jeudi 20 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2301221 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 2e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET CHANDELLIER-CORBEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 janvier 2023, deux mémoires complémentaires enregistrés le 21 octobre 2024 et le 5 décembre 2024 et un mémoire en réplique enregistré le 19 décembre 2024, la société DFM Taxis, représentée par Me Corbel, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer la décharge des suppléments d'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge, ainsi que des pénalités, au titre des années 2014, 2015 et 2016, ou, à titre subsidiaire, de prononcer la décharge correspondant aux sommes restant dues après correction de la méthode de reconstitution de comptabilité intégrant un kilométrage moyen annuel de 120 000 kilomètres ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a répondu à la proposition de rectification dans le délai de trente jours qui lui était imparti ;
- la procédure d'imposition est irrégulière, l'administration fiscale ayant refusé de lui accorder le recours hiérarchique qu'elle a sollicité ;
- la procédure d'imposition est irrégulière, la proposition de rectification du 21 décembre 2017 ne précisant pas les conséquences financières des rectifications ;
- la procédure d'imposition est irrégulière, les deux propositions de rectification étant insuffisamment motivées ;
- la méthode de reconstitution de comptabilité utilisée par l'administration ne tient pas compte de la spécificité de la situation des taxis locataires, eu égard au kilométrage moyen retenu ;
- les pénalités et intérêts de retard sont infondés dès lors qu'ils sont appliqués à des impositions mal fondées.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 juillet 2023 et un mémoire enregistré le 16 décembre 2024, le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête n'étant pas signée, elle est irrecevable ;
- les moyens soulevés par la société DFM Taxis ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Arnaud, conseillère,
- les conclusions de Mme Belkacem, rapporteure publique,
- et les observations de Me Corbel, représentant la société DFM Taxis.
Considérant ce qui suit :
1. La société DFM Taxis, qui exerce une activité de location de licences de taxis, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité pour la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016. Par une proposition de rectification du 21 décembre 2017, l'administration fiscale a notifié à la requérante, selon la procédure contradictoire, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des suppléments d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2014 et 2015, assortis d'intérêts de retard, d'une majoration de 10% pour dépôt tardif de déclaration et de la majoration pour manquement délibéré de 40 %. Par une proposition de rectification du 20 avril 2018, elle lui a notifié selon la procédure de rectification contradictoire des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2016, ainsi que, selon la procédure de taxation d'office, des suppléments d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2016, assortis d'intérêts de retard, de la majoration de 40 % pour dépôt tardif de déclaration et de la majoration de 40 % pour manquement délibéré. Après avoir demandé la prorogation du délai qui lui était imparti, la société requérante a formulé des observations sur la proposition de rectification du 21 décembre 2017 par un courrier du 8 mars 2018. Par un courrier du 25 mai 2018, elle a présenté des observations sur la proposition de rectification du 20 avril 2018. Le service a maintenu les rectifications. Les impositions supplémentaires ont été mise en recouvrement le 16 août 2018. La société requérante a adressé au service une réclamation contentieuse le 17 septembre 2018, qui a donné lieu à une acceptation partielle et à un dégrèvement à hauteur de 10 594 euros. La seconde réclamation présentée par la requérante le 23 décembre 2020 a été rejetée le 9 novembre 2022.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. En vertu des dispositions de l'article R. 414-4 du code de justice administrative, lorsqu'une partie adresse au juge administratif une requête par l'intermédiaire de l'application informatique dénommée Télérecours, son identification selon les modalités prévues pour le fonctionnement de cette application vaut signature pour l'application des dispositions du code de justice administrative.
3. La requête de la société DFM Taxis ayant été présentée au moyen de l'application Télérecours, il résulte des dispositions précitées que le directeur régional des finances publiques n'est pas fondé à soutenir qu'elle est irrecevable, à défaut d'être signée.
Sur l'étendue du litige :
4. Il résulte de l'instruction que par un courrier du 12 octobre 2020, l'administration fiscale a accordé à la société requérante un dégrèvement de 10 594 euros correspondant à une partie des rectifications en matière d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2016, résultant de l'abandon de la prise en compte du résultat fiscal initialement déclaré par la société dans le résultat imposable. Par suite, le litige porte sur un montant total de 193 582 euros.
Sur les conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne la régularité de la procédure :
5. Si la société requérante soutient qu'elle a répondu à la proposition de rectification du 21 décembre 2017 dans le délai qui lui était imparti, cette circonstance, au demeurant reconnue en défense, est sans incidence sur la régularité de la procédure.
S'agissant des rectifications en matière d'impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée pour les années 2014 et 2015, ainsi que les rectifications en matière de taxe sur la valeur ajoutée pour l'année 2016 :
6. Aux termes de l'article L. 10 du livre des procédures fiscales : " () Les dispositions contenues dans la charte des droits et obligations du contribuable vérifié mentionnée au troisième alinéa de l'article L. 47 sont opposables à l'administration. ". La charte remise au contribuable prévoit, dans sa partie consacrée aux conclusions du contrôle : " Si le vérificateur a maintenu totalement ou partiellement les rectifications envisagées, des éclaircissements supplémentaires peuvent vous être fournis si nécessaire par l'inspecteur divisionnaire ou principal () Si, après ces contacts des divergences importantes subsistent, vous pouvez faire appel à l'interlocuteur spécialement désigné par le directeur dont dépend le vérificateur ".
7. La possibilité pour un contribuable de s'adresser, dans les conditions édictées par le paragraphe 6 du chapitre Ier et par le paragraphe 4 du chapitre III de la charte des droits et obligations du contribuable vérifié, au supérieur hiérarchique du vérificateur puis à l'interlocuteur départemental ou régional constitue une garantie substantielle ouverte à l'intéressé, notamment après la réponse faite par l'administration fiscale aux observations du contribuable sur la proposition de rectification, pour ce qui a trait au bien-fondé des rectifications envisagées.
8. Les courriers adressés par la société requérante à l'administration fiscale le 16 mai 2018 et le 18 juillet 2018, après la réponse de l'administration à ses observations sur les propositions de rectification, portent la mention du fait que la société demande à être entendue par le supérieur hiérarchique. Il est constant que l'administration fiscale, qui ne conteste pas la réception de ces courriers, n'a pas donné suite à cette demande. Il résulte en outre de l'instruction que les rectifications en matière d'impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée auxquels elle a été assujettie au titre des exercices 2014 et 2015, et de rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2016 ont été notifiés par la procédure de rectification contradictoire. Par suite, la société DFM Taxis est fondée à soutenir que la procédure d'imposition est entachée d'irrégularité s'agissant de ces impositions.
9. Il résulte de ce qui précède que la société requérante est fondée à demander la décharge des suppléments d'impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée auxquels elle a été assujettie au titre des exercices 2014 et 2015, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2016, ainsi que des intérêts de retard et pénalités afférents.
S'agissant des rectifications en matière d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2016 :
10. En premier lieu, il résulte de l'instruction que les rectifications en matière d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2016 ont été notifiées selon la procédure de taxation d'office, en application de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales. Par suite, la société requérante ne peut utilement se prévaloir de ce qu'il n'a pas été donné suite à sa demande d'entretien avec un supérieur hiérarchique après la réponse faite par l'administration fiscale à ses observations sur les rectifications envisagées s'agissant de ces impositions, cette garantie ne bénéficiant qu'au contribuable relevant d'une procédure d'imposition contradictoire.
11. En deuxième lieu, d'une part, si la société requérante soutient que la proposition de rectification ne mentionne pas les conséquences financières des rectifications, il résulte de l'instruction que l'administration a bien notifié, en annexe à la proposition de rectification du 20 avril 2018, ces conséquences financières. D'autre part, si la société requérante soutient que cette proposition de rectification est insuffisamment motivée, en particulier s'agissant de la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires, il résulte de l'instruction que celle-ci indique la méthode de calcul du chiffre d'affaires suivie, fondée sur le taux d'occupation annuel par véhicule multiplié par le nombre de jours dans l'année et par le prix moyen hors taxe de la journée de location. Elle détaille également, en annexe, les résultats de la reconstitution ainsi opérée. A cet égard, la circonstance que la source du kilométrage moyen annuel des taxis locataires retenu pour le calcul du taux d'occupation des véhicules de la société ne serait pas précisée ne suffit pas à établir que la proposition de rectification serait insuffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisance de motivation de la proposition de rectification du 20 avril 2018 doit, en tout état de cause, être écarté.
En ce qui concerne le bien-fondé des rectifications en matière d'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2016 :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 9 que les rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à la charge de la requérante au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2016 l'ont été à l'issue d'une procédure irrégulière. Par suite, les suppléments d'impôt sur les sociétés au titre de cette même année résultant de ces rappels de taxe sur la valeur ajoutée, d'un montant de 10 595 euros, doivent faire l'objet d'une décharge, ainsi que les intérêts de retard et majoration afférents.
13. En second lieu, si la société requérante conteste la méthode de reconstitution de son chiffre d'affaires employée par l'administration fiscale en ce qu'elle retient un kilométrage moyen annuel de 96 000 kilomètres, pour calculer le taux d'occupation des taxis loués, elle n'établit pas que cette donnée ne serait pas adaptée à la situation des taxis locataires en se bornant à produire une attestation du syndicat de défense des conducteurs du taxi parisien qui indique qu'un locataire parcourt en moyenne 10 000 kilomètres par mois, alors qu'il résulte de l'instruction, en particulier de la proposition de rectification du 20 avril 2018, que le kilométrage retenu par l'administration fiscale tient compte de ce que les taxis locataires parcourent en moyenne des distances plus importantes que les taxis salariés. Par suite, la société requérante n'est pas fondée à remettre en cause la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires retenue par l'administration fiscale.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de décharge des suppléments d'impôt sur les sociétés mis à la charge de la société requérante au titre de l'exercice 2016 doivent être rejetées, à l'exception, ainsi qu'il a été dit au point 12, de ceux résultant des rappels de taxe sur la valeur ajoutée concernant cette même année.
S'agissant des majorations et intérêts de retard applicables aux rectifications en matière d'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2016 :
15. En premier lieu, la société requérante n'apporte aucun élément de nature à remettre au cause l'application d'intérêts de retard aux droits dus au titre de l'exercice 2016 en matière d'impôt sur les sociétés.
16. En second lieu, aux termes de l'article 1728 du code général des impôts : " 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : () b. 40 % lorsque la déclaration ou l'acte n'a pas été déposé dans les trente jours suivant la réception d'une mise en demeure, notifiée par pli recommandé, d'avoir à le produire dans ce délai ; () ". En outre, aux termes de l'article 1729 du même code : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré ; () ".
17. Il résulte de l'instruction que l'administration fiscale a appliqué aux droits en matière d'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2016 une majoration pour dépôt tardif de la déclaration et une majoration pour manquement délibéré.
18. D'une part, il n'est pas contesté que la société requérante a déposé sa déclaration à l'impôt sur les sociétés plus de trente jours après la réception de la mise en demeure, le 21 juillet 2017. Par suite, c'est à bon droit que l'administration fiscale a appliqué la majoration prévue au b de l'article 1728 du livre des procédures fiscales.
19. D'autre part, l'administration fiscale justifie l'application de la majoration pour manquement délibéré par l'importance des omissions de recettes relativement au chiffre d'affaires reconstitué pour l'exercice 2016, ainsi que par la récurrence des omissions, dont elle estime, à juste titre, qu'elles démontrent le caractère délibéré des manquements. Par suite, c'est à bon droit que l'administration fiscale a appliqué la majoration prévue au a de l'article 1729 du code général des impôts aux rectifications en matière d'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2016.
Sur les frais liés au litige :
20. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société DFM Taxis et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La société DFM Taxis est déchargée des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et suppléments d'impôts sur les société mis à sa charge au titre des années 2014 et 2015, ainsi que des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2016 et des suppléments d'impôts sur les sociétés de l'exercice 2016 résultant de ces rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des intérêts de retard et majoration afférents.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : L'Etat versera à la société DFM Taxis une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société DFM Taxis et au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris.
Délibéré après l'audience du 30 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Fouassier, président,
Mme de Mecquenem, première conseillère,
Mme Arnaud, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 février 2025.
La rapporteure,
signé
B. ARNAUD
Le président,
signé
C. FOUASSIERLa greffière,
signé
C. EL HOUSSINE
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/2-3
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517378
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant malien. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de l'ancienneté et de la stabilité de l'insertion professionnelle du requérant, qui justifiait une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai de quinze jours.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519184
Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire à M. B..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que la décision était entachée d'une erreur de droit, notamment en méconnaissant l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 7 de l'accord franco-algérien, en ne tenant pas compte de la situation professionnelle ancienne et régulière du requérant. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522990
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de renvoi. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure, une incompétence de l'autorité signataire, une insuffisance de motivation et une méconnaissance de ses droits au titre de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la demande de communication du dossier médical, estimant qu'elle relevait d'une procédure distincte, et a annulé les trois décisions attaquées pour vice de procédure, en raison de l'absence de communication au requérant de l'avis médical sur lequel elles se fondaient, méconnaissant ainsi les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2201394
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant la reconduite à la frontière d'un ressortissant sénégalais. La juridiction a jugé que, l'intéressé n'ayant pas obtenu la reconnaissance de la nationalité française par le tribunal judiciaire, le refus de titre de séjour était légalement fondé. Toutefois, elle a annulé la décision pour erreur de droit, considérant que le préfet n'avait pas examiné la demande à l'aune des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006, qui prévoient une admission exceptionnelle au séjour pour motifs humanitaires.
07/04/2026