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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2300963

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2300963

mardi 26 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2300963
TypeDécision
PublicationC
Formation6e Section - 2e Chambre
Avocat requérantOTTOU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 janvier et 7 juin 2023, M. D, représenté par Me Ottou, doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 13 décembre 2022 par laquelle préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer sa situation, dans un délai de trente jours, et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros, à verser à son conseil, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- l'auteur de l'acte était incompétent pour le signer ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'a pas été communiqué ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est cru lié par l'avis du collège médical de l'Office français de l'immigration et d'intégration ;

- le préfet a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il a fait une inexacte application de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il a méconnu les stipulations de son article 3 ;

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :

- la décision portant refus de titre de séjour sur le fondement duquel la décision a été prise est illégale ;

- le préfet a fait une inexacte application de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- les décisions sur le fondement desquelles la décision a été prise sont illégales ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juillet 2023, le préfet de police, représenté par Me Rannou, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens invoqués par M. A ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 24 juillet 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 août 2023.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 mars 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Théoleyre,

- et les observations de Me Ottou, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A, ressortissant népalais né le 19 octobre 1974 et entré en France le 15 juin 2017 selon ses déclarations, a sollicité son admission au séjour le 13 juin 2022 sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 13 décembre 2022, le préfet de police a refusé de délivrer un titre de séjour à l'intéressé, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de ces décisions.

Sur la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :

2. En premier lieu, par un arrêté n° 2022-01166 du 3 octobre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Paris le même jour, le préfet de police a donné délégation à Mme B, attachée d'administration de l'Etat, placée sous l'autorité de la cheffe de la division de l'immigration familiale, pour signer tous arrêtés et décisions dans la limite de ses attributions, en cas d'absence ou d'empêchement des autres délégataires, sans qu'il ressorte des pièces du dossier que ces derniers n'aient pas été absents ou empêchés lorsqu'elle a signé la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de son signataire doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; (). ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".

4. La décision attaquée vise l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle rappelle que le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a estimé le 21 novembre 2022 que, si l'état de santé de M. A nécessitait une prise en charge médicale, dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une extrême gravité, il pouvait bénéficier effectivement d'un traitement approprié au Népal et voyager sans risque vers ce pays. Elle précise également qu'il n'est pas porté atteinte à la vie privée et familiale de l'intéressé dès lors que ses attaches familiales se trouvent au Népal et qu'il n'est arrivé en France qu'à l'âge de 42 ans. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision serait entachée d'une insuffisance de motivation. Il ne peut davantage soutenir que la décision litigieuse serait entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée ".

6. D'une part, si le requérant soutient que l'arrêté du préfet est entaché d'un vice de procédure dès lors que l'avis émis par le collège de médecins de l'OFII ne lui a pas été communiqué, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose au préfet de communiquer cet avis à l'étranger qui sollicite son admission au séjour en qualité d'étranger malade. D'autre part, il ressort des pièces du dossier et notamment de l'avis du collège de médecins de l'OFII du 21 novembre 2022 et de l'attestation du médecin coordonnateur de zone, produits par le préfet de police en défense, que le rapport médical a été établi par un médecin qui ne faisait pas partie du collège, et que le rapport a été transmis au collège le 7 novembre 2021. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure à l'issue de laquelle a été rendu l'avis du collège de médecin de l'OFII doit être écarté.

7. En quatrième lieu, la circonstance que le préfet de police se serait approprié les éléments résultant de l'avis du collège de médecins n'est pas de nature à établir qu'il se serait senti lié par cet avis. Ainsi, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait méconnu sa compétence ou que la décision en litige aurait été prise au terme d'une procédure irrégulière.

8. En cinquième lieu, M. A soutient, contrairement à l'avis de l'OFII, qu'il ne pourra pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié au Népal pour le diabète type 2 dont il est affecté, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de ce pays. Toutefois, il résulte des dispositions citées au point 5 qu'il appartient seulement au juge de s'assurer, eu égard à la pathologie de l'intéressé, de l'existence d'un traitement approprié et de sa disponibilité dans des conditions permettant d'y avoir accès, sans rechercher si les soins dans le pays d'origine sont équivalents à ceux offerts en France ou en Europe, et pas davantage à prendre en compte des facteurs étrangers à ces critères. Le requérant qui produit une ordonnance mentionnant des médicaments de fabricants spécifiques, à savoir, le Xigduo, l'Amarel et l'Ozempic, se prévaut de l'absence de ces médicaments ou de leur équivalent au Népal. Toutefois, il ressort de la liste des médicaments essentiels publiée par le ministère de la santé et des populations népalais que des traitements pour le diabète de type 2 existent au Népal. Quand bien même des traitements comparables à ceux qui lui sont prescrit en France ne seraient pas disponibles dans son pays d'origine, M. A ne produit aucun élément de nature à supposer que les traitements qui y sont effectivement disponibles ne serait pas appropriés à sa pathologie au sens des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, le requérant ne justifie pas de l'inaccessibilité géographique ou pécuniaire des traitements en cas de retour au Népal. Par suite, le préfet de police pouvait, sans méconnaître les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fonder sa décision de refus de carte de séjour sur la circonstance que M. A pourra bénéficier effectivement d'un traitement approprié à sa pathologie dans son pays d'origine.

9. En sixième lieu, pour demander l'annulation de la décision attaquée, le requérant se prévaut également de la violation de l'article L. 423-23 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, il ressort des termes de l'arrêté et de la fiche de salle produite en défense que le titre de séjour a été demandé sur le seul fondement de l'article L. 425-9 du même code et que le préfet de police n'a pas, de lui-même, envisagé la possibilité d'admettre M. A au séjour au titre de la vie privée et familiale avant de rejeter sa demande de titre de séjour. Dès lors, le moyen tiré de la violation de l'article L. 423-23 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté comme inopérant. Le requérant ne saurait utilement non plus soutenir que le refus de séjour serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions précitées de l'article L. 423-23.

10. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".

11. M. A fait valoir qu'il vit en France depuis six ans et qu'il y a déplacé le centre de ses intérêts personnels. Toutefois, il ne produit aucun élément permettant d'apprécier la réalité de sa vie privée et familiale en France, alors que la décision contestée mentionne que ses enfants vivent au Népal et qu'il est entré sur le territoire à l'âge de 42 ans. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, et eu égard tant à la durée qu'aux conditions de séjour en France de l'intéressé, la décision contestée n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Elle n'a donc pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

12. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'encontre de la décision portant refus de titre de séjour qui n'implique pas, par elle-même, le retour de l'intéressé dans son pays d'origine.

13. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant refus d'admission au séjour.

Sur la décision portant l'obligation de quitter le territoire français :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision de refus de titre de séjour qui lui est opposée par l'arrêté attaqué est illégale. Par suite, il n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de l'obligation qui lui est faite par le même arrêté de quitter le territoire français dans un délai de trente jours.

15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ".

16. Comme il a été dit au point 8, M. A n'établit pas que, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de son pays d'origine, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié à sa pathologie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

17. En troisième lieu, comme il a été dit au point 11, eu égard tant à la durée qu'aux conditions de séjour en France de l'intéressé, la décision contestée n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Elle n'a donc pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

18. Il résulte de ce qui a été dit aux points 14 à 17, que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'obligation à quitter le territoire français prise à son encontre.

Sur la décision fixant le pays de destination :

19. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français qui lui sont opposées par l'arrêté attaqué sont illégales. Par suite, il n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de l'obligation qui lui est faite par le même arrêté de quitter le territoire français dans un délai de trente jours.

20. En deuxième lieu, la décision contestée comporte l'énoncé des dispositions légales dont il a été fait application ainsi que des circonstances de fait au vu desquelles elle a été prise. Contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet de police n'était pas tenu de mentionner de manière exhaustive tous les éléments relatifs à la situation personnelle dont il entendait se prévaloir. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré d'une insuffisance de la motivation n'est pas fondé et doit être écarté.

21. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

22. Il appartient à l'autorité administrative chargée de prendre la décision fixant le pays de renvoi d'un étranger obligé de quitter le territoire de s'assurer, sous le contrôle du juge, que les mesures qu'elle prend n'exposent pas l'étranger à des risques sérieux pour sa liberté ou son intégrité physique, non plus qu'à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

23. En l'espèce, l'intéressé, qui se borne à se prévaloir de son état de santé et dont la demande d'asile a été rejetée le 15 juin 2018, ne fait état d'aucun élément justifiant qu'il serait personnellement exposé à des risques graves en cas de retour dans son pays d'origine. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté.

24. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et, M. A étant la partie perdante à l'instance, celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet de police.

Délibéré après l'audience du 12 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Marino, président,

Mme Lambert, première conseillère,

M. Théoleyre, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2023.

Le rapporteur,

M. Théoleyre

Le président,

Y. Marino

La greffière,

K. Bak-Piot

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2300963/6-

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