LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2309180

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2309180

mardi 25 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2309180
TypeOrdonnance
Avocat requérantCABINET DEHAN SCHINAZI (SELARL)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement le 24 avril 2023 et le 18 octobre 2023, M. D C, représenté par Me Dehan, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions de retrait de points afférentes aux infractions constatées les 27 décembre 2021, 23 novembre 2021, 15 novembre 2021, 28 décembre 2021, 23 juillet 2021, 28 septembre 2021, 15 septembre 2021, 30 août 2021, 22 août 2021, 18 août 2021, 17 août 2021, 14 août 2021, 12 août 2021, 9 août 2021, 6 août 2021, 31 juillet 2021, 28 juillet 2021 à 08h28, 28 juillet 2021 à 09h38, 30 mai 2021, 15 juin 2021 et 7 avril 2020, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer son permis de conduire et de rétablir le capital de son permis de conduire ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat ou du ministre de l'intérieur et des outre-mer la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juin 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut à titre principal à l'irrecevabilité pour tardiveté de la requête et au prononcé d'un non-lieu partiel à statuer sur les conclusions dirigées contre les infractions commises les 27 décembre 2021, 23 novembre 2021, 15 novembre 2021, 28 décembre 2021, 23 juillet 2021, 28 septembre 2021, 15 septembre 2021, 30 août 2021, 22 août 2021, 18 août 2021, 17 août 2021, 14 août 2021, 12 août 2021, 9 août 2021, 6 août 2021, 31 juillet 2021, 28 juillet 2021 à 08h28 et 7 avril 2020, subsidiairement au rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

-

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.() ".

2. Il résulte de l'instruction, et notamment de l'avis de réception de la lettre recommandé, produit par le ministre de l'intérieur, que le pli de notification de la décision " 48 SI " portant invalidation du permis de conduire de M. A C a été retourné à l'administration revêtu des mentions " pli avisé et non réclamé " et " présenté / avisé le 16 septembre ". Ces mentions claires, précises et concordantes permettent d'établir que M. A C a bien été avisé de ce qu'un pli était en instance. Il résulte de la copie de la décision " 48SI " en date du 23 novembre 2021 et adressée à M. A C le 16 septembre 2022 que celle-ci comportait au verso la mention des voies et délais de recours. Le requérant n'établit ni même n'allègue que l'adresse à laquelle le pli a été envoyé ne correspondait pas effectivement, à la date à laquelle le pli lui a été expédié, à son domicile, alors au demeurant qu'il indique toujours habiter à cette même adresse dans sa requête introductive d'instance. Il suit de là que la décision " 48 SI " doit être regardée comme régulièrement notifiée à la date du 16 septembre 2022.

3. M. A C fait valoir en réplique qu'il ne conteste pas la décision 48 SI mais la décision implicite de rejet de sa demande d'annulation de différentes décisions de pertes de points et de restitution de ces points. Toutefois, ainsi qu'il a été dit, le permis de conduire de M. A C n'était plus valide compte tenu de la perte de l'ensemble des points qui y étaient attachés. Cette décision, opposable à M. A C, devenue définitive faute de recours contentieux dans le délai de deux mois de sa notification, faisait obstacle à ce que le ministre fasse droit à la demande de M. A C. Par suite, en raison de la compétence liée du ministre de l'intérieur et des outre-mer, tous les moyens sont inopérants et la requête ne peut qu'être rejetée.

4. Si l'exercice d'un recours gracieux proroge en règle générale le délai de recours contentieux, celui-ci n'a été exercé que le 6 avril 2023 et n'a ainsi pas eu pour conséquence de proroger le délai de recours contentieux, qui était déjà expiré.

5. Il y a lieu, par suite, de rejeter la requête de M. A C, qui ne comprend que des moyens inopérants, par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en ce compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Paris, le 25 juin 2024

La présidente de la 3ème section,

P. Bailly

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

← Retour aux décisions