mardi 3 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2309619 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | Section 8 - Chambre 1 |
| Avocat requérant | DELRIEU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 avril 2023, Mme A, représentée par Me Delrieu, demande au Tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 mars 2023 par lequel le préfet de police lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour ou à défaut de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 80 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Mme A soutient que :
S'agissant de la décision de refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
- elle est entachée d'insuffisance de motivation et d'examen sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, tiré de l'irrégularité de l'avis des médecins de l'OFII ;
- elle méconnaît l'article L. 425-9 ainsi que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ;
- elle méconnaît l'article L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 alinéa 2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 juillet 2023 le préfet de police, représenté par la SELARL Actis avocats, conclut au rejet de la requête
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés ;
Une ordonnance en date du 31 juillet 2023 a fixé la clôture d'instruction au 15 août 2023 :
Un mémoire complémentaire et des pièces présenté pour Mme A ont été enregistrés les 14 et 15 août 2023.
Vu l'arrêté attaqué ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative ;
Vu la décision du président de la formation de jugement de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 19 septembre 2023 :
- le rapport de Mme Hermann Jager ;
- et les observations de Me Delrieu, pour Mme A ;
Considérant ce qui suit :
1.Mme A, ressortissante guinéenne, a sollicité le 27 mai 2022 du préfet de police la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 28 mars 2023, le préfet de police a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligée à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Mme A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Mme E D, adjointe à la cheffe de la division de l'immigration familiale qui a signé la décision en litige, bénéficiait à cet effet d'une délégation de signature du préfet de police en vertu de l'article 10 de l'arrêté n° 2023-00059 du 23 janvier 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Paris du même jour. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence dont serait entachée la décision par laquelle le préfet de police a rejeté la demande de titre de séjour de Mme A manque en fait et doit être écarté.
3. Mme A soutient que la décision attaquée serait stéréotypée et qu'elle serait en outre insuffisamment motivée. Toutefois, la décision attaquée reprend de manière suffisante les éléments de la situation personnelle de l'intéressée, tant concernant son parcours administratif en France que concernant les éléments relatifs à sa vie professionnelle, privée et familiale en France et dans son pays d'origine. L'arrêté attaqué précise ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, le préfet de police n'étant pas tenu de mentionner tous les éléments de la situation personnelle de Mme A. En tout état de cause, en se référant à l'avis médical émis par le collège des médecins de l'OFII, le préfet de police s'est approprié les motifs. La motivation est donc conforme aux exigences fixées par la jurisprudence administrative. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision en litige doit être écarté.
En ce qui concerne la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour :
4. Au soutien de ses conclusions, Mme A allègue que la procédure de consultation est viciée en l'absence d'un avis médical régulier respectant les règles fixées par les articles susvisés. Il ressort des pièces du dossier que l'avis du collège de médecins de l'OFII a été établi conformément au modèle figurant à l'Annexe C de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R313-22 et R313-23 et R511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. A cet égard, la requérante n'apporte aucun élément précis et circonstancié permettant de renverser la présomption d'authenticité des signatures des médecins du collège de l'OFII ni la présomption de fiabilité attachée au procédé de signature en application des dispositions de l'article 1367 du code civil, du règlement (UE) du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 et du décret du 28 septembre 2017. Il ne résulte d'aucune disposition, légale ou réglementaire, que le nom du médecin, qui est produit au dossier, ayant établi le rapport médical transmis au collège de médecins doit figurer dans l'avis, de même que les bases de données ayant servies de fondement à la décision. En tout état de cause, le Dr. Frédérique Leclair ne fait pas partie du collège des médecins de l'OFII ayant rendu l'avis.
5. Aux termes de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard ' l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an ".
6. Il résulte de l'avis du collège des médecins de l'OFII rendu le 21 février 2023 que l'état de santé de Mme A, qui est atteinte d'une pathologie chronique virale, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont elle est originaire, elle peut y bénéficier effectivement du traitement approprié. Mme A produit le certificat, établi par le 24 avril 2023, par le docteur B, praticien hospitalier au service des maladies infectieuses de l'hôpital Saint Antoine qui indique que : " Compte-tenu des difficultés d'accès aux soins dans son pays d'origine, son maintien sur le territoire français pour des raisons médicales se justifie pour une durée indéterminée. " ainsi que le certificat du docteur C, en date du 25 juillet 2023, qui précise que : " Son maintien sur le territoire français est indispensable pour permettre la poursuite de ses différentes prises en charge, toutes nécessaires à son maintien en bonne santé. Le suivi de son infection par le VIH, et la possibilité d'un accès continu et sûr à son traitement antirétroviral, est primordial. En effet, un défaut de traitement compromettrait sa santé avec des conséquences potentielles d'une extrême gravité. Or, le système de santé guinéen n'est manifestement pas en mesure d'assurer la continuité des soins pour les patients souffrants d'affections chroniques et/ou graves comme celles dont est atteint Mme A (notamment en raison de ruptures fréquentes des stocks de médicaments et de réactifs de laboratoire, de l'insuffisance de la maintenance et des procédures-qualité du matériel), comme en témoignent notamment les indicateurs de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de l'ONU/Sida concernant ce pays, qui mettent en évidence un différentiel important de qualité de prise en charge et une " perte de chance " significative en cas de retour en Guinée ( ". Toutefois, outre que le certificat établi par le
Dr C se borne à dresser un constat général du système de soins en Guinée qui par lui-même n'est pas circonstancié, il ne précise pas quel traitement n'est pas disponible dans ce pays, ni n'indique qu'il existerait un obstacle à la substitution du traitement par un autre disponible en Guinée. Par suite, ce certificat du Dr C, rédigé postérieurement à la décision, n'est pas suffisant pour contrebattre l'avis émis par le collège des médecins de l'OFII. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 429-5 du code doit être écarté.
7. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
8. En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de ces dispositions par un étranger, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
9. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police aurait méconnu les dispositions précitées et entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation, Mme A étant célibataire, sans charge de famille en France, n'étant pas dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident sa mère, sa fratrie et sa fille mineure, et ne justifiant ni de son insertion sociale ni professionnelle. Enfin, la requérante ne démontre pas l'existence d'un motif exceptionnelle ou de considérations humanitaires justifiant son admission exceptionnelle au séjour.
10. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Si la requérante soutient que le préfet de police a mal apprécié sa situation au regard de l'article 8 de la convention précitée, il ressort des pièces du dossier que le préfet de police a constaté que
Mme A est célibataire, sans charge de famille en France, n'est pas dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident sa mère, sa fratrie et sa fille mineure, qu'elle ne justifie ni de son insertion sociale ni d'une insertion professionnelle. Par suite, c'est sans erreur manifeste d'appréciation que le préfet a pu considérer que la décision attaquée ne portait pas atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision lui refusant le titre de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. La décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour n'étant entachée d'aucune illégalité, le moyen tiré de l'exception d'illégalité sera écarté.
13. Aux termes de l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français :9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ". Ainsi qu'il a été dit ci-dessus, par les éléments produits, Mme A n'a pas infirmé l'avis du collège des médecins et n'établit pas qu'elle ne peut bénéficier d'un traitement dans son pays d'origine.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées aux fins d'annulation de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
15. La décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour, de même que la décision d'éloignement, n'étant entachées d'aucune illégalité, le moyen tiré de l'exception d'illégalité sera écarté.
16. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Et aux termes des dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicable au litige et désormais codifiées à l'article L. 721-4 de ce code : () " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
17. Si Mme A fait valoir que ces stipulations et dispositions ont été méconnues dès lors qu'elle ne pourrait pas bénéficier d'une prise en charge médicale en Guinée, ainsi qu'indiqué ci-dessus, elle n'établit pas le bien-fondé de cette allégation. Par ailleurs, elle ne soutient pas qu'elle serait susceptible d'être soumise à la torture ou à des peines ou traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen doit être écarté.
18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées aux fins d'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 28 mars 2023 par lequel le préfet de police lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière doivent être rejetées de même que doivent l'être ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, et aux fins d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme F A, au préfet de police et à Me Delrieu.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Hermann Jager, présidente, rapporteure ;
- Mme Marik-Descoings, première conseillère ;
- Mme Perrin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2023.
La présidente-rapporteure,
V. HERMANN JAGER
L'assesseur le plus ancien,
N. MARIK-DESCOINGS La greffière,
A. DEPOUSIER
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2309619/8
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512695
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le requérant, un ressortissant guinéen, contestait notamment la mesure au motif qu'il serait mineur. Le tribunal a jugé qu'il lui appartenait, saisi d'un recours suspensif, de statuer sur l'allégation de minorité avant de se prononcer sur la légalité de l'OQTF, conformément aux articles L. 611-1 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528203
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, assorti d'une interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire, la motivation suffisante et l'examen de la situation personnelle du requérant. Elle s'est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier ses articles L. 611-1 et L. 612-10.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600391
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. C... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime que l'arrêté, pris par un agent disposant d'une délégation régulière, est légal et suffisamment motivé. Il constate que le préfet a respecté les exigences de vérification du droit au séjour et d'examen de la situation personnelle prévues par les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526589
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité d'une régularisation au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable via l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006. Elle a estimé que l'autorité administrative avait dûment pris en compte les éléments de la situation personnelle du requérant, sans méconnaître ses droits.
08/04/2026