LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2312899

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2312899

lundi 12 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2312899
TypeDécision
PublicationC
Formation4e Section - 2e Chambre
Avocat requérantCABINET SCP JEAN-PHILIPPE CASTON

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de l'association Animalia - Refuge et Sanctuaire, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 23 décembre 2022 prorogeant l'agrément de la société I-CAD en tant que gestionnaire du fichier national d'identification des carnivores domestiques. Le tribunal a jugé que l'association ne justifiait pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir contre cet arrêté, rendant sa requête irrecevable. En conséquence, les conclusions de l'association ont été rejetées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du code de la commande publique et du code rural et de la pêche maritime.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 470194 en date du 19 mai 2023, enregistrée le 23 mai suivant au greffe du tribunal, le président de la section du contentieux a transmis au tribunal de Paris, en application de l'article R. 351-1 du code de justice administrative, la requête présentée par l'association Animalia - Refuge et Sanctuaire.

Par cette requête et un mémoire complémentaire, enregistrés au secrétariat du contentieux du Conseil d'État les 4 janvier 2023 et 6 avril 2023, l'association Animalia - Refuge et Sanctuaire, représentée par la SCP J-P Caston, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 décembre 2022 par lequel le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire a prorogé, jusqu'au 30 juin 2023, l'agrément de la société d'identification des carnivores domestiques (I-CAD) en qualité de gestionnaire du fichier national d'identification des carnivores domestiques.

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros à verser à la SCP J-P Caston, son avocat, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué méconnaît l'article R. 2112-4 du code de la commande publique ;

- il méconnaît l'article R. 212-14 du code rural et de la pêche maritime ;

- le fichier mentionné à l'article L. 212-2 du code rural et de la pêche maritime méconnaît les dispositions du règlement (UE) n° 2016/679 du 27 avril 2016, de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 et de la loi n° 2018-670 du 30 juillet 2018.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 4 et 5 juin 2024, le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que l'association requérante n'a pas d'intérêt donnant qualité pour agir contre l'arrêté litigieux ;

- le moyen tiré de ce que l'arrêté litigieux méconnait les dispositions de l'article R. 212-14 du code rural et de la pêche maritime n'est pas fondé ;

- les autres moyens soulevés par l'association Animalia - Refuge et Sanctuaire ne sont pas opérants.

Par une ordonnance en date du 6 juin 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 23 juillet 2024.

L'association Animalia - Refuge et Sanctuaire a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 janvier 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le règlement (UE) n° 2016/679 du 27 avril 2016 ;

- le code de la commande publique ;

- le code rural et de la pêche maritime ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Frieyro,

- les conclusions de M. Gandolfi, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par un premier arrêté du 17 décembre 2012, le ministre de l'agriculture a agréé la société d'identification des carnivores domestiques (I-CAD) en qualité de gestionnaire du fichier national d'identification des carnivores domestiques. Par un second arrêté du 23 décembre 2022, le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire a prorogé cet agrément jusqu'au 30 juin 2023. Par la présente requête, l'association Animalia - Refuge et Sanctuaire demande l'annulation de ce second arrêté en date du 23 décembre 2022.

Sur le cadre juridique applicable :

2. Aux termes de l'article L. 212-1 du code rural et de la pêche maritime dans sa version applicable au litige : " Les conditions dans lesquelles les propriétaires ou détenteurs d'animaux terrestres ou aquatiques ou de produits germinaux, au sens des points 2,3 et 28 de l'article 4 du règlement (UE) 2016/429 du 9 mars 2016, sont enregistrés et celles dans lesquelles ces animaux et produits sont identifiés ou soumis à des obligations de traçabilité sont fixées par les articles 84 à 93,108 à 175 et 186 à 224 du règlement (UE) 2016/429 du 9 mars 2016, et les actes délégués et d'exécution qu'il prévoit, ainsi que par les dispositions du présent chapitre. ". Aux termes de l'article L. 212-2 du même code : " Pour assurer la traçabilité et les suivis statistique et administratif des animaux dont l'identification est obligatoire en application du règlement (UE) 2016/429 du 9 mars 2016 et de la présente section et pour permettre d'identifier leurs propriétaires ou détenteurs, les données relatives à l'identification de ces animaux, le nom et l'adresse de leurs propriétaires ou détenteurs successifs et la mention de l'exécution des obligations administratives auxquelles ces derniers sont astreints peuvent être enregistrés dans un fichier national et faire l'objet d'un traitement automatisé dans les conditions fixées par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés. / Pour les carnivores domestiques, les informations mentionnées au premier alinéa sont enregistrées dans un fichier national et font l'objet d'un traitement automatisé dans les conditions précitées. / Un décret en Conseil d'Etat, pris après avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, détermine les modalités d'application du présent article. Il précise les conditions dans lesquelles la collecte des données et leur traitement peuvent être confiés à des personnes agréées par le ministère chargé de l'agriculture, la durée de conservation et les conditions de mise à jour des données enregistrées et les catégories de destinataires de ces données ". Enfin, l'article R. 212-14 du même code, dans sa version applicable au litige, prévoit que l'agrément mentionné à l'article L. 212-2 est délivré, après avis du Conseil national d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale à des personnes répondant aux conditions d'aptitude, d'expérience et de compétences techniques nécessaires à la tenue d'un fichier nominatif, à l'issue d'un appel à candidatures.

Sur les moyens soulevés par l'association requérante :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2 du code de la commande publique : " Sont des contrats de la commande publique les contrats conclus à titre onéreux par un acheteur ou une autorité concédante, pour répondre à ses besoins en matière de travaux, de fournitures ou de services, avec un ou plusieurs opérateurs économiques. / Les contrats de la commande publique sont les marchés publics et les concessions définis au livre Ier de la première partie, quelle que soit leur dénomination. Ils sont régis par le présent code et, le cas échéant, par des dispositions particulières. ".

4. Eu égard aux motifs d'intérêt général qui ont conduit le législateur à créer une obligation d'identification des animaux carnivores domestiques, aux prérogatives de puissance publique conférées par les dispositions de l'arrêté d'agrément aux associations chargées de la gestion du fichier d'identification, et au contrôle exercé par l'Etat sur ces associations en vertu de cet arrêté et des conventions qu'il a conclues avec elles, les missions confiées à ces personnes morales ont le caractère de missions de service public. Par conséquent, les décisions unilatérales qui les investissent de ces missions ont un caractère réglementaire et non contractuel. Il s'ensuit que, l'arrêté du 23 décembre 2022 par lequel le ministre de l'agriculture a prorogé l'agrément de la société d'identification des carnivores domestiques (I-CAD) n'est pas un contrat de la commande publique. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 2112-4 du code de la commande publique est inopérant et doit être écarté.

5. En deuxième lieu, l'arrêté du 23 décembre 2022, qui se borne à prolonger jusqu'au 30 juin 2023 l'agrément de la société d'identification des carnivores domestiques (I-CAD) en qualité de gestionnaire du fichier national d'identification des carnivores domestiques, ne constitue pas une décision portant délivrance d'un nouvel agrément. Par suite, l'association requérante ne peut utilement se prévaloir de ce que cet arrêté méconnaît les dispositions de l'article R. 212-14 du code rural et de la pêche maritime relatives à la délivrance d'agréments.

6. En troisième lieu, et ainsi qu'il a été dit au point précédent, l'arrêté litigieux se borne à proroger jusqu'au 30 juin 2023 l'agrément dont dispose la société d'identification des carnivores domestiques (I-CAD) en qualité de gestionnaire du fichier national d'identification des carnivores. Dès lors, l'association Animalia - Refuge et Sanctuaire ne peut utilement se prévaloir à l'encontre de cet acte de ce que le registre mentionné à l'article L. 212-2 du code rural et de la pêche maritime et pour lequel les conditions de collecte et de traitement des données sont prévues aux articles R. 212-14 à R. 212-14-6 du même code, méconnaît le règlement (UE) n° 2016/679 du 27 avril 2016, de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 et de la loi n° 2018-670 du 30 juillet 2018.

7. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que la requête de l'association Animalia - Refuge et Sanctuaire doit être rejetée dans toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de l'association Animalia - Refuge et Sanctuaire est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'association Animalia - Refuge et Sanctuaire et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.

Délibéré après l'audience du 28 avril 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Hermann Jager, présidente,

M. Frieyro, premier conseiller,

M. Claux, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mai 2025.

Le rapporteur,

M. Frieyro

signé

La présidente,

V. Hermann Jager

signéLa greffière,

S. Hallot

signé

La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2312899/4-

Décisions similaires

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417280

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé les décisions du ministre de la justice refusant un changement de nom. Le juge a estimé que la requérante justifiait d'un intérêt légitime exceptionnel, fondé sur des motifs affectifs, pour porter le nom de son père biologique et affectif, et ce malgré l'existence d'une filiation paternelle légalement établie à l'égard d'un autre homme. La décision s'appuie sur l'article 61 du code civil, qui n'assujettit pas l'intérêt légitime à changer de nom à l'existence d'un lien de filiation avec le porteur du nom sollicité.

07/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402737

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les arrêtés d'expulsion et de fixation du pays de destination. La juridiction a estimé que le ministre de l'intérieur avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que les condamnations et le comportement agressif de l'intéressé, évoluant vers des menaces à caractère terroriste, constituaient une menace grave pour l'ordre public et portaient atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État. Le tribunal a également jugé que l'arrêté fixant le Maroc comme pays de destination ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

07/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504315

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant chinois condamné pour meurtre, qui demandait l'annulation de son arrêté d'expulsion du 5 décembre 2024. Le tribunal a jugé que le préfet de police était compétent pour signer l'arrêté et que la motivation de la décision, qui invoquait une menace grave pour l'ordre public, était suffisante au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 631-1) et du code des relations entre le public et l'administration. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, faute d'urgence démontrée.

07/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406377

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI Habitat Cavaignac visant à annuler l'arrêté municipal du 17 janvier 2024 refusant la transformation d'un local commercial en meublé de tourisme. La juridiction a jugé que le refus de la Maire de Paris était légal, car il était justifié par la nécessité de protéger l'environnement urbain et l'équilibre entre les fonctions de la ville, conformément au règlement municipal adopté sur le fondement du code du tourisme (articles L. 324-1-1 et R. 324-1-5). La demande d'injonction et de condamnation pécuniaire à l'encontre de la Ville a également été rejetée.

23/03/2026

← Retour aux décisions