mardi 26 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2313426 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 2e Chambre - OQTF 6 sem. |
| Avocat requérant | BOULEGUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 juin 2023, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) de lui désigner un avocat commis d'office ;
2°) d'annuler l'arrêté du 27 mai 2023 par lequel le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination.
Il ne fait valoir aucun moyen à l'appui de ses conclusions.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juillet 2023, le préfet de police, représenté par Me Rannou, conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'il y a lieu de rejeter la requête de M. A.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Thulard en application des dispositions de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Thulard,
- et les observations de Me Boixière, substituant Me Boulègue avocate commise d'office représentant M. A, qui soutient que l'arrêté litigieux est insuffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen particulier.
La clôture de l'instruction a été prononcée après observations des parties.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant marocain né le 16 mars 2001 à Settat, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 27 mai 2023 par lequel le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination.
2. En premier lieu, les décisions attaquées portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elles sont donc suffisamment motivées.
3. En second lieu, il ressort des termes mêmes des décisions attaquées, qui mentionnent les éléments de fait propres à la situation personnelle de M. A nécessaires à leur édiction, que le préfet a procédé à un examen de la situation particulière de l'intéressé avant de l'obliger à quitter le territoire français et de fixer son pays de destination.
4. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué et que sa requête doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de police.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2023.
Le magistrat désigné,
V. Thulard
La greffière,
K. Bak-Piot
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2313426/6-