jeudi 16 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2309445 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | MARTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 26 avril et 27 juillet 2023, M. A D, représenté par Me Martin, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 12 avril 2023 par lesquelles le préfet de police de Paris lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Martin, son avocat, d'une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que son conseil renonce au bénéfice de la somme versée au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise en méconnaissance de son droit d'être entendu ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'inexactitude matérielle ;
- elle méconnaît l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle viole les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle viole les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2023, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 14 septembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 4 octobre 2023.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Deniel a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant bulgare né le 10 avril 1984 et entré en France en 2022 selon ses déclarations, demande au tribunal d'annuler les décisions du 12 avril 2023 par lesquelles le préfet de police lui a fait obligation de quitter le territoire français sur le fondement du 1° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a fixé le pays de destination.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, la décision attaquée vise le 1° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique, avec suffisamment de précisions, les circonstances de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé pour obliger M. D à quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il implique que le préfet, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision défavorable à ses intérêts, mette l'intéressé à même de présenter ses observations, de sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure avant qu'elle n'intervienne.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. D a fait l'objet d'une audition par un officier de police judiciaire le 12 avril 2023, au cours de laquelle il a été invité à faire valoir des éléments sur sa situation dans l'hypothèse où une mesure d'éloignement serait prise. M. D qui a déclaré à cette occasion qu'il ne voulait pas retourner en Bulgarie, n'apporte aucune précision sur les éléments pertinents qu'il aurait été empêché de faire valoir préalablement à l'obligation de quitter le territoire français dont il a fait l'objet et qui auraient été susceptibles de conduire le préfet de police à s'abstenir de l'édicter s'ils avaient été portés à sa connaissance préalablement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment des termes de l'arrêté, que le préfet de police a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. D avant de l'obliger à quitter le territoire français, la circonstance que l'arrêté ne mentionne pas certains faits n'étant pas, en l'espèce, de nature à établir un défaut d'examen.
6. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : / 1° Ils ne justifient plus d'aucun droit au séjour tel que prévu par les articles L. 232-1, L. 233-1, L. 233-2 ou L. 233-3 ; / () ".
7. D'autre part, en vertu de l'article L. 232-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que les ressortissants d'un Etat-membre de l'Union européenne disposent du droit de séjourner en France, sans autre formalité ou condition que celles prévues pour l'entrée sur le territoire français, pour une durée maximale de trois mois, tant qu'ils ne deviennent pas une charge déraisonnable pour le système d'assistance sociale. Aux termes de l'article L. 233-1 du même code : " Les citoyens d'un Etat-membre de l'Union européenne jouissent en France d'un droit au séjour pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : / 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; / 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; / () ". Selon l'article R. 233-1 de ce code : " () / L'assurance maladie mentionnée à l'article L. 233-1 doit couvrir les prestations prévues aux articles L. 160-8, L. 160-9 et L. 321-1 du code de la sécurité sociale. / Lorsqu'il est exigé, le caractère suffisant des ressources est apprécié en tenant compte de la situation personnelle de l'intéressé. En aucun cas, le montant exigé ne peut excéder le montant forfaitaire du revenu de solidarité active mentionné à l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles. / () ". L'article R. 233-3 du même code précise que : " Les citoyens de l'Union européenne entrés en France pour y rechercher un emploi ne peuvent être éloignés pour un motif tiré de l'irrégularité de leur séjour tant qu'ils sont en mesure d'apporter la preuve qu'ils continuent à rechercher un emploi et qu'ils ont des chances réelles d'être engagés. ". Aux termes, enfin, de l'article R. 233-7 : " Les citoyens de l'Union européenne mentionnés au 1° de l'article L. 233-1 conservent leur droit au séjour en qualité de travailleur salarié ou de non-salarié dans les situations suivantes : / () / 2° Ils se trouvent en chômage involontaire dûment constaté après avoir exercé leur activité professionnelle pendant plus d'un an et sont inscrits sur la liste des demandeurs d'emploi ; / (). / Ils conservent au même titre leur droit de séjour pendant six mois s'ils sont involontairement privés d'emploi dans les douze premiers mois qui suivent le début de leur activité professionnelle et sont inscrits sur la liste des demandeurs d'emploi ".
8. Pour obliger M. C à quitter le territoire français, le préfet de police s'est fondé sur la circonstance qu'il ne justifiait pas de ressources ou de moyens d'existence pour lui et sa famille, qu'il se trouvait dans une situation de complète dépendance par rapport au système d'assistance sociale français faute de disposer d'une assurance maladie personnelle, et qu'il constituait une charge déraisonnable pour l'Etat sans remplir aucune autre des conditions fixées aux articles L. 232-1 et L. 233-1 à L. 233-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lui permettant de bénéficier d'un droit au séjour. Si le requérant soutient qu'il dispose d'un droit au séjour en France pour une durée supérieure à trois mois dès lors qu'il est en recherche active d'emploi, qu'il a travaillé et bénéficie de droits ouverts à l'assurance maladie, il n'apporte toutefois aucun élément de nature à établir qu'il aurait exercé une activité professionnelle et qu'il se trouverait en situation de chômage involontaire dûment constaté en étant inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi. Par ailleurs, à supposer même qu'il soit entré en France afin de rechercher un emploi, il n'établit pas effectuer des recherches en vue d'en occuper un, ni, en tout état de cause, avoir des chances réelles d'être engagé au sens des dispositions de l'article R. 233-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile quand bien même il fait l'objet d'un accompagnement global par la Plateforme d'Accompagnement Social Hôtel (PASH) 75. Enfin, le requérant, qui a bénéficié de l'aide médicale de l'Etat du 4 février 2022 au 3 février 2023 et dont les droits à ce titre étaient en cours de renouvellement à la date de l'arrêté, ne justifie pas ainsi disposer d'une assurance maladie au sens de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que cette aide ne remplit pas les critères exigés par l'article R. 233-1 du même code. En tout état de cause, s'il a déclaré percevoir le revenu de solidarité active lors de son audition par les services de police le 12 avril 2023, il n'apporte aucune élément de nature à l'établir. Par suite, et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C justifierait d'un droit au séjour à un autre titre, le préfet de police n'a pas méconnu les dispositions du 1° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant qu'il ne justifiait d'aucun droit au séjour au sens de ces dispositions et en l'obligeant à quitter le territoire français.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
10. Il ressort des pièces du dossier que le séjour sur le territoire français de M. D, qui déclare être entré la dernière fois en France en 2022, est récent. S'il fait valoir qu'il réside avec sa compagne qui est de nationalité roumaine, il n'allègue pas que cette dernière, qui bénéficie d'un hébergement par l'intermédiaire du SAMU social, dispose d'un droit au séjour en France. M. C ne fait état d'aucun élément qui ferait obstacle à ce que la cellule familiale, composée de sa compagne, de lui-même et d'un enfant à la date de l'arrêté, se reconstitue dans son pays d'origine où il a lui-même vécu la majorité de son existence. La seule circonstance que l'enfant soit pris en charge au titre l'aide sociale à l'enfance n'est pas, par elle-même de nature à y faire obstacle, sans que le requérant puisse utilement se prévaloir par ailleurs de la situation de son enfant né le 17 avril 2023, postérieurement à la mesure d'éloignement attaquée. Dans ces conditions, le préfet de police, n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts qu'il a poursuivis. Il n'a pas ainsi méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences dans la situation personnelle du requérant.
11. En quatrième lieu, si le requérant soutient que le préfet de police a entaché sa décision d'inexactitudes matérielles dès lors que sa vie privée et familiale est établie en France, d'une part, et qu'il est en recherche d'emploi et bénéficie d'une couverture sociale, d'autre part, il résulte de ce qui a été exposé aux points 8 et 10 que le moyen manque en fait et doit être écarté.
12. En dernier lieu, aux termes du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
13. S'il ressort des pièces du dossier que l'enfant de M. C, né le 14 novembre 2020, a été placé auprès des services de l'aide sociale à l'enfance et que le requérant s'est vu reconnaître un droit de visite, ces seules circonstances ne sont pas de nature à établir, par elles-mêmes, que l'enfant serait séparé de l'un ou l'autre de ses parents par la mise à exécution de la mesure d'éloignement attaquée, sans que le requérant puisse utilement se prévaloir de la situation de son second enfant. Par suite, le préfet de police n'a pas porté atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant en méconnaissance du 1 de l'article 3 de la convention internationale sur les droits de l'enfant.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
14. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit aux points 2 à 13, et de ce que le requérant ne présente aucun autre moyen à ce titre, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
15. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les dispositions utiles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et énonce que M. C fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, qu'il est de nationalité bulgare et que la décision attaquée ne contrevient pas aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
16. En troisième lieu, M. D n'apporte aucun élément de nature à établir que la décision fixant son pays de renvoi serait de nature à porter à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte excessive en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'elle serait prise en violation avec les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
17. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, au préfet de police de Paris et à Me Martin.
Délibéré après l'audience du 19 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Delesalle, président,
- Mme Deniel, première conseillère,
- M. Pény, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 novembre 2023.
La rapporteure,
C. Deniel
Le président,
H. DelesalleLe greffier,
A. Cardon
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2309445/6-3
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525597
**Sujet principal** : La requérante, une ressortissante salvadorienne, demande l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour et l'injonction au préfet de police de lui délivrer un titre. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (6e Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requête dirigée contre un rejet implicite est irrecevable, car un refus exprès (un arrêté du 25 mars 2025) avait déjà été notifié. Le tribunal considère que les moyens au fond, invoquant notamment les articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA, ne sont pas de nature à justifier la délivrance d'un titre. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4, ainsi que le code de justice administrative.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524412
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet du Val-de-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour douze mois. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et fondé sur un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, qui était entré et séjournait irrégulièrement en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien de 1968.
19/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414908
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir concernant la responsabilité de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris pour une infection nosocomiale survenue après une intervention chirurgicale. La juridiction a reconnu la responsabilité de l'établissement et a procédé à une évaluation des préjudices du requérant, en se fondant notamment sur une expertise médicale ordonnée par le tribunal. La décision implicite de rejet de la demande d'indemnisation est annulée, et l'AP-HP est condamnée à verser une indemnité, dont le montant est déterminé par le tribunal en application des principes de responsabilité administrative.
19/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419249
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. La juridiction a jugé que le recours contre la décision implicite de rejet était devenu sans objet, une décision expresse de rejet ayant été prise avant l'introduction de la requête et le recours contre cette dernière ayant fait l'objet d'un désistement. Le tribunal s'est fondé sur les règles de procédure du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité, sans avoir à examiner le fond du litige.
19/03/2026