jeudi 14 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2313144 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | CABINET BRIARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 5 juin 2023, 30 janvier, 1er et 18 mars 2024, la fondation Valgo et le fonds de dotation Alma Mater, représentés par Me des Cars, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la convention conclue le 31 mars 2023 entre la Ville de Paris et la fondation Mansart parcs et demeures de France en vue de l'occupation et de l'exploitation des résidences situées aux 4-6 et 10 route du Champ d'entraînement à Paris ;
2°) de mettre à la charge de la Ville de Paris la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable ;
- la procédure de sélection a méconnu les articles L. 2122-1-1 et L. 2122-1-4 du code général de la propriété des personnes publiques dès lors que la mesure de publicité a été insuffisante, que l'application des critères d'attribution fixés par le règlement de consultation est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard du coût et du délai de réalisation des travaux projetés par l'attributaire, du traitement des espaces verts, des montants de redevance proposés et de la capacité financière des candidats et que le règlement de consultation ne précisait pas la pondération des critères d'attribution ;
- les candidats non retenus n'ont été informés que tardivement et incomplètement du rejet de leurs offres ;
- en méconnaissance des articles L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques, le montant de la redevance acquittée par l'attributaire est trop faible, ce vice est d'ordre public dès lors qu'il constitue une libéralité et peut être utilement soulevé devant le juge de la validité du contrat ;
- la délibération autorisant la maire de Paris à conclure la convention a été adoptée alors que les élus n'avaient pas été suffisamment informés, en méconnaissance de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales ;
- aucun risque d'atteinte excessive à l'intérêt général ne justifie la poursuite de l'exécution du contrat malgré son illégalité.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 22 décembre 2023, 28 février et 18 mars 2024, la fondation Mansart parcs et demeures de France, représentée par la SARL cabinet Briard, conclut au rejet de la requête de la fondation Valgo et du fonds de dotation Alma Mater et à ce que la somme de 4 000 euros soit mise à leur charge.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que l'offre présentée par les requérants était irrecevable en l'absence de garantie telle que prévue par le règlement de consultation ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés ou sont inopérants devant le juge de la validité du contrat ;
- à titre subsidiaire, et à supposer que certains de ces vices seraient fondés, il résulte de l'office du juge de la validité du contrat qu'il n'y a pas lieu d'annuler ou de résilier le contrat, eu égard à l'atteinte excessive à l'intérêt général qui en résulterait.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 26 novembre 2023 et 29 février 2024, la Ville de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés ou sont inopérants devant le juge de la validité du contrat.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- la décision du Conseil d'Etat n° 358994 du 4 avril 2014 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Grandillon, rapporteur public,
- et les observations de Me Lefebvre, pour les requérantes et de Me Videau, pour la fondation Mansart parcs et demeures de France.
Considérant ce qui suit :
1. La Ville de Paris est propriétaire de deux hôtels particuliers situés respectivement aux 4-6 (dite " résidence Windsor ") et 10 route du Champ d'entraînement, dans le 16ème arrondissement. A la suite d'une manifestation d'intérêt de la fondation Mansart parcs et demeures de France (fondation Mansart) pour occuper et exploiter ces bâtiments, elle a lancé un appel à manifestation d'intérêt sur le fondement de l'article L. 2122-1-4 du code général de la propriété des personnes publiques, auquel a notamment répondu le groupement constitué de la fondation Valgo et du fonds de dotation Alma Mater. Par une délibération adoptée lors de la séance des 14, 15, 16 et 17 mars 2023, le conseil de Paris a autorisé la maire à conclure une convention d'occupation du domaine public avec la fondation Mansart, ce qui a été fait le 31 mars 2023. Par la présente requête, la fondation Valgo et le fonds de dotation Alma Mater demandent au tribunal, statuant en tant que juge de la validité du contrat conformément aux principes prévus par la décision du Conseil d'Etat n° 358994 du 4 avril 2014, d'annuler cette convention.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. La légalité du choix du cocontractant, de la délibération autorisant la conclusion du contrat et de la décision de le signer ne peut être contestée par les tiers au contrat qu'à l'occasion d'un recours de pleine juridiction en contestation de validité du contrat. Saisi par un tiers, dans ces conditions, de conclusions contestant la validité du contrat ou de certaines de ses clauses, il appartient au juge du contrat, après avoir vérifié que l'auteur du recours se prévaut d'un intérêt susceptible d'être lésé de façon suffisamment directe et certaine et que les irrégularités qu'il critique constituent des vices en rapport direct avec l'intérêt lésé dont il se prévaut ou ceux d'une gravité telle que le juge devrait les relever d'office, lorsqu'il constate l'existence de vices entachant la validité du contrat, d'en apprécier l'importance et les conséquences. Ainsi, il lui revient, après avoir pris en considération la nature de ces vices, soit de décider que la poursuite de l'exécution du contrat est possible, soit d'inviter les parties à prendre des mesures de régularisation dans un délai qu'il fixe, sauf à résilier ou résoudre le contrat. En présence d'irrégularités qui ne peuvent être couvertes par une mesure de régularisation et qui ne permettent pas la poursuite de l'exécution du contrat, il lui revient de prononcer, le cas échéant avec un effet différé, après avoir vérifié que sa décision ne portera pas une atteinte excessive à l'intérêt général, soit la résiliation du contrat, soit, si le contrat a un contenu illicite ou s'il se trouve affecté d'un vice de consentement ou de tout autre vice d'une particulière gravité que le juge doit ainsi relever d'office, l'annulation totale ou partielle de celui-ci.
3. Aux termes de l'article L. 2122-1-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Sauf dispositions législatives contraires, lorsque le titre mentionné à l'article L. 2122-1 permet à son titulaire d'occuper ou d'utiliser le domaine public en vue d'une exploitation économique, l'autorité compétente organise librement une procédure de sélection préalable présentant toutes les garanties d'impartialité et de transparence, et comportant des mesures de publicité permettant aux candidats potentiels de se manifester. " L'article L. 2122-1-4 du même code dispose que : " Lorsque la délivrance du titre mentionné à l'article L. 2122-1 intervient à la suite d'une manifestation d'intérêt spontanée, l'autorité compétente doit s'assurer au préalable par une publicité suffisante, de l'absence de toute autre manifestation d'intérêt concurrente. "
4. En premier lieu, à supposer même que la publicité donnée par la Ville de Paris à l'appel à manifestation d'intérêt ait été insuffisante, elle n'a pas empêché les requérants de se porter candidats à l'occupation des dépendances du domaine public en cause. Par ailleurs, ceux-ci n'établissent ni même n'allèguent que ces modalités de publicité ne les auraient pas mis à même de présenter leur offre dans des conditions satisfaisantes. Dès lors, à le supposer fondé, le moyen tiré de l'insuffisante publicité est sans rapport avec les intérêts lésés dont ils se prévalent, et doit être écarté comme inopérant.
5. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que la Ville de Paris avait demandé aux candidats de présenter un projet de " lieu ouvert aux publics sur les thèmes du patrimoine, de la culture, de la nature en ville et de l'agriculture urbaine ". Elle a évalué les offres en fonction de deux critères hiérarchisés, conformément au règlement de la consultation, d'une part, la " qualité du projet d'exploitation, dans le respect de la destination prévue ", appréciée par la capacité à contribuer à l'animation du lieu et à l'ouverture à tous les publics et les travaux et démarches proposés pour valoriser et préserver le site et, d'autre part, la " qualité de la proposition financière ", tenant compte du mécanisme de redevance proposé, de la pertinence de la durée de contrat et de la viabilité économique.
6. S'agissant du premier critère, la réponse de la fondation Mansart a été jugée " satisfaisante " et celle de la fondation Valgo et du fonds Alma Mater " plutôt satisfaisante ". D'une part, alors que la Ville de Paris accordait une grande importance à l'accroissement de la quantité d'espaces verts ouverts au public, il résulte du rapport d'analyse des offres que l'avantage donné à la proposition de la fondation Mansart est justifié pour l'essentiel par le plus grand nombre de jours d'ouverture gratuite au public des extérieurs et de la collection permanente projetée, à savoir 274 jours contre 75 jours pour la fondation Valgo et, à cet égard, les requérants ne contestent pas utilement l'appréciation portée sur le nombre de jours d'ouverture gratuite au public. D'autre part, si le programme d'investissements de la fondation Mansart, représentant 8,7 millions d'euros, a été jugé " un peu élevé sur certains postes ", il a néanmoins été considéré plus sincère que celui des requérants qui se montait seulement à 3,5 millions d'euros et dont la Ville de Paris a estimé qu'il ne prévoyait pas certaines charges, notamment des provisions pour des travaux de déplombage et désamiantage rendus nécessaires par la découverte de plomb ou d'amiante au cours des opérations de rénovation. Si les requérants font valoir que le montant de travaux prévu par la fondation Mansart, soit entre 3 500 et 4 000 euros/m², est surévalué, ils ne fournissent aucun élément circonstancié à l'appui de cette allégation alors que cette fondation dispose d'une importante expérience de rénovation de bâtiments anciens. Ils ne contestent pas non plus utilement que, malgré la réalisation de diagnostics de la présence de plomb et d'amiante, des besoins complémentaires sont susceptibles d'apparaître en cours de chantier.
7. S'agissant du second critère, les deux propositions ont été évaluées comme " moyennement satisfaisantes ". Celle de la fondation Mansart aboutit à un montant de redevance faible, de l'ordre de 60 000 euros par an et à une durée du contrat de trente-deux ans, alors que la proposition de la fondation Valgo et du fonds Alma Mater conduirait à une redevance de l'ordre de 260 000 euros par an, durant vingt ans. Toutefois, la Ville de Paris a estimé que la proposition des requérants présentait des garanties insuffisantes en termes de viabilité économique dès lors que sa rentabilité était très faible, voire négative en corrigeant certaines erreurs dans le budget prévisionnel, que la solidité financière de ces personnes morales était très limitée en l'absence de patrimoine, de fonds propres et d'activité notables et qu'aucune garantie bancaire n'était apportée, contrairement à la fondation Mansart. En se bornant à rappeler qu'ils bénéficient en principe du mécénat de la société Valgo, qui ne constitue toutefois pas une garantie juridique, les requérants ne contestent pas utilement cette évaluation.
8. Il résulte de tout ce qui précède que la Ville de Paris n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des offres qui lui étaient présentées.
9. En troisième lieu, les dispositions de l'article L. 2122-1-1 du code général de la propriété des personnes publiques laissent l'autorité domaniale libre des modalités de la procédure de sélection qu'elle organise et, en particulier, ne lui imposent pas de pondérer les critères dont elle fait usage, ni ne lui interdisent de s'inspirer de certaines dispositions du code de la commande publique sans pour autant rendre ce dernier applicable. Les requérants n'établissent ni même n'allèguent que les modalités selon lesquelles il a été tenu compte des différents critères selon que les évaluations étaient " peu satisfaisante, moyennement satisfaisante, plutôt satisfaisante, satisfaisante et très satisfaisante ", ont été de nature à léser ses intérêts. Au demeurant, dès lors qu'ainsi qu'il a été dit ci-dessus, l'offre de la fondation Mansart a été estimée plus ou aussi satisfaisante s'agissant des deux critères, l'absence de pondération a été sans incidence sur le choix du cocontractant. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le règlement de consultation ne mentionnait pas la pondération des critères doit être écarté.
10. En quatrième lieu, à le supposer même fondé, le moyen tiré de ce que les candidats évincés auraient été insuffisamment et tardivement été informés du rejet de leurs offres, qui est sans incidence sur l'attribution de la convention domaniale, n'est pas de nature à avoir lésé les intérêts dont se prévalent les requérants et doit être écarté comme inopérant.
11. En cinquième lieu, d'une part, une personne publique ne peut légalement louer un bien à une personne poursuivant des fins d'intérêt privé pour un loyer inférieur à la valeur locative de ce bien, sauf si cette location est justifiée par des motifs d'intérêt général et comporte des contreparties suffisantes et, d'autre part, la méconnaissance du principe de prohibition des libéralités par les personnes publiques est susceptible de constituer un vice d'une particulière gravité devant être relevé d'office par le juge de la validité du contrat.
12. Il résulte de l'instruction que le montant de la redevance annuelle proposée par l'attributaire de la convention d'occupation du domaine public est environ quatre fois et demi inférieur à celui proposé par les requérants. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit aux points 5 à 8 que ce montant est justifié par des motifs d'intérêt général tirés de la remise en état du bâti appartenant à la Ville de Paris, de l'intérêt de disposer d'un espace vert ouvert au public et de la sécurité financière offerte par la proposition de la fondation Mansart et que cette proposition comporte des contreparties suffisantes, de nature à justifier un montant de redevance plus faible. Il en résulte que le moyen tiré de ce que la Ville de Paris aurait consenti une libéralité à la fondation Mansart n'est pas fondé ni, en tout état de cause, le moyen tiré de ce qu'elle aurait méconnu les articles L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques.
13. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal. / Si la délibération concerne un contrat de service public, le projet de contrat ou de marché accompagné de l'ensemble des pièces peut, à sa demande, être consulté à la mairie par tout conseiller municipal dans les conditions fixées par le règlement intérieur. / Le délai de convocation est fixé à cinq jours francs. En cas d'urgence, le délai peut être abrégé par le maire sans pouvoir être toutefois inférieur à un jour franc. ". Alors que la Ville de Paris soutient, sans être contestée et en produisant un extrait de l'application " Paris Délib ", avoir transmis le rapport d'analyse des offres et la convention litigieuse dès le 10 février 2023, soit plus d'un mois avant l'adoption de la délibération ayant autorisé la signature de la convention litigieuse, il n'est pas établi ni même soutenu que la seule transmission tardive d'un amendement au projet de convention aurait été de nature à vicier le consentement de la collectivité. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales doit donc, en tout état de cause, être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'ordonner la production des éléments communicables de l'offre de la fondation Mansart ni de se prononcer sur la recevabilité de la requête, les conclusions à fin d'annulation de la fondation Valgo et du fonds de dotation Alma Mater doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise sur leur fondement à la charge de la Ville de Paris, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre la somme de 2 000 euros à la charge des requérants, à verser à la fondation Mansart, à ce titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la fondation Valgo et du fonds de dotation Alma Mater est rejetée.
Article 2 : La fondation Valgo et le fonds de dotation Alma Mater verseront à la fondation Mansart parcs et demeures de France la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la fondation Valgo, première requérante dénommée, à la Ville de Paris et à la fondation Mansart parcs et demeures de France.
Délibéré après l'audience du 24 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Anne Seulin, présidente,
M. Gaël Raimbault, premier conseiller,
Mme Paule Desmoulière, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 novembre 2024.
Le rapporteur,
G. ALa présidente,
A. SeulinLa greffière,
L. Thomas
La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/4-1
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320047
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI Janus visant à annuler un arrêté de sursis à statuer opposé par la maire de Paris à une déclaration préalable pour un changement de destination de locaux en hébergement touristique. La juridiction a jugé que le sursis à statuer, fondé sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, était légal car le projet était susceptible de compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme (PLU) en cours d'élaboration. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le vice de procédure et l'erreur de droit, ont été écartés.
19/02/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320316
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par une association d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un arrêté municipal de mise en demeure avec astreinte, concernant des travaux réalisés sans autorisation d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête de l'association, considérant que la motivation de l'arrêté attaqué était suffisante et que la procédure suivie, notamment l'établissement d'un procès-verbal d'infraction, était régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier celles relatives aux mises en demeure et aux astreintes.
19/02/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520263
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen approfondi de la situation personnelle de l'intéressé, notamment au regard de son état de santé et de son intégration. Les textes appliqués incluent le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
19/02/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527910
Le Tribunal administratif de Paris a annulé un arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour d'une ressortissante tunisienne et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en appliquant le code de l'entrée et du séjour des étrangers, alors que la situation de l'intéressée, épouse d'un Français, devait être examinée exclusivement au regard des dispositions de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer sa demande dans un délai de trois mois et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais exposés.
19/02/2026