LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2308743

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2308743

vendredi 7 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2308743
TypeDécision
PublicationC
Formation6e Section - 1re Chambre
Avocat requérantCABINET AG AVOCAT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de M. B A, qui contestait le refus du Conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes (CNOMK) de l’autoriser à exercer temporairement en France. Le tribunal a jugé que le diplôme de M. A, délivré par un établissement maltais non reconnu par les autorités de Malte pour y exercer la profession, ne satisfaisait pas aux conditions de l’article L. 4321-11 du code de la santé publique. En conséquence, la décision du CNOMK n’a pas méconnu les stipulations du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et n’est entachée ni d’erreur d’appréciation ni de détournement de procédure.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 avril 2023 et 6 février 2025, M. B A demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 13 mars 2023 par laquelle le Conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes (CNOMK) a rejeté sa demande d'autorisation de débuter une prestation de service de masseur-kinésithérapeute en France pour une durée d'un an ;

2°) de condamner le CNOMK à lui verser la somme de 7 000 euros en réparation du préjudice subi du fait du rejet de sa demande

Il doit être regardé soutenant que :

- la décision attaquée méconnaît les stipulations des articles 45, 49 et 56 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation. ;

- elle est entachée d'un détournement de procédure.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 11 juillet 2023, 4 septembre 2023, et 5 février 2025 le Conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes (CNOMK), représenté par Me Gonzalez, conclut dans le dernier état de ses écritures, au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;

- le code de la santé publique,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme de Schotten,

- les conclusions de Mme Pestka, rapporteure publique,

- et les observations de Me Gonzalez, représentant le CNOMK.

Une note en délibéré, enregistrée le 24 février 2025, a été produite par le CNOMK.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A a demandé, le 29 novembre 2022, au Conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes (CNOMK) l'autorisation de débuter une prestation de service de masseur-kinésithérapeute en France pour une durée d'un an. M. A demande au tribunal d'annuler la décision du 13 mars 2023 par laquelle le CNOMK a rejeté sa demande.

Sur les conclusions à fins d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 4321-11 du code de la santé publique : " Le masseur-kinésithérapeute, ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne ou d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen, qui est établi et exerce légalement les activités de masseur-kinésithérapeute dans un Etat, membre ou partie, peut exécuter en France des actes professionnels, de manière temporaire et occasionnelle, sans avoir à procéder aux formalités prévues à l'article L. 4321-10. Lorsque l'exercice ou la formation conduisant à la profession n'est pas réglementé dans l'Etat où il est établi, le prestataire de services doit justifier avoir exercé dans un ou plusieurs Etats, membres ou parties, pendant un an au moins à temps plein ou à temps partiel pendant une durée totale équivalente au cours des dix années précédentes. L'exécution de ces actes est subordonnée à une déclaration préalable, qui est accompagnée de pièces justificatives dont la liste est fixée par arrêté du ministre chargé de la santé. Le prestataire joint une déclaration concernant les connaissances linguistiques nécessaires à la réalisation de la prestation. Le contrôle de la maîtrise de la langue doit être proportionné à l'activité à exercer et réalisé une fois la qualification professionnelle reconnue. Le prestataire de services doit posséder les connaissances relatives aux systèmes de poids et mesures utilisés en France. Il est soumis aux conditions d'exercice de la profession, aux règles professionnelles applicables en France et à la juridiction disciplinaire compétente. Les qualifications professionnelles du prestataire sont vérifiées avant la première prestation de services. En cas de différence substantielle entre les qualifications du prestataire et la formation exigée en France, de nature à nuire à la santé publique, l'autorité compétente soumet le professionnel à une épreuve d'aptitude. Le prestataire de services peut faire usage de son titre de formation dans la langue de l'Etat qui le lui a délivré. Il est tenu de faire figurer le lieu et l'établissement où il l'a obtenu. Dans le cas où le titre de formation de l'Etat d'origine, membre ou partie, est susceptible d'être confondu avec un titre exigeant en France une formation complémentaire, le Conseil national de l'ordre peut décider que l'intéressé fera état du titre de formation de l'Etat d'origine, membre ou partie, dans une forme appropriée qu'il lui indique. La prestation de services est réalisée sous le titre professionnel de l'Etat d'établissement, de manière à éviter toute confusion avec le titre professionnel français. Toutefois, dans le cas où les qualifications ont été vérifiées, la prestation de services est réalisée sous le titre professionnel français ".

3. Pour considérer que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article L. 4321-11 du code de la santé publique, le CNOMK s'est, d'une part, fondé sur la circonstance que le diplôme de " Bachelor of Science Degree in Physiotherapy Honours " délivré par l'établissement de formation United Campus of Malta le 26 juillet 2021 à l'intéressé, qui ne permet pas d'exercer la profession de masseur kinésithérapeute dans l'Etat de délivrance, en l'espèce Malte, n'est pas au nombre des diplômes de masso-kinésithérapie reconnus au sein de l'Union européenne. Il ressort des pièces du dossier, que les autorités maltaises ne reconnaissent pas le diplôme délivré par cet établissement afin d'exercer légalement sur leur territoire en tant que masseur-kinésithérapeute. Le CNOMK s'est, d'autre part, également fondé sur la circonstance que l'intéressé ne démontrait pas être établi et exercer légalement les activités de masseur kinésithérapeute dans un Etat membre de l'Union européenne. Si le requérant soutient qu'il est établi au Luxembourg, il ne justifie pas, par la seule production d'un courrier du ministère de la santé luxembourgeois du 29 mars 2023 l'habilitant à exercer la profession de masseur-kinésithérapeute au Luxembourg et par un récapitulatif des notes d'honoraires établi le 31 janvier 2024, qu'il exerçait effectivement la profession de masseur-kinésithérapeute dans cet Etat à la date de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation ne peut qu'être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 56 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne : " Dans le cadre des dispositions ci-après, les restrictions à la libre prestation des services à l'intérieur de l'Union sont interdites à l'égard des ressortissants des États membres établis dans un État membre autre que celui du destinataire de la prestation ".

5. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus au point 3 que M. A ne démontre pas, par les pièces qu'il produit, qu'il était établi dans un Etat membre à la date de la décision attaquée. Il n'est pas fondé par suite à soutenir que la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 56 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne et le principe de liberté de prestations de services qu'il instaure au profit des ressortissants des Etats membres de l'Union européenne. Il ne peut utilement soutenir en outre que la décision attaquée méconnaîtrait les stipulations des articles 45 et 49 de ce traité.

6. En dernier lieu, le détournement de pouvoir allégué n'est pas établi.

7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence et en tout état de cause, ses conclusions indemnitaires.

Sur les frais liés à l'instance :

8. Il n'y a pas lieu de mettre à la charge du CNOMK qui n'est pas la partie perdante, la somme que M. A demande sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions présentées par le CNOMK sur le fondement de ces dispositions doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du CNOMK présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes.

Délibéré après l'audience du 14 février 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Weidenfeld, présidente,

Mme de Schotten, première conseillère,

M. Rezard, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2025.

La rapporteure,

K. de Schotten

La présidente,

K. WeidenfeldLe greffier,

A. Lemieux

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2308743/6-1

Décisions similaires

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411510

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation du fils d'un tirailleur sénégalais décédé lors du massacre de Thiaroye en 1944. Le tribunal a jugé que l'action en responsabilité était prescrite, le délai de cinq ans prévu par la loi du 31 décembre 1945 étant écoulé depuis la connaissance du décès. La juridiction a ainsi fait primer les règles de prescription sur la reconnaissance historique des faits par les autorités françaises.

27/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401235

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... D... visant à annuler la décision du conseil départemental de l'ordre des médecins de Paris refusant de poursuivre disciplinairement un médecin. Le tribunal a jugé que la décision ordinale, relevant d'un large pouvoir d'appréciation sur l'opportunité d'engager des poursuites, n'était pas une décision administrative individuelle défavorable à l'égard de la plaignante et n'avait donc pas à être motivée. Les moyens tirés du défaut de motivation et des vices de procédure ont été écartés.

20/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600963

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement et l'interdiction de retour d'un ressortissant algérien titulaire d'un titre de séjour portugais valide. La juridiction a retenu que le préfet avait commis une erreur de fait et d'appréciation en considérant que l'intéressé séjournait irrégulièrement en France et menaçait l'ordre public. Elle a également enjoint l'administration de procéder à l'effacement du signalement Schengen dans un délai d'un mois.

20/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527029

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante malienne et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a annulé la décision du préfet de police, considérant que le refus de titre de séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard de la durée et des conditions d'intégration de l'intéressée en France. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de deux mois.

20/03/2026

← Retour aux décisions