mercredi 24 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2306592 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET MCDERMOTT WILL & EMERY AARPI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés, le 27 mars 2023 et le 22 avril 2024,
M. A B, représenté par Me Éric Bineteau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 10 octobre 2022 par laquelle le président de la société Orange lui a infligé une sanction disciplinaire d'avertissement ;
2°) d'enjoindre au président de la société Orange de le rétablir dans ses droits et prérogatives ;
3°) de mettre à la charge du président de la société Orange le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 décembre 2023, le président de la société Orange, représenté par Me Sabine Naugès, conclut au rejet de la requête.
Par un mémoire, enregistré le 27 mars 2024, le président de la société Orange conclut au non-lieu à statuer sur la requête dès lors que par une décision du 11 mars 2024, l'avertissement du 10 octobre 2022 a été retiré.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux (), le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; ()"
2. Il ressort des pièces du dossier que M. B et la société Orange ont conclu une transaction globale le 31 mars 2024 et que l'avertissement dont a fait l'objet M. B le 10 octobre 2022 a été retiré par une décision de la société Orange du 11 mars 2024. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de sa requête sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la société Orange.
Fait à Paris, le 24 avril 2024.
Le vice-président de la 5e section,
L. GROS
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.