jeudi 1 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2301132 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 3e Chambre - R.222-13 |
| Avocat requérant | VERNON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 janvier 2023, Mme A D, représentée par Me Vernon, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 juillet 2022 par laquelle la Ville de Paris a rejeté son recours administratif contre la décision du 26 octobre 2021 de la caisse d'allocations familiales de Paris mettant à sa charge un indu de revenu de solidarité active de 9 611,30 euros au titre de la période de janvier 2020 à juin 2021 et sa demande de remise de dette ;
2°) d'annuler la décision du 23 février 2022 de la caisse d'allocations familiales de Paris prononçant une pénalité de 1 420 euros ;
3°) d'annuler la décision du 8 septembre 2022 de la caisse d'allocations familiales de Paris refusant de lui accorder une remise de sa dette d'aide personnalisée au logement de 5 814,67 euros au titre de la période de janvier 2020 à juin 2021 ;
4°) d'enjoindre à la Ville de Paris de la rétablir rétroactivement dans ses droits au revenu de solidarité active au titre des années 2020 et 2021 ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans le délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
5°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales de Paris de la rétablir rétroactivement dans ses droits à l'aide personnalisée au logement au titre des années 2020 et 2021 ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans le délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
6°) à titre subsidiaire de lui accorder une remise totale de sa dette, incluant la pénalité ;
7°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales de Paris et de la Ville de Paris le versement, à son conseil, d'une somme de 1 800 euros chacun au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
8°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales de Paris et de la Ville de Paris la somme de 13 euros au titre des droits de plaidoiries, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence ;
- les décisions des 23 février et 8 septembre 2022 ne sont pas suffisamment motivées ;
- les décisions attaquées sont entachées d'erreurs de fait ;
- sa situation financière ne lui permet pas de rembourser ses dettes.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juillet 2023, la Ville de Paris conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l'indu de revenu de solidarité active au titre de la période de janvier à novembre 2020 et avril à juin 2021 et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Elle soutient que :
- par une décision du 5 juillet 2023, la caisse d'allocations familiales de Paris a annulé la dette d'aide personnalisée au logement de la requérante et a réduit l'indu de revenu de solidarité active à la somme de 3 395,44 euros ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 10 juillet et 13 décembre 2023, la caisse d'allocations familiales de Paris conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l'aide personnalisée au logement et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Elle soutient que :
- la juridiction administrative est incompétente pour connaitre des conclusions relatives à la pénalité ;
- l'indu d'aide personnalisée au logement a été annulé.
Par un mémoire, enregistré le 8 janvier 2024, Mme D, déclare se désister des conclusions tendant à l'annulation de la décision du 23 février 2022 de la caisse d'allocations familiales prononçant une pénalité de 1 420 euros et doit être regardée comme maintenant ses autres conclusions.
Par une lettre du 17 janvier 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à venir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour statuer sur les conclusions dirigées contre la pénalité administrative infligée en application des dispositions de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Deniel, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Deniel a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Après avoir constaté à l'issue d'un contrôle que Mme D, bénéficiaire du revenu de solidarité active et de l'aide personnalisée au logement, avait déclaré une résidence en France alors qu'elle avait séjourné hors du territoire national plus de trois mois en 2020 et 2021, la caisse d'allocations familiales de Paris lui a réclamé, par lettre du 26 octobre 2021, le paiement des sommes de 9 611,30 et 5 814,67 euros, correspondant respectivement à des indus de revenu de solidarité active et d'aide personnalisée au logement. Le 25 novembre 2011, Mme D a formé un recours administratif en contestant ces indus. Le même jour, elle a sollicité une remise de ses dettes. Par une décision du 22 juillet 2022, la Ville de Paris a rejeté son recours relatif à l'indu de revenu de solidarité active et a refusé de lui accorder une remise de sa dette. Par une décision du 8 septembre 2022, la caisse d'allocations familiales de Paris a rejeté sa demande de remise gracieuse de dette d'aide personnalisée au logement. Le 23 février 2022, la caisse d'allocations familiales a prononcé à l'encontre de Mme D une pénalité de 1 420 euros sur le fondement de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale. Mme D demande au tribunal l'annulation de l'ensemble de ces décisions.
Sur le désistement partiel :
2. Par un mémoire enregistré le 8 janvier 2024, Mme D a déclaré se désister de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision du 23 février 2022 de la caisse d'allocations familiales de Paris prononçant une pénalité de 1 420 euros. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur le litige relatif à l'aide personnalisée au logement :
En ce qui concerne le non-lieu à statuer :
3. Il résulte de l'instruction que le 5 juillet 2023, postérieurement à l'introduction de la requête, l'indu d'aide personnalisée au logement au titre de la période de janvier 2020 à juin 2021 mis à la charge de Mme D a été annulé par la caisse d'allocations familiales de Paris. Les conclusions relatives à la remise de dette correspondant à cet indu ont dès lors perdu leur objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur le litige relatif au revenu de solidarité active :
En ce qui concerne le non-lieu à statuer :
4. Il résulte de l'instruction que le 5 juillet 2023, postérieurement à l'introduction de la requête, l'indu de revenu de solidarité active au titre la période de janvier 2020 à juin 2021 d'un montant de 9 611,30 euros a fait l'objet d'une annulation partielle le ramenant à la somme de 3 395,44 euros au titre de la période de décembre 2020 à mars 2021. Par suite, les conclusions de Mme D ont perdu leur objet en tant qu'elles portent sur l'indu de revenu de solidarité active excédant la somme de 3 395,44 euros.
En ce qui concerne l'examen des moyens :
5. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'aide exceptionnelle de fin d'année, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige. En cas d'annulation par le juge de la décision ordonnant la récupération de l'indu, il est loisible à l'administration, si elle s'y croit fondée et si, en particulier, aucune règle de prescription n'y fait obstacle, de reprendre régulièrement et dans le respect de l'autorité de la chose jugée, sous le contrôle du juge, une nouvelle décision.
6. En premier lieu, la décision attaquée du 22 juillet 2022 a été signée par Mme C B, responsable de section au service de l'insertion sociale et professionnelle de la direction des solidarités de la Ville de Paris, qui bénéficiait d'une délégation de signature à cet effet par un arrêté du 29 mars 2022 publié au bulletin officiel de la Ville de Paris du 1er avril 2022. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
7. En second lieu, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active ". Aux termes de l'article R. 262-5 du même code : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. () / En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire ".
8. Il résulte de ces dispositions que, pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active une personne doit remplir la condition de ressources qu'elle mentionne et résider en France de manière stable et effective. Pour apprécier si cette seconde condition est remplie, il y a lieu de tenir compte de son logement, de ses activités, ainsi que de toutes les circonstances particulières relatives à sa situation, parmi lesquelles le nombre, les motifs et la durée d'éventuels séjours à l'étranger et ses liens personnels et familiaux. La personne qui remplit les conditions pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active a droit, lorsqu'elle accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois, au versement sans interruption de cette allocation. En revanche, lorsque ses séjours à l'étranger excèdent cette durée de trois mois, le revenu de solidarité active ne lui est revenu de solidarité active que pour les mois civils complets de présence en France. En toute hypothèse, le bénéficiaire du revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation, outre l'ensemble des ressources dont il dispose, sa situation familiale et tout changement en la matière, toutes informations relatives au lieu de sa résidence, ainsi qu'aux dates et motifs de ses séjours à l'étranger lorsque leur durée cumulée excède trois mois.
9. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'enquête, et n'est pas contesté, que Mme D a séjourné au Maroc du 22 décembre 2020 au 30 mars 2021 soit une durée supérieure à trois mois de date à date. La requérante ne justifie pas que les liaisons aériennes entre la France et le Maroc étaient suspendues au cours de cette période en raison du contexte sanitaire. Si Mme D soutient également qu'elle a rencontré des difficultés liées à sa santé, le seul certificat médical du 11 janvier 2011 qu'elle produit lui prescrivant, sans autre précision, un traitement et du repos pendant quatre-vingt-dix jours est insuffisant pour établir qu'elle aurait été empêchée de voyager vers la France pour des motifs médicaux. Dans ces conditions, c'est sans commettre d'erreur de fait et à bon droit que la Ville de Paris, après avoir constaté que la durée des séjours de Mme D à l'étranger excédait trois mois de date à date, a pris en compte son droit au revenu de solidarité active pendant ses mois civils complets de présence en France et a exclu les mois au cours desquels elle s'était absentée du territoire et ne pouvait ainsi y prétendre. Par suite, Mme D n'est pas fondée à contester l'indu de revenu de solidarité active de 3 395,44 euros mis à sa charge au titre de la période de décembre 2020 à mars 2021.
10. Il résulte de tout ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 22 juillet 2022 de la Ville de Paris en tant qu'elle confirme un indu de revenu de solidarité active de 3 395,44 euros. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées.
Sur la remise de dette de revenu de solidarité active :
11. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / () La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. () ".
12. Il résulte de l'instruction que l'indu d'allocation de revenu de solidarité active litigieux a pour origine l'absence de déclaration par Mme D de sa résidence au Maroc au cours de la période litigieuse. Mme D, dont la bonne foi n'est pas contestée, soutient que la précarité de sa situation financière fait obstacle au remboursement de la somme qui lui est réclamée. Toutefois, il résulte de l'instruction que la requérante perçoit des revenus d'environ 1 360 euros par mois, constitués d'une pension, de l'allocation personnalisée au logement et d'une aide du centre communal d'action sociale de Paris. Les éléments relatifs aux charges de la requérante, qui soutient qu'elle verse un loyer mensuel avec charges de 665 euros et fait valoir le statut d'étudiant de son fils, ne sont pas de nature à établir qu'elle serait dans une situation de précarité telle qu'il ne pourrait lui être demandé de rembourser la somme due. Par suite, Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision attaquée ni, par voie de conséquence, une remise de sa dette.
Sur les frais liés aux litiges :
13. D'une part, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.
14. D'autre part, les droits de plaidoirie n'étant pas au nombre des dépens limitativement énumérés par l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions de Mme D tendant à ce qu'une somme de 13 euros soit mise à ce titre à la charge de l'Etat doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme D de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision du 23 février 2022 de la caisse d'allocations familiales de Paris prononçant une pénalité de 1 420 euros.
Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête relatives à la remise de dette d'aide personnalisée au logement.
Article 3 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête relatives à l'indu de revenu de solidarité active en tant qu'il excède la somme de 3 395,44 euros.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D, à la Ville de Paris et à la caisse d'allocations familiales de Paris.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er février 2024.
La magistrate désignée,
C. DenielLa greffière,
A. CardonLa République mande et ordonne au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2301132/6-3
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509757
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme A... contestant un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 8 089 euros, ainsi que la suppression de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) et à la prime d’activité. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives au RSA et à la prime d’activité comme irrecevables, car le recours administratif préalable obligatoire avait été introduit après l’expiration du délai de deux mois prévu par le code de l’action sociale et des familles et le code de la sécurité sociale. S’agissant de l’indu d’ALS, le tribunal a estimé que les moyens soulevés par Mme A..., notamment les vices de procédure et l’absence de motivation, n’étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de Mme A..., confirmant la légalité des décisions de la CAF de Paris et de la maire de Paris.
30/01/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509824
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme B... contestant un indu de prime d'activité de 5 484,43 euros, notifié par la CAF de Paris, et ramené à 2 562,78 euros après recours. La requérante invoquait des vices de procédure (défaut de motivation, absence de signature électronique authentifiable, défaut d'assermentation de l'agent) et contestait le bien-fondé de la dette. Le tribunal a rejeté les moyens de procédure comme inopérants, la décision implicite de rejet s'étant substituée à la décision initiale. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais il s'appuie sur les articles R. 222-13 du code de justice administrative et les dispositions du code de la sécurité sociale.
30/01/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511202
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de Mme A... contestant le refus de la CAF de Paris de lui accorder une remise totale de sa dette d’allocation personnelle au logement (APL) de 4 082,18 euros. Le juge estime que l’indu résulte d’une déclaration erronée de la requérante et que celle-ci n’établit pas une situation de précarité l’empêchant de rembourser le solde, malgré une remise partielle déjà accordée. La décision s’appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui permettent une remise en cas de précarité et de bonne foi, conditions non remplies en l’espèce.
30/01/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513625
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... contestant sa radiation du dispositif « Accompagner et Reloger les Publics Prioritaires » (ARPP) par la Ville de Paris. La requérante soutenait une erreur manifeste d’appréciation, mais le tribunal a jugé que la décision de radiation, fondée sur le refus d’une proposition de logement social, était conforme aux dispositions des articles L. 441-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation ainsi qu’à la convention d’attribution parisienne du 1er septembre 2021. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de Mme B..., incluant ses demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice.
30/01/2026