LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2226997

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2226997

mardi 29 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2226997
TypeDécision
PublicationC
Formation1re Section - 3e Chambre
Avocat requérantTOMASI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 décembre 2022, M. E F D, représenté par Me Boudaya, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 28 novembre 2022 par laquelle le préfet de police a refusé sa demande d'abrogation des arrêtés en date du 1er septembre 2022 par lesquels le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination duquel il pourrait être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trente-six mois.

2°) d'enjoindre au préfet de police de procéder à la suppression de son inscription au sein du système d'information Schengen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 400 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision par laquelle le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire est insuffisamment motivée ;

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;

- la décision portant éloignement est entachée d'un vice de procédure dès lors que son droit à être entendu a été méconnu ;

- il y a lieu d'abroger la décision portant obligation de quitter le territoire français, entachée d'une erreur de fait dès lors qu'il est titulaire d'un titre de séjour italien délivré le 4 avril 2022, valable jusqu'au 4 avril 2024, et qu'il est entré en France le 28 août 2022 ;

- sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 janvier 2023, le préfet de police, représenté par Me Tomasi, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.

Par des courriers en date du 22 avril 2024 et du 30 mai 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que faute de justifier résider hors de France au moment de l'enregistrement de sa requête, ainsi que le prévoient les dispositions de l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les conclusions à fin d'annulation présentées par M. D, en tant qu'elles concernent l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée par le préfet de police en date du 1er septembre 2022, sont irrecevables.

Par un mémoire en date du 23 avril 2024, le préfet de police, représenté par Me Tomasi, informe le tribunal qu'il s'associe au moyen d'ordre public communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Lenoir,

- et les observations de Me Boudaya, représentant M. D.

Considérant ce qui suit :

1. M. D, ressortissant égyptien né le 11 juillet 1984, est entré en France le 28 août 2022, selon ses déclarations. Par deux arrêtés en date du 1er septembre 2022, le préfet de police a obligé M. D à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trente-six mois. Par courrier en date du 28 novembre 2022, le préfet de police a refusé la demande d'abrogation de ces décisions présentée par M. D en date du 14 novembre 2022. Par la requête susvisée, M. D demande l'annulation de cette décision.

Sur la recevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision portant refus d'abtogation de l'interdiction de retour sur le territoire français :

2. Aux termes de l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut à tout moment abroger l'interdiction de retour. / Lorsque l'étranger sollicite l'abrogation de l'interdiction de retour, sa demande n'est recevable que s'il justifie résider hors de France ".

3. M. D produit deux déclarations d'hébergement en Italie, dans la commune de Tolfa, en date des 4 avril 2022 et 7 février 2024, ainsi que des justificatifs de voyage au soutien d'une lettre explicative relative à son retour en Italie, où il disposait d'un titre de séjour valable jusqu'à la date du 4 avril 2024, à la suite des arrêtés en date du 1er septembre 2022 dont il a sollicité l'abrogation. Dans les circonstances de l'espèce, M. D doit ainsi être regardé comme justifiant résider hors de France au sens et pour l'application des dispositions qui précèdent. Par suite, les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision portant refus d'abrogation de l'interdiction de retour sur le territoire français visant M. D sont recevables.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. Aux termes du second alinéa de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration : " L'administration est tenue d'abroger expressément un acte non réglementaire non créateur de droits devenu illégal ou sans objet en raison de circonstances de droit ou de fait postérieures à son édiction, sauf à ce que l'illégalité ait cessé ". Il appartient à tout intéressé de demander à l'autorité compétente de procéder à l'abrogation d'une décision illégale non réglementaire qui n'a pas créé de droits, si cette décision est devenue illégale à la suite de changements dans les circonstances de droit ou de fait postérieurs à son édiction.

5. En premier lieu, M. D soutient que la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente. Toutefois, par un arrêté n°2022-01166 en date du 3 octobre 2022 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de police du même jour, le préfet de police a donné délégation à M. B A, attaché principal d'administration de l'Etat, dans la limite de ses attributions, parmi lesquels figuraient la police des étrangers. Par suite, le moyen doit être écarté.

6. En deuxième lieu, l'arrêté n°6203128206 en date du 1er septembre 2022, en tant qu'il oblige M. D à quitter le territoire français, vise les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de justice administrative dont il fait application. Cet arrêté mentionne en outre que M. D, qui n'a pu justifier d'un titre de séjour pour se maintenir sur le territoire français, est entré en France sous couvert d'un document de voyage non revêtu d'un visa et qu'il ne peut se prévaloir des dispositions du règlement (CE) 539/2001 du Conseil de l'Union européenne du 15 mars 2001. Dans ces conditions, en tout état de cause, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

7. En troisième lieu, le droit d'être entendu, qui relève des droits de la défense figurant au nombre des principes généraux du droit de l'Union européenne, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. En outre, selon la jurisprudence de la Cour de justice de 1'Union européenne C-383/13 PPU du 10 septembre 2013, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.

8. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier et il n'est d'ailleurs pas allégué par M. D, qui a bénéficié de plusieurs auditions de la part des services de police dans le cadre de la procédure de garde à vue dont il a fait l'objet, ni qu'il aurait sollicité en vain un entretien auprès des services préfectoraux, ni qu'il aurait été empêché de présenter spontanément des observations avant que ne soit pris l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu soulevé par M. D doit, en tout état de cause, être écarté.

9. En quatrième lieu, pour soutenir que la décision par laquelle le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français est entachée d'une erreur de fait, M. D se borne à se prévaloir de ce qu'il ressort des éléments de la procédure qu'il est titulaire d'un titre de séjour italien délivré le 4 avril 2022 et valable jusqu'au 4 avril 2024 et qu'il est entré en France le 28 août 2022. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que cette circonstance, que l'intéressé n'a fait que réitérer devant le juge des libertés et de la détention, avait été relevée dans le cadre de la procédure policière qui avait précédé l'édiction de la décision par laquelle le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français. Dans ces conditions, dès lors que M. D ne peut être regardé comme se prévalant d'une circonstance de fait postérieure à l'édiction de la décision dont il a sollicité l'abrogation, ayant rendu cette décision illégale, le moyen doit être écarté comme inopérant. En tout état de cause, ainsi que le fait valoir le préfet de police, les mentions de l'arrêté n°6203128206 se bornent à relever que M. D est entré en France au moyen d'un document de voyage dépourvu de visa et qu'il ne peut se prévaloir des dispositions du règlement (CE) 539/2001 du Conseil de l'Union européenne du 15 mars 2001. A cet égard, le préfet de police fait valoir, sans être contesté, que M. D, qui ne justifie pas de la date de son entrée en France, ne s'est prévalu préalablement à l'édiction de sa décision et ne se prévaut d'aucune adresse stable ni de ressources. Dans ces conditions, alors même qu'il est constant que M. D disposait d'un titre de séjour italien valable du 4 avril 2022 au 4 avril 2024, celui-ci n'est pas fondé à soutenir que la décision par laquelle le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire est entachée d'une erreur de fait.

10. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. "

11. D'autre part, l'article L. 612-6 du même code, dans sa rédaction applicable au présent litige, dispose que : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".

12. M. D soutient, en se prévalant de la circonstance, postérieure à l'édiction de l'arrêté n°6203128206 en date du 1er septembre 2022, qu'il n'a pas été placé sous contrôle judiciaire après avoir été entendu par le juge des libertés et de la détention, que sa présence sur le territoire français ne constitue pas une menace à l'ordre public. Il ressort des pièces du dossier que, pour considérer que la présence de M. D sur le territoire français constituait une menace pour l'ordre public, le préfet de police s'est fondé sur la circonstance que celui-ci avait fait l'objet d'un signalement en date du 30 août 2022 pour agression sexuelle à l'égard d'une personne vulnérable. Toutefois, ainsi que l'a relevé le tribunal correctionnel de Paris dans un jugement du 15 février 2023, la matérialité des faits reprochés à M. D n'est pas établie. M. D est ainsi fondé à soutenir, en se prévalant de faits postérieurs à l'édiction de la décision attaquée, qu'en considérant que sa présence sur le territoire français constituait une menace pour l'ordre public, le préfet de police a commis une erreur d'appréciation.

13. Il ressort des pièces du dossier que le motif tiré de ce que la présence de M. D constituait une menace à l'ordre public n'a constitué le fondement que des décisions par lesquelles le préfet de police a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.

14. S'agissant, d'une part, de la décision par laquelle le préfet de police a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire, M. D ne se prévaut toutefois d'aucune circonstance de fait postérieure à l'édiction de cette décision dont il a sollicité l'abrogation permettant de considérer que c'est à tort que le préfet a considéré qu'il existait un risque qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement. Dès lors que ce motif suffisait à ce qu'un délai de départ volontaire lui soit refusé, le moyen tiré de ce que sa présence sur le territoire français ne constituait pas une menace pour l'ordre public doit être écarté comme inopérant.

15. S'agissant toutefois, d'autre part, de la décision par laquelle le préfet de police a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans, il ne résulte pas de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision en ne se fondant pas sur le motif tiré de ce que la présence de l'intéressé sur le territoire constituait une menace pour l'ordre public.

16. Il résulte de ce qui précède que M. D est seulement fondé à demander l'annulation du courrier du préfet de police du 28 novembre 2022 en tant qu'il porte refus d'abrogation de la décision prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

17. Eu égard au motif d'annulation retenu aux points 12 et 15, le présent jugement implique seulement qu'il soit enjoint au préfet de police, d'une part, de procéder à l'abrogation de la décision par laquelle il a prononcé à l'encontre de M. D une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans et, d'autre part, de procéder à la suppression de son signalement aux fins de non-admission au sein du système d'information Schengen. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'enjoindre au préfet de police de procéder à ces mesures dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

18. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à M. D au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 28 novembre 2022 du préfet de police refusant l'abrogation des mesures prononcées à l'encontre de M. D est annulée en tant qu'elle concerne la décision par laquelle une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans a été prononcée à son encontre.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de police d'abroger l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans prononcée à l'encontre de M. D et de procéder à la suppression de son signalement aux fins de non-admission au sein du système d'information Schengen, dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera à M. D la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. E F D et au préfet de police.

Délibéré après l'audience du 2 octobre 2014, à laquelle siégeaient :

M. Rohmer, président,

Mme Dousset, première conseillère,

M. Lenoir, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 octobre 2024.

Le rapporteur,

A. LENOIR

Le président,

B. ROHMERLa greffière,

S. CAILLIEU-HELAIEM

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/1-3

Décisions similaires

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317492

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les demandes de la SARL 42 Consulting visant à obtenir la restitution du crédit d'impôt recherche pour les années 2019 et 2020. La juridiction a estimé que la société n'avait pas apporté la preuve que les projets litigieux remplissaient les conditions scientifiques et techniques d'éligibilité prévues par l'article 244 quater B du code général des impôts. Elle a également jugé non fondés les griefs relatifs à une irrégularité de la procédure administrative.

01/04/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409280

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de décharge d'impôt sur la plus-value immobilière présentée par Mme A... pour l'année 2020. Le litige portait sur l'interprétation de la condition d'exonération prévue au 1° bis du II de l'article 150 U du code général des impôts, concernant la première cession d'un logement autre que la résidence principale. Le tribunal a jugé que le fait que la requérante ait été propriétaire de son ancienne résidence principale dans les quatre années précédant la vente faisait obstacle au bénéfice de l'exonération, et ce, même si ce bien n'était plus son domicile au moment de la cession.

01/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420874

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour formulée par un ressortissant sénégalais. La juridiction a jugé que le préfet de police avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de l'ancienneté de la présence du requérant en France et de son insertion professionnelle continue. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer un titre de séjour "salarié" dans un délai de trois mois et une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés.

01/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422817

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration n'avait pas répondu à la demande de communication des motifs de son refus implicite, ce qui constitue une illégalité. Cette solution s'appuie sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/04/2026

← Retour aux décisions