mardi 21 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2307003 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 2e Chambre - R.222-13 |
| Avocat requérant | DESFARGES |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée sous le numéro 2307003 le 29 mars 2023, Mme B A, représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 28 janvier 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales de Paris a mis à sa charge une somme de 152,45 euros, correspondant à un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2021 ;
2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer ledit indu ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à son conseil, d'une somme de 2 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise en violation des droits de la défense ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle a été prise en méconnaissance des articles L. 553-2 et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale ;
- elle a été prise en violation de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles ;
- elle est entachée d'erreur de fait et d'erreur de droit.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 4 juillet 2023 et 17 janvier 2024, la caisse d'allocations familiales de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la décision attaquée du 28 janvier 2023 a été annulée et remplacée par une décision du 16 janvier 2024 ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 mars 2023.
II. Par une requête, enregistrée sous le numéro 2401612 le 22 janvier 2024, Mme B A, représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision du 16 janvier 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales de Paris a mis à sa charge une somme de 152,45 euros, correspondant à un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2021 ;
3°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer ledit indu ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à son conseil, d'une somme de 2 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- la décision attaquée a été prise en violation des droits de la défense ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'appréciation quant à sa résidence stable et effective en France et sur ses ressources.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mars 2024, la caisse d'allocations familiales de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 février 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles,
- le code de la sécurité sociale,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le décret n° 2021-1657 du 15 décembre 2021,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Deniel en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Deniel a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été fixée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A était bénéficiaire du revenu de solidarité active. A la suite d'un contrôle de sa situation par un agent assermenté le 2 décembre 2022, la caisse d'allocations familiales a relevé qu'elle n'avait pas déclaré l'ensemble de ses ressources et qu'elle avait résidé à l'étranger. Après avoir procédé à la régularisation de sa situation, la caisse d'allocations familiales de Paris lui a notifié, par une décision du 16 janvier 2023, un indu de revenu de solidarité active de 19 198,55 euros au titre de la période du 1er novembre 2019 au 31 décembre 2022. Cette décision a été confirmée par une décision de la Ville de Paris du 24 février 2023 prise après recours administratif préalable obligatoire. Par une décision du 28 janvier 2023, la caisse d'allocations familiales lui a notifié un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2021 d'un montant de 152,45 euros. Par une décision du 16 janvier 2024, la caisse d'allocations familiales de Paris a annulé la décision du 28 janvier 2023 et lui a à nouveau notifié l'indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2021. Par une requête n° 2307703, Mme A demande au tribunal d'annuler la décision du 28 janvier 2023 de la caisse d'allocations familiales de Paris. Par une requête n° 2401612, Mme A demande au tribunal d'annuler la décision du 16 janvier 2024 de la même autorité.
2. Les requêtes nos 2307003 et 2401612 concernent une même allocataire et présentent à juger des questions communes. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions de la requête n°2401612 tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
3. Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 23 février 2024, Mme A a été admise à l'aide juridictionnelle totale. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur le non-lieu à statuer :
4. Lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision. Lorsque le retrait a acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.
5. Il résulte de l'instruction, ainsi que le fait valoir la caisse d'allocations familiales de Paris en défense, que postérieurement à l'introduction de la requête n°2307003, la décision du 28 septembre 2023 portant notification d'un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2021 a été retirée et remplacée par une décision de la caisse d'allocations familiales de Paris du 16 janvier 2024, qui a la même portée. Cette décision ayant acquis un caractère définitif, les conclusions dirigées contre la décision du 28 janvier 2023 ainsi que les conclusions à fin de décharge de l'obligation de payer la somme correspondante ont perdu leur objet et il n'y a plus lieu d'y statuer. En revanche, il y a lieu de regarder les conclusions de la requête n°2307003 de Mme A comme dirigées contre la décision du 16 janvier 2024 en tant qu'elle lui notifie à nouveau un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2021.
Sur l'indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2021 :
6. Le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'aide exceptionnelle de fin d'année, il entre dans l'office du juge administratif d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
7. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, applicable aux organismes de sécurité sociale en vertu de l'article L. 100-3 du même code : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci ". Il résulte de l'instruction que la décision attaquée comporte les nom, prénom et qualité de son auteur ainsi que sa signature. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " () les décisions individuelles qui doivent être motivées () sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 121-2 du même code : " Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : () / 4° Aux décisions prises par les organismes de sécurité sociale (), sauf lorsqu'ils prennent des mesures à caractère de sanction () ". En outre, aux termes de l'article R. 111-1 du code de la sécurité sociale : " I. L'organisation de la sécurité sociale comprend les organismes de sécurité sociale suivants : / 1° En ce qui concerne le régime général : () / b) La Caisse nationale des allocations familiales et des caisses d'allocations familiales () ".
9. Il résulte de ce qui précède que la décision par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de Paris a notifié un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2021 à Mme A qui ne constitue pas une sanction, n'avait pas à être précédée d'une procédure contradictoire en application du 4° de l'article L. 121-2 du même code. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions est inopérant.
10. En troisième lieu, la décision attaquée cite le décret n°2021-1657 du 15 décembre 2021 et les articles R. 262-2 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles et expose avec suffisamment de précision les éléments de fait sur lesquels s'est fondée la caisse d'allocations familiales de Paris pour mettre à la charge de Mme A l'indu en litige. Elle comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
11. En quatrième lieu, il résulte de l'instruction que la décision attaquée a été prise au vu des résultats du contrôle réalisé par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales de Paris et non sur le fondement d'un traitement algorithmique. Par suite, le moyen tiré de ce que cette décision ne comporte aucune des mentions exigées par les articles L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l'administration, qui prévoient seulement, au demeurant, leur communication à tout intéressé qui en ferait la demande, ne peut qu'être écarté comme inopérant.
12. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 246-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active (). Sauf si le bénéficiaire opte pour le remboursement de l'indu en une seule fois, l'organisme mentionné au premier alinéa procède au recouvrement de tout paiement indu de revenu de solidarité active par retenues sur les montants à échoir () ". Et aux termes de l'article 6 du décret du 15 décembre 2021 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active et aux bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique, de la prime forfaitaire pour reprise d'activité et de l'allocation équivalent retraite : " I. - Tout paiement indu d'une aide exceptionnelle attribuée en application du présent décret est récupéré pour le compte de l'Etat par l'organisme chargé du service de celle-ci. () II. - Les articles L. 161-1-5 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale et le 13° de l'article 11 de l'ordonnance du 26 septembre 1977 susvisée sont applicables au recouvrement des montants indûment versés de l'aide exceptionnelle attribuée en application du présent décret par les caisses d'allocations familiales () ". Aux termes de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale dans sa version en vigueur à la date de la décision attaquée : " Tout paiement indu de prestations familiales est récupéré, sous réserve des dispositions des quatrième à neuvième alinéas de l'article L. 133-4-1, par retenues sur les prestations à venir ou par remboursement intégral de la dette en un seul versement si l'allocataire opte pour cette solution. A défaut, l'organisme payeur peut, dans des conditions fixées par décret, procéder à la récupération de l'indu par retenues sur les échéances à venir dues soit au titre des aides personnelles au logement mentionnées à l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation, soit au titre des prestations mentionnées à l'article L. 168-8 ainsi qu'aux titres II et IV du livre VIII du présent code, soit au titre du revenu de solidarité active mentionné à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles (). Dans des conditions définies par décret, les retenues mentionnées au premier alinéa, ainsi que celles mentionnées aux articles L. 821-5-1 et L. 845-3 du présent code, L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, sont déterminées en fonction de la composition de la famille, de ses ressources, des charges de logement, des prestations servies par les organismes débiteurs de prestations familiales, à l'exception de celles précisées par décret. () ".
13. La requérante soutient que la décision attaquée est irrégulière dès lors qu'elle ne comporte pas les mentions exigées par les articles L. 553-2 et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale et que la caisse d'allocations familiales de Paris a procédé au recouvrement de l'indu correspondant par prélèvements sur d'autres prestations à échoir, ce que l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles réserverait aux indus en matière de revenu de solidarité active. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que la caisse d'allocations familiales de Paris a procédé à des retenues pour le recouvrement de la somme en litige. Par suite, les moyens invoqués doivent, en tout état de cause, être écartés.
14. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 du décret du 15 décembre 2021 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active et aux bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique, de la prime forfaitaire pour reprise d'activité et de l'allocation équivalent retraite : " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2021 ou, à défaut, du mois de décembre 2021, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul. () ".
15. Il résulte de l'instruction que pour demander à Mme A le remboursement de la prime exceptionnelle de fin d'année 2021, la caisse d'allocations familiales s'est fondée sur la circonstance qu'elle ne remplissait pas les conditions pour bénéficier du revenu de solidarité active au titre des mois de novembre et décembre 2021. La caisse d'allocations familiales de Paris fait valoir dans ses écritures que pour le calcul des droits au revenu de solidarité active de Mme A au titre des mois de novembre et décembre 2021, elle a pris en compte, en application de l'article R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, des sommes non déclarées représentant une moyenne mensuelle de 726,67 euros sur la période de référence, soit un montant supérieur au montant forfaitaire. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'enquête du 2 décembre 2022, que Mme A a perçu sur son compte bancaire les sommes de 150 euros en août 2021 et 270 euros en octobre 2021, dont la provenance n'a pas été justifiée ainsi que les sommes de 850 euros en septembre 2021 et 910 euros en octobre 2021 versées par sa mère. Mme A se borne soutenir que ces sommes correspondent un prêt conclu sous seing privé, sans produire aucun élément de nature à établir ses allégations. Dans ces conditions, il ne résulte pas de l'instruction qu'en demandant à Mme A la répétition de la somme versée au titre de la prime exceptionnelle de fin d'année 2021 au motif qu'elle n'avait pas droit au revenu de solidarité active au cours des mois de novembre et décembre 2021, la caisse d'allocations familiales de Paris a entaché sa décision d'une erreur de fait ou d'une erreur de droit.
16. Il résulte de tout ce qui précède, que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 16 janvier 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales de Paris lui a notifié un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2021. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation et de décharge doivent être rejetées.
Sur les frais liés aux litiges :
17. Dans l'instance no 2307003, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
18. Dans l'instance no 2401612, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat une somme au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête n°2401612 tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et de décharge de la requête n°2307003.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête n°2307003 et la requête n°2401612 sont rejetés.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Desfarges et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de Paris.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mai 2024.
La magistrate désignée,
C. DenielLa greffière,
K. Bak-Piot
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2307003/6-2 et 2401612/6-2
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511088
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler les décisions de suspension et de fin de droits au RSA et à l'ALS, ainsi que la notification d'un indu. Le tribunal a jugé que les procédures de contrôle menées par la CAF de Paris et la Ville de Paris étaient régulières, notamment au regard des articles L. 114-19 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale, et que le requérant ne démontrait pas que les conditions légales d'attribution des prestations étaient remplies. Les demandes de rétablissement des droits, de versements rétroactifs et de condamnation aux dépens ont donc été écartées.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515543
**Sujet principal** : Recours contre le rejet d'une demande de remise gracieuse d'un indu de RSA et contestation du montant de la dette. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. A..., confirmant la décision de la Ville de Paris. Il estime que les ressources non déclarées (virements, dépôts d'espèces et intérêts) constituent bien des revenus pris en compte pour le calcul du RSA, et que l'allocataire n'apporte pas la preuve de sa bonne foi ou d'une situation de précarité justifiant la remise gracieuse. **Textes appliqués** : Articles L. 262-2, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles (définition du RSA, composition des ressources et obligation de déclaration).
02/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511244
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... qui contestait la décision de la maire de Paris lui réclamant un indu de RSA de 11 217 euros. Le tribunal a estimé que les motifs de l'administration étaient fondés, notamment le défaut de déclaration de l'ASPA et les séjours à l'étranger, et que les droits de la défense avaient été respectés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au recouvrement des indus de prestations sociales.
02/04/2026