jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2311165 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ROUANET |
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée le 5 novembre 2021, M. A B, représenté par Me Rouanet, demande au tribunal d'annuler la décision du 8 septembre 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié l'ensemble des retraits de points affectant son permis de conduire et l'interdiction de conduire et d'enjoindre au ministre de l'intérieur de réaffecter un minimum de quatre points à son permis de conduire.
Il soutient que :
- le jugement n° 2123526/3-1 n'a pas été exécuté, en dépit d'une mise en demeure en ce sens adressée le 16 septembre 2022 et reçu le 19 septembre suivant par le ministre de l'intérieur ;
- la saisine de Conseil d'Etat par le ministre du 3 octobre 2022 n'a pas pour effet de suspendre l'exécution du jugement ;
- la privation de son droit à conduire à des conséquences importantes sur sa vie professionnelle et familiale.
Par une ordonnance du 12 mai 2023, le Président du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative.
Par deux mémoires en défense, enregistré les 7 juin 2023 et 13 février 2024, le ministre de l'intérieur, conclut en dernier lieu, au classement administratif de sa demande d'exécution. Il soutient que l'intéressé a bénéficié d'un ajout de points suite au stage effectué les 20 et 21 août 2020, le permis de M. B étant doté de 4 points, les mentions relatives à la décision 48 SI du 8 septembre 2021 ont été supprimées.
Par un courrier du 8 août 2024, M. B a été invité à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois, ce courrier lui précisant qu'à défaut de réception d'une telle confirmation, il serait réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Vu :
- le jugement n° 2123526/3-1 du tribunal administratif de Paris du 2 août 2022 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; / () ".
2. Aux termes l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".
3. En application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. B a été invité, par courrier de la présidente de la formation de jugement du 8 août 2024 à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. Il a été informé par le même courrier de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois imparti, il serait réputé s'être désisté d'office. Le conseil de M. B, à qui ce courrier a été transmis par voie dématérialisée, en a accusé réception le 17 août 2024. Aucune confirmation du maintien de ses conclusions n'étant parvenue à la juridiction dans le délai d'un mois, M. B doit être réputé s'être désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.
Fait à Paris, le 3 octobre 2024.
La magistrate désignée,
M.-C. GIRAUDON
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.