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code des transports ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Grandillon, rapporteur public,
- et les observations de Me Lançon, pour la société RATP travel retail et la Régie autonome des transports parisiens.
Considérant ce qui suit :
1. Par une convention signée le 12 avril 2021, la société H.I.M. a conclu avec la société RATP travel retail, agissant en tant que mandataire de la Régie autonome des transports parisiens (RATP), une convention d'occupation du domaine public en vue d'exercer, sur un emplacement situé à la station Gambetta du métro, l'activité de vente de prêt-à-porter et d'accessoires de mode sous l'enseigne " Paris Hype ". La date d'entrée dans les lieux a été fixée par avenant au 8 septembre 2021. Le 13 septembre 2022, les parties ont résilié d'un commun accord la convention, avec effet au 16 septembre 2022, date à laquelle a été établi un état des lieux de sortie. Par la présente requête, la société RATP travel retail et la RATP demandent la condamnation de la société H.I.M. à régler à la société RATP travel retail la somme de 20 312,58 euros TTC, majorée des intérêts et de leur capitalisation qu'elles chiffrent à la somme de 2 543,70 euros au 8 avril 2024, au titre de redevances d'occupation et de charges non réglées.
2. Par l'avenant de résiliation du 13 septembre 2022, les sociétés signataires ont convenu que la dette résiduelle de la société H.I.M., après déduction du montant du dépôt de garantie, se montait à 20 312,58 euros. La société défenderesse, qui n'a pas produit d'écriture en défense, ne conteste pas ce montant, ni ne fait valoir aucun motif pour lequel il ne serait pas dû. Il y a dès lors lieu de condamner la société H.I.M. à verser à la société RATP travel retail, mandatée par la RATP pour recouvrer le montant des redevances d'occupation de son domaine public perçues au titre des activités commerciales qui y sont conduites, la somme de 20 312,58 euros.
3. Le même avenant a prévu que cette somme serait réglée " au plus tard le jour de l'état des lieux de sortie ", soit le 16 septembre 2022. Par ailleurs, l'article 23 du cahier des charges des concessions de locaux et emplacements à usage commercial dans les stations de la RATP du 18 février 1969, auquel renvoyait l'article 1er de la convention d'occupation conclue, stipule que : " en cas de retard dans le paiement () de toute somme due à la RATP, les sommes échues portent intérêt de plein droit au taux des avances sur titres de la Banque de France majoré de 2%, sans qu'il soit besoin pour la RATP de procéder à une mise en demeure quelconque ". Il y a dès lors lieu de majorer la somme due des intérêts calculés conformément à ces stipulations, qui ont couru à compter du 17 septembre 2022, ainsi que de leur capitalisation à chaque échéance annuelle. Il n'est pas contesté que ladite somme représentait, le 8 avril 2024, la somme de 2 543,70 euros, ainsi qu'il résulte du tableau produit par les requérantes.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre la somme de 2 000 euros à la charge de la société H.I.M. au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La société H.I.M. est condamnée à verser à la société RATP travel retail la somme de 20 312,58 euros TTC, majorée des intérêts calculés conformément aux stipulations contractuelles à compter du 17 septembre 2022, et de leur capitalisation à chaque échéance annuelle.
Article 2 : La société H.I.M. versera la somme de 2 000 euros à la société RATP travel retail et à la Régie autonome des transports parisiens au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société RATP travel retail, première requérante dénommée, et à la société H.I.M.
Délibéré après l'audience du 12 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Anne Seulin, présidente,
M. Gaël Raimbault, premier conseiller,
Mme Paule Desmoulière, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.
Le rapporteur,
G. ALa présidente,
A. SeulinLa greffière,
L. Thomas
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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