LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2310524

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2310524

mercredi 30 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2310524
TypeDécision
PublicationC
Formation4e Section - 3e Chambre
Avocat requérantCABINET LUZELLANCE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 mai 2023, accompagnée de pièces complémentaires reçues le 4 octobre 2023, la société Naly, représentée par le cabinet Luzellance, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 9 décembre 2022 en tant qu'elle n'autorise l'installation d'une terrasse ouverte sur la rue des Martyrs que sur une largeur de 60 centimètres, ensemble le rejet implicite de son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre à la maire de Paris de réexaminer son dossier dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

La société Naly soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait, dès lors d'une part que la largeur de la terrasse couverte est de 1,09 m et non 1,23 m et d'autre part que la largeur utile du trottoir fait 4,32 m et non 3,76 m.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 décembre 2024, la ville de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par la société Naly ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 13 décembre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 13 janvier 2025.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- l'arrêté de la maire de Paris du 11 juin 2021 portant règlement de l'installation des étalages et terrasses sur la voie publique ainsi que des contre-étalages et contre-terrasses ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Hombourger

- les conclusions de M. Grandillon, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société Naly exploite une brasserie-tabac à l'enseigne de " L'Instant Partagé " à l'angle du 52, rue des Martyrs et du 49, rue Louise-Emilie de la Tour d'Auvergne. Le 10 décembre 2021, la société Naly a sollicité le transfert de l'autorisation de la terrasse fermée déjà existante au droit de son établissement sur la rue des Martyrs, ainsi qu'une nouvelle autorisation pour une terrasse ouverte permanente, sur une largeur de 1,66 mètres sur la rue des Martyrs et 1,63 mètres sur la rue Louise-Emilie de la Tour d'Auvergne. Par une décision du 9 décembre 2022, la ville de Paris a autorisé l'installation d'une terrasse fermée sur la rue des Martyrs d'une largeur de 1,23 mètres, d'une terrasse ouverte sur la rue des Martyrs d'une largeur de 0,60 mètres et d'une terrasse ouverte sur la rue Louise-Emilie de la Tour d'Auvergne d'une largeur d'1 mètre. La société Naly a présenté le 10 janvier 2023 un recours gracieux contre cette décision, qui a fait l'objet d'un rejet implicite. Par la présente requête, la société Naly demande l'annulation de cette décision en tant qu'elle limite à 0,60 m la largeur de la terrasse ouverte côté rue des martyrs, ensemble le rejet implicite de son recours gracieux.

2. Aux termes de l'article DG.10 de l'arrêté municipal du 11 juin 2021 : " L'espace public parisien doit ménager dans les meilleures conditions possibles un espace de circulation réservé au cheminement des piétons, en particulier des personnes en situation de handicap. () La largeur utile du trottoir est calculée à partir du socle de la devanture ou, à défaut de socle, à partir du nu du mur de la façade, jusqu'au premier obstacle situé au droit de l'établissement, tel que les entourages d'arbres (grillagés ou non), grilles d'aération du métro, stationnement autorisé ou réservé de véhicules sur le trottoir, pistes cyclables, trémies d'accès aux passages souterrains ou aux stations de transport (métro, RER,), abris-bus, mobiliers urbains notamment feux tricolores, panneaux de signalisation, bornes d'appel, potelets ou plots anti-stationnement, kiosques, abaissements de trottoirs à proximité de passages protégés, etc./ () La largeur des installations permanentes est, en règle générale, limitée au tiers de la largeur utile du trottoir, ou du premier trottoir en cas de contre-allée. / Lorsque la configuration des lieux et l'importance locale de la circulation piétonne le permettent, cette largeur peut être portée au-delà du tiers du trottoir, sans pouvoir excéder 50% de la larguer utile de celui-ci. "

3. Pour refuser d'autoriser l'installation d'une terrasse ouverte côté rue des martyrs sur une largeur supérieure à 60 cm, la ville de Paris s'est fondée sur deux motifs. Elle a fait valoir que la largeur totale demandée pour les deux terrasses, 2,89 m, obtenue en additionnant la largeur demandée pour la terrasse ouverte, soit 1,66 m, ajoutée à celle de la terrasse fermée, soit 1,23 m, était supérieure à 50% de la largeur utile, qu'elle estimait à 3,76 m sur la rue des martyrs. Elle a également considéré que l'exploitation de la terrasse demandée entraînerait une gêne du flux des piétons.

4. La société Naly soutient que la ville de Paris a entaché sa décision d'une erreur de fait, dès lors d'une part que la largeur de la terrasse couverte est de 1,09 m et non 1,23 m et d'autre part que la largeur utile du trottoir fait 4,32 m et non 3,76 m.

5. Toutefois, d'une part, la décision du 9 décembre 2022 autorise l'installation d'une terrasse fermée sur une largeur de 1,23 m, sans que la société requérante ne demande l'annulation de cette décision sur ce point. Alors qu'au surplus il ne ressort pas des pièces du dossier que la précédente autorisation accordée, dont la société Naly a demandé le transfert, n'aurait pas été accordée pour une largeur de 1,23 m, la société Naly n'est donc pas fondée à soutenir que la ville de Paris aurait commis une erreur de fait en considérant que la terrasse fermée avait été autorisée pour une largeur de 1,23 m.

6. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que pour considérer que la largeur utile était de 3,76 m, la maire de Paris s'est fondée sur la présence d'une bande podotactile située devant le passage piéton. Alors que l'article DG.10 a été pris au vu de l'objectif d'intérêt général de " ménager dans les meilleurs conditions possibles un espace de circulation réservé au cheminement des piétons, en particulier des personnes en situation de handicap ", la ville de Paris n'a pas commis d'erreur de qualification juridique des faits en considérant que la bande podotactile, qui peut notamment entraver la circulation des fauteuils roulants, devait être considérée comme le premier obstacle situé au droit de l'établissement au sens de l'article DG.10. Dès lors qu'il ressort des pièces du dossier, notamment du plan réalisé par un géomètre expert produit par la société requérante, que la distance entre le socle de la devanture et cette bande podotactile est de 3,63 m, soit une largeur inférieure à celle prise en compte par la ville, la société Naly n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur de fait sur ce point.

7. Il résulte de tout ce qui précède que la société Naly n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 9 décembre 2022 en tant qu'elle n'autorise l'installation d'une terrasse ouverte sur la rue des Martyrs que sur une largeur de 60 centimètres. Par suite, sa requête doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris en ce qui concerne ses conclusions à fin d'injonction.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société Naly est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Naly et à la ville de Paris.

Délibéré après l'audience du 15 avril 2025, à laquelle siégeaient :

M. Séval, président,

Mme Hombourger, première conseillère,

M. Melka, conseiller

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2025.

La rapporteure,

C. HOMBOURGER

Signé

Le président,

J.-P. SÉVAL

SignéLa greffière,

S. RAHMOUNI

Signé

La République mande et ordonne au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/4-3

Décisions similaires

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401325

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... contre la décision de non-opposition à la déclaration préalable de la société SFR pour l’implantation d’antennes de radiotéléphonie mobile à Paris 13e. Le tribunal a d’abord jugé que M. B... ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, car il n’a pas démontré que le projet affecterait directement ses conditions de jouissance de son bien. Par suite, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, notamment ceux tirés de l’absence d’avis de l’architecte des bâtiments de France ou de la méconnaissance de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme.

06/01/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324980

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... contestant son expulsion du territoire français en urgence absolue, décidée par le ministre de l'intérieur le 22 octobre 2023. Le tribunal a jugé que la procédure d'urgence absolue, prévue à l'article L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dispensait de consulter la commission spéciale d'expulsion, et que les autres moyens, notamment le détournement de procédure et la méconnaissance des articles L. 631-3 et L. 252-1, n'étaient pas fondés.

06/01/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431132

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait l’annulation d’un arrêté d’expulsion du 21 octobre 2024 et de la décision d’assignation à résidence prise le même jour par le préfet de police. Le tribunal a jugé que l’arrêté d’expulsion était suffisamment motivé et que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en considérant la présence de l’intéressé comme une menace grave pour l’ordre public, au vu de ses condamnations pénales. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 631-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, sans que ces derniers soient méconnus.

06/01/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432395

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation des décisions du garde des sceaux refusant son changement de nom de « A... » en « Sallaberry ». Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision de refus était suffisamment motivée au regard de l'article 6 du décret n°94-52 du 20 janvier 1994, et que l'absence d'enquête préalable n'entachait pas la procédure d'irrégularité. Sur le fond, il a estimé que les motifs affectifs invoqués par la requérante ne constituaient pas, en l'espèce, un intérêt légitime au sens de l'article 61 du code civil justifiant de déroger au principe de fixité du nom.

06/01/2026

← Retour aux décisions