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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2314508

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2314508

vendredi 5 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2314508
TypeDécision
Formation4e Section - 2e Chambre
Avocat requérantCARRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 20 juin, 14 décembre 2023 et 23 janvier 2024, M. B A et Mme G E, représentés par Me Carré, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 20 décembre 2022 par lequel la maire de Paris a délivré un permis de construire n° PC 075 11 822V0033 à la SAS Hôtels Maurice-Hurand - Biografy pour la démolition du bâtiment situé 12, rue Caulaincourt et des constructions dans la cour, la construction d'un bâtiment de R + 8 étages sur deux niveaux de sous-sol, des modifications de l'aspect extérieur des constructions existantes sur un terrain situé 12, rue Caulaincourt et 12-14, rue Joseph-de-Maistre, dans le 18ème arrondissement de Paris, ainsi que la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la ville de Paris une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;

- il méconnaît l'article L. 425-3 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne comporte aucune mention sur l'obligation de solliciter une autorisation complémentaire pour l'aménagement intérieur en tant qu'établissement recevant du public de la boutique projetée au rez-de-chaussée ;

- le dossier de permis de construire est incomplet en méconnaissance de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme dès lors que le document graphique d'insertion est insuffisant et qu'il présente des incohérences avec les plans du dossier en ce qui concerne la hauteur de la façade, les fenêtres au R+7 et l'entrée de service au rez-de-chaussée ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UG.2.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme de Paris dès lors que le projet entraîne une diminution de la surface de plancher à usage d'habitation (SPH), que l'autorisation de changement d'usage accordée par la maire de Paris pour les surfaces à usage d'habitation n'est que provisoire, et que la surface de plancher économique augmente dans une proportion supérieure à 10 % ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UG.10.2 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le retrait de la façade au niveau R+7 a une profondeur supérieure à la profondeur autorisée, qui est de 0,40 mètre ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UG.11 du règlement du plan local d'urbanisme du fait de son couronnement et de l'implantation en façade sur rue d'un local aveugle ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UG.15.2 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le local à déchets est d'une taille insuffisante.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 avril 2024, la ville de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. A et Mme E ne sont pas fondés.

Par des mémoires, enregistrés les 2 octobre, 28 décembre 2023 et 16 mai 2024, ce dernier n'ayant pas été communiqué, la société Hôtels Maurice-Hurand - Biografy, représentée par Me Laymond, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable ; M. A et Mme E sont dépourvus d'intérêt à agir au regard de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;

- les moyens nouveaux invoqués dans le mémoire du 14 décembre 2023 sont irrecevables en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme ;

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le règlement du plan local d'urbanisme de la ville de Paris ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Berland,

- les conclusions de Mme Alidière, rapporteure publique,

- et les observations de Me Carré, représentant M. A et Mme E, de Me Laymond, représentant la société Hôtels Maurice-Hurand - Biografy, et de Mme D, représentant la ville de Paris.

Une note en délibéré présentée par la société Hôtels Maurice-Hurand - Biografy a été enregistrée le 25 juin 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Le 30 juin 2022, la société Hôtels Maurice-Hurand - Biografy a déposé une demande de permis de construire pour la démolition du bâtiment situé 12, rue Caulaincourt et des constructions dans la cour, la construction d'un bâtiment de R + 8 étages sur deux niveaux de sous-sol, des modifications de l'aspect extérieur des constructions existantes sur un terrain situé 12, rue Caulaincourt et 12-14, rue Joseph-de-Maistre, dans le 18ème arrondissement de Paris. Par un arrêté du 20 décembre 2022, la maire de Paris a délivré le permis de construire sollicité. Par la présente requête, M. A et Mme E demandent au tribunal d'annuler cet arrêté de permis de construire, ensemble la décision rejetant leur recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la recevabilité des moyens :

2. Aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme : " Par dérogation à l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l'application de l'article R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code, ou d'une demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant une telle décision, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Cette communication s'effectue dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 611-3 du code de justice administrative. / () ".

3. La société pétitionnaire fait valoir que le moyen invoqué par les requérants tiré de la méconnaissance des dispositions du 3e alinéa du 2° de l'article UG.2.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme est irrecevable, dès lors qu'il a été soulevé plus de deux mois après la communication aux parties du premier mémoire en défense. Toutefois, le moyen tiré de la méconnaissance du 2° de l'article UG.2.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme, relatif à l'application des dispositions de l'article UG.2.2.1 au secteur de protection de l'habitation, avait été soulevé dans la requête introductive. Par suite, l'exception d'irrecevabilité soulevée à l'encontre de cette branche du moyen doit être écartée.

En ce qui concerne l'incompétence de l'auteur de l'acte :

4. Aux termes de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales applicables au litige : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. Pour les décisions individuelles, cette transmission intervient dans un délai de quinze jours à compter de leur signature. () ". Et aux termes des dispositions de l'article L. 2511-27 de ce code : " Le maire de la commune ou le maire de Paris peut donner sous sa surveillance et sa responsabilité, par arrêté, délégation de signature au directeur général des services de la mairie ou de la ville de Paris et aux responsables de services communaux. () ".

5. Par un arrêté du 25 avril 2022, publié au bulletin officiel de la ville de Paris du 29 avril suivant et transmis au représentant de l'Etat le 25 avril 2022, la maire de Paris a donné à M. C F, chef du service du permis de construire et du paysage de la rue, signataire de la décision attaquée, délégation à l'effet de signer les arrêtés concernant les permis de construire. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte attaqué manque en fait et doit être écarté.

En ce qui concerne le respect de l'article L. 425-3 du code de l'urbanisme :

6. Aux termes de l'article L. 425-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet porte sur un établissement recevant du public, le permis de construire tient lieu de l'autorisation prévue par l'article L. 122-3 du code de la construction et de l'habitation dès lors que la décision a fait l'objet d'un accord de l'autorité administrative compétente qui peut imposer des prescriptions relatives à l'exploitation des bâtiments en application de l'article L. 143-2 du code de la construction et de l'habitation. Le permis de construire mentionne ces prescriptions. Toutefois, lorsque l'aménagement intérieur d'un établissement recevant du public ou d'une partie de celui-ci n'est pas connu lors du dépôt d'une demande de permis de construire, le permis de construire indique qu'une autorisation complémentaire au titre de l'article L. 122-3 du code de la construction et de l'habitation devra être demandée et obtenue en ce qui concerne l'aménagement intérieur du bâtiment ou de la partie de bâtiment concernée avant son ouverture au public ". Aux termes de l'article R. 431-30 de ce code : " Lorsque les travaux projetés portent sur un établissement recevant du public, la demande est accompagnée des dossiers suivants, fournis en trois exemplaires : a) Un dossier permettant de vérifier la conformité du projet avec les règles d'accessibilité aux personnes handicapées, comprenant les pièces mentionnées aux articles R. 111-19-18 et R. 111-19-19 du code de la construction et de l'habitation ; b) Un dossier permettant de vérifier la conformité du projet avec les règles de sécurité, comprenant les pièces mentionnées à l'article R. 123-22 du même code. ". Aux termes de l'article L. 122-3 du code de la construction et de l'habitation : " Les travaux qui conduisent à la création, l'aménagement ou la modification d'un établissement recevant du public ne peuvent être exécutés qu'après autorisation délivrée par l'autorité administrative, qui vérifie leur conformité aux règles d'accessibilité prévues à l'article L. 161-1 et, lorsque l'effectif du public et la nature de l'établissement le justifient, leur conformité aux règles de sécurité contre l'incendie prévues aux articles L. 141-2 et L. 143-2. / () Lorsque ces travaux sont soumis à permis de construire, celui-ci tient lieu de cette autorisation dès lors que sa délivrance a fait l'objet d'un accord de la même autorité administrative. Toutefois, lorsque l'aménagement intérieur d'un établissement recevant du public ou d'une partie de celui-ci n'est pas connu lors du dépôt de la demande de permis de construire, le permis de construire indique qu'une autorisation complémentaire doit être obtenue en ce qui concerne l'aménagement intérieur du bâtiment ou de la partie de bâtiment concernée avant son ouverture au public. / () ".

7. Il résulte de ces dispositions que lorsque l'aménagement intérieur de locaux constitutifs d'un établissement recevant du public, qui nécessite une autorisation spécifique au titre de l'article L. 122-3 du code de la construction et de l'habitation, n'est pas connu lors du dépôt de la demande de permis de construire, l'autorité compétente, dont la décision ne saurait tenir lieu sur ce point de l'autorisation prévue par le code de la construction et de l'habitation, ne peut légalement délivrer le permis sans mentionner expressément l'obligation de demander et d'obtenir une autorisation complémentaire avant l'ouverture au public, et ce alors même que le contenu du dossier de demande de permis de construire témoignerait de la connaissance, par le pétitionnaire, de cette obligation.

8. Il ressort des pièces du dossier que l'aménagement intérieur des locaux de l'établissement recevant du public était connu à la date de la délivrance du permis de construire. En effet, les notices de sécurité et d'accessibilité, jointes à la demande de permis de construire en application des dispositions de l'article R. 431-30 précitées du code de l'urbanisme, comportent une description et des plans détaillés des futurs aménagements, parmi lesquels une pâtisserie installée en rez-de-chaussée, qui est un ERP de type M d'une superficie de 45 m² et susceptible d'accueillir 15 personnes. Ces documents indiquent que la pâtisserie dépend de l'hôtel, avec lequel elle communique, et n'est donc pas une coque commerciale. Par ailleurs, le préfet de police, compétent pour délivrer l'autorisation prévue par l'article L. 122-3 du code de la construction et de l'habitation, a donné son accord au projet le 18 octobre 2023 et le permis de construire a été délivré sous réserve du respect des prescriptions émises par cette autorité. Dans ces conditions, le permis de construire, qui tient lieu de l'autorisation prévue par l'article L. 122-3 du code de la construction et de l'habitation, n'avait pas à mentionner l'obligation de demander et d'obtenir une autorisation complémentaire avant l'ouverture au public de l'établissement recevant du public. Par suite, ce moyen doit être écarté.

En ce qui concerne la complétude du dossier de permis de construire :

9. Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : / () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / () ".

10. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

11. En premier lieu, si les requérants font valoir que le document graphique d'insertion (n° 6.2) joint au dossier de permis de construire est insuffisant, dès lors que les façades du cœur d'îlot ne sont pas représentées, il ressort des pièces du dossier que le cœur d'îlot, qui n'est, au demeurant, pas visible depuis l'espace public, apparaît sur les plans de façades sur cour n° 5.5, 5.6, 5.7 et 5.8, et que le dossier comporte également un repérage photographique permettant d'apprécier l'insertion du projet par rapport à son environnement. Ainsi, alors, au demeurant, que les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme n'exigent qu'un seul document graphique, ces documents ont permis au service instructeur de porter une appréciation sur la conformité du projet à la règlementation applicable.

12. En deuxième lieu, les requérants soutiennent que la hauteur du bâtiment projeté tel qu'il est représenté sur le document graphique n° 6.2 est incohérente avec la hauteur portée sur le plan de façade n° 5.3. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la hauteur du bâtiment projeté, qui culmine à 104,05 mètres, est mentionnée sur plusieurs plans du dossier de demande, dont le plan masse n° 4.1, ou le plan de coupe AA, ce dernier permettant, en outre, d'apprécier la hauteur du bâtiment projeté par rapport aux bâtiments existants. Dans ces conditions, le service instructeur pouvait, à partir des plans, apprécier la conformité du projet à la réglementation applicable.

13. En troisième lieu, les requérants font valoir que la verrière du R+7 représentée sur le document graphique ne correspond pas à la verrière représentée sur le plan de façade n° 5.3. Toutefois, la notice architecturale précise que la verrière au R+7 est constituée d'une trame régulière, avec des montants tous les 90 cm en acier noir d'une épaisseur de 9 cm environ, ce qui correspond aux indications du plan de façade n° 5.3. En tout état de cause, une telle circonstance n'est pas de nature à fausser l'appréciation du service instructeur, ni celle de l'architecte des bâtiments de France.

14. Enfin, les requérants font valoir que la porte de service représentée sur le document graphique est pleine, en contradiction avec le plan de façade n° 5.3 qui la représente vitrée. Toutefois, cette seule circonstance est sans incidence sur la conformité du projet à la règlementation applicable, dès lors que le règlement du plan local d'urbanisme n'interdit pas la pose d'une porte opaque.

15. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de permis de construire doit être écarté dans toutes ses branches.

En ce qui concerne le respect des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme :

S'agissant du respect de l'article UG.2.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme :

16. D'une part, aux termes de l'article UG.2.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme : " 1° Dispositions générales : / Pour l'application des règles du présent article, le territoire de la zone UG est divisé en deux secteurs, repérés dans les documents graphiques du règlement : / • le secteur de protection de l'habitation, / • le secteur d'incitation à la mixité habitat-emploi. / Les règles énoncées aux § 2° et 3° ci-après utilisent les définitions suivantes : / • La surface de plancher des destinations liées à la fonction résidentielle, notée SPH, est la surface de plancher globalement destinée à l'habitation et aux CINASPIC* ; / • La surface de plancher des destinations liées à l'activité économique, notée SPE, est la surface de plancher globalement destinée au commerce, à l'artisanat, aux bureaux, à l'hébergement hôtelier, à l'industrie et à la fonction d'entrepôt. / Les surfaces situées en rez-de-chaussée dans la bande E* et en sous-sol ne sont pas prises en compte dans les surfaces de plancher ci-dessus définies. Les dispositions du présent article UG.2.2.1 ne sont pas applicables : / • dans les secteurs soumis à des dispositions particulières identifiés à ce titre dans l'annexe I du tome 2 du règlement (" secteurs non soumis à l'article UG.2.2.2 § 2°) ; / () 2°- Secteur de protection de l'habitation : / • Sur tout terrain, la SPH après travaux ne doit pas être inférieure à la SPH initiale : SPH2 = SPH1 où SPH est la surface de plancher des destinations liées à la fonction résidentielle définie au § 1° ci-avant. / Toutefois, si la surface de plancher totale projetée est inférieure à la SPH initiale, elle doit être entièrement occupée par des destinations liées à la fonction résidentielle. / En outre, quand la SPH initiale est nulle et lorsque, sur le terrain, la surface de plancher totale après travaux dépasse la surface de plancher initiale, alors la SPE ne doit pas être augmentée de plus de 10 %. / SPE2 = 1,1 x SPE1 où SPE est la surface de plancher des destinations liées à l'activité économique définie au § 1° ci-avant. / Dans les autres cas SPE2 = SPE1. " Aux termes du chapitre VIII " définitions " du même règlement : " Destinations des locaux (articles 1, 2, 12, et 13) : / Pour l'application du règlement, seules seront prises en considération les destinations correspondant à des droits réels ou certains établis par le droit ou l'usage ; les décisions et actes administratifs résultant de la législation relative aux changements d'usage de locaux seront notamment pris en compte. "

17. D'autre part, aux termes de l'article L. 631-7 du code de la construction et de l'habitation : " La présente section est applicable aux communes de plus de 200 000 habitants et à celles des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Dans ces communes, le changement d'usage des locaux destinés à l'habitation est, dans les conditions fixées par l'article L. 631-7-1, soumis à autorisation préalable. / () Pour l'application de la présente section, un local est réputé à usage d'habitation s'il était affecté à cet usage au 1er janvier 1970. Cette affectation peut être établie par tout mode de preuve. Les locaux construits ou faisant l'objet de travaux ayant pour conséquence d'en changer la destination postérieurement au 1er janvier 1970 sont réputés avoir l'usage pour lequel la construction ou les travaux sont autorisés. () Toutefois, lorsqu'une autorisation administrative subordonnée à une compensation a été accordée après le 1er janvier 1970 pour changer l'usage d'un local mentionné à l'alinéa précédent, le local autorisé à changer d'usage et le local ayant servi de compensation sont réputés avoir l'usage résultant de l'autorisation. / () ". Aux termes de l'article L. 631-7-1 du même code : " L'autorisation préalable au changement d'usage est délivrée par le maire de la commune dans laquelle est situé l'immeuble, après avis, à Paris, Marseille et Lyon, du maire d'arrondissement concerné. Elle peut être subordonnée à une compensation sous la forme de la transformation concomitante en habitation de locaux ayant un autre usage. / L'autorisation de changement d'usage est accordée à titre personnel. Elle cesse de produire effet lorsqu'il est mis fin, à titre définitif, pour quelque raison que ce soit, à l'exercice professionnel du bénéficiaire. Toutefois, lorsque l'autorisation est subordonnée à une compensation, le titre est attaché au local et non à la personne. Les locaux offerts en compensation sont mentionnés dans l'autorisation qui est publiée au fichier immobilier ou inscrite au livre foncier. / () ".

18. Le règlement du plan local d'urbanisme de Paris, comportant des dispositions spécifiquement applicables aux changements de destination pour faire obstacle à la réduction des surfaces destinées à l'habitation, prévoit la prise en considération des destinations correspondant à des droits réels. Le respect de ces dispositions doit, par suite, être apprécié en tenant compte des droits réels qui peuvent résulter des autorisations délivrées sur le fondement de l'article L. 631-7 du code de la construction et de l'habitation, du fait de la compensation à laquelle elles ont été subordonnées.

19. Il ressort des pièces du dossier que le secteur à protection particulière de Montmartre, dans lequel se situe le projet, est soumis à l'article UG.2.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme, et se situe dans le secteur de protection de l'habitation. En premier lieu, les requérants font valoir que le projet méconnaît les dispositions de cet article, dès lors que la surface de plancher initiale destinée à l'habitation (SPH) est supprimée par le projet. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la maire de Paris a, par une décision n° 21-669 du 13 décembre 2021 prise en application des articles L. 631-7 et suivants du code de la construction et de l'habitation, autorisé le changement d'usage des locaux situés dans l'immeuble 12, rue de Caulaincourt à Paris d'habitation en hôtel en contrepartie d'une compensation. Si les requérants font valoir que l'article 2 de la décision d'autorisation de changement d'usage indique que cette décision ne deviendra définitive qu'à compter de la déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux de réalisation de la compensation, une telle circonstance est sans incidence sur les droits réels conférés à la pétitionnaire par cette autorisation, dont le règlement du plan local d'urbanisme de Paris prévoit, à son chapitre VIII cité ci-dessus, la prise en compte. Il suit de là qu'au 20 décembre 2022, date de l'arrêté attaqué, les locaux de l'immeuble du 12, rue Caulaincourt devaient être regardés comme étant à usage d'hôtel, et non à usage d'habitation. Par suite, la pétitionnaire pouvait considérer que la surface de plancher initiale destinée à l'habitation était nulle, et les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet a pour effet de diminuer la surface de plancher initiale destinée à l'habitation.

20. En second lieu, les requérants font valoir que l'augmentation de la surface de plancher des destinations liées à l'activité économique (SPE) est supérieure à la valeur de 10 % de la SPE initiale prévue par les dispositions citées ci-dessus du 3e alinéa du 2° de l'article UG.2.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et en particulier de la figure 5 de la notice architecturale du projet, que la surface de plancher économique existante hors bande E est de 3 241 m², auxquels doivent être ajoutés 554 m² dont le changement d'usage a été autorisé par la décision du 13 décembre 2021, ainsi qu'il a été dit au point précédent. La SPE initiale monte donc à 3 795 m². Les dispositions citées ci-dessus autorisent une augmentation de surface de 379,5 m², or le projet prévoit une SPE finale de 4 174,50 m², soit une création de SPE montant à 378 m². Les requérants font valoir que le formulaire Cerfa indique, au tableau 5.5, la création de 1 336 m² de surface à destination d'hébergement hôtelier, de laquelle ils retiennent 904 m² au titre de la SPE. Toutefois, la surface indiquée dans le formulaire Cerfa, qui ne se confond pas avec la SPE telle que définie par les dispositions du règlement du plan local d'urbanisme, doit être considérée à l'aune de la surface supprimée par le projet soit 995 m², dont 682 m² de surface à destination d'habitation, 135 m² à destination d'hébergement hôtelier et 178 m² à destination de commerce. Dans ces conditions, les requérants n'établissent pas que la SPE créée représenterait plus de 10 % de la SPE initiale.

21. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UG.2.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.

S'agissant du respect de l'article UG.10.2 du règlement du plan local d'urbanisme :

22. Aux termes de l'article UG.10.2.4 " dispositions particulières applicables dans certains secteurs " du règlement du plan local d'urbanisme : " Secteur Montmartre (V. planches d'îlot spécifiques dans l'atlas des plans de détail) : / Le gabarit-enveloppe en bordure de voie s'applique aux terrains bordant la voie et à l'intérieur d'une bande de 20 mètres mesurés à partir du plan de la façade représentée sur les planches d'îlots de l'Atlas des plans de détail. / Il se compose successivement : / a - d'une verticale comprise entre le sol et la cote rattachée au nivellement orthométrique indiquée sur les planches d'îlot ; / b - le cas échéant, de 1 ou 2 niveaux en retrait. Aucun des retraits ne peut dépasser 3,00 m de hauteur et 0,40 m de profondeur, excepté s'il affecte un couronnement de pente nulle ; dans ce dernier cas, sa profondeur n'est pas limitée ; / c - d'un couronnement de pente P (le cas échéant, de pentes P et P') défini ci-après selon la couleur du symbole inscrit sur les planches d'îlot (filet ou rectangle), limité par une horizontale située à une hauteur h au-dessus du sommet de la verticale : / () 4- 45° ( P = 70°, P prolongée par une pente P' telle que 0 ( P' = 15° h = 4 mètres filet bleu. "

23. Il ressort des pièces du dossier que la planche d'îlot n° 69121 annexée au plan local d'urbanisme prévoit, pour l'immeuble projeté rue Caulaincourt, une cote maximale pour la verticale de 95 mètres, ainsi qu'un couronnement composé de deux retraits, de brisis et terrassons, d'une hauteur totale maximale de 10 mètres, respectant la pente P attachée au filet de couleur bleue. D'une part, il ressort des pièces du dossier, et, en particulier, de la planche de coupe AA, que l'immeuble projeté présente une façade sur voie de 94,21 mètres au plancher bas du R+6, deux niveaux R+6 et R+7 d'une hauteur de 3 mètres chacun et un couronnement d'une hauteur de 4 mètres de pente P égale à 63°, prolongée par une pente P' de 15°, respectant les dispositions citées ci-dessus. D'autre part, en ce qui concerne la profondeur des retraits projetés, seuls contestés par les requérants, s'agissant du R+6, le plan n° 4.10 indique que la façade de ce niveau, considérée hors de l'emprise de la surépaisseur encadrant les baies, qui a une profondeur de 0,07 mètre, se trouve en retrait de 0,40 mètre par rapport au droit de la façade des niveaux inférieurs. S'agissant du R+7, le plan n° 4.11 du niveau R+7 permet de mesurer le retrait de ce niveau par rapport aux niveaux rez-de-chaussée à R+5 à 0,80 mètre, soit 0,40 mètre par rapport au R+6, qui est, ainsi qu'il a été dit, lui-même en retrait de 0,40 mètre par rapport au R+5. En outre, ce plan n° 4.11 indique que le balcon à ce niveau R+7 a une profondeur de 0,69 mètre, et la coupe AA montre que cette profondeur de balcon se décompose en un couronnement de 0,02 mètre, un surplomb de la façade du niveau R+6 de 0,20 mètre, la profondeur de la surépaisseur des baies du R+6 soit 0,07 mètre, et un retrait, dont la profondeur est de 0,40 mètre. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UG.10.2 du règlement du plan local d'urbanisme manque en fait et doit être écarté.

S'agissant du respect de l'article UG.11 du règlement du plan local d'urbanisme :

24. Aux termes de l'article UG.11 du règlement du plan local d'urbanisme : " Les interventions sur les bâtiments existants comme sur les bâtiments à construire, permettant d'exprimer une création architecturale, peuvent être autorisées. / L'autorisation de travaux peut être refusée ou n'être accordée que sous réserve de prescriptions si la construction, l'installation ou l'ouvrage, par sa situation, son volume, son aspect, son rythme ou sa coloration, est de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. "

25. Aux termes de l'article UG.11.1.3 du même règlement : " Constructions nouvelles : / Les constructions nouvelles doivent s'intégrer au tissu existant, en prenant en compte les particularités morphologiques et typologiques des quartiers (rythmes verticaux, largeurs des parcelles en façade sur voies, reliefs) ainsi que celles des façades existantes (rythmes, échelles, ornementations, matériaux, couleurs) et des couvertures (toitures, terrasses, retraits). / L'objectif recherché ci-dessus ne doit pas pour autant aboutir à un mimétisme architectural pouvant être qualifié esthétiquement de pastiche. Ainsi l'architecture contemporaine peut prendre place dans l'histoire de l'architecture parisienne. / Les bâtiments sur rue se présentent en général sous la forme de différents registres soubassement, façade, couronnement), qui participent à leur composition architecturale, en particulier en bordure des voies et des espaces publics. Les traitements architecturaux contemporains peuvent ne pas traduire le marquage de ces registres, qui peuvent toutefois être imposés dans certaines configurations. / () 3°- Couronnement : / Les toits de Paris participent de façon très importante au paysage de la ville. / Le couronnement doit être conçu de façon à contribuer à sa mise en valeur, qu'il s'agisse d'une toiture ou de terrasses accessibles ou inaccessibles, dont les pentes, matériaux, teintes doivent être étudiés. L'intégration de surfaces destinées à capter l'énergie solaire est autorisée. La création de toitures-terrasses peut être refusée si leur aspect compromet la bonne intégration de la construction dans le site. / () ".

26. Aux termes de l'article UG.11.1.4 " traitement des rez-de-chaussée et devantures en façade sur les espaces publics " : " () Les rez-de-chaussée doivent présenter des façades les plus ouvertes possible en évitant l'implantation directement en façade sur voies de locaux aveugles (locaux techniques, de service) ; les parties pleines doivent être les plus limitées possibles de façon à éviter l'affichage ou la mise en œuvre de graffitis. / () ".

27. Ces dispositions fixent, de façon développée et nuancée, les règles relatives à l'aspect extérieur des constructions, aux aménagements de leurs abords, à la protection des immeubles et des éléments de paysage, applicables à la zone UG qui comprend l'essentiel du territoire construit de la ville de Paris. Si les dispositions du début du point UG.11.1.3 sur les constructions nouvelles énoncent que ces constructions doivent s'intégrer au tissu urbain existant, en prenant en compte les particularités des quartiers, celles des façades existantes et des couvertures, ces dispositions ne peuvent être isolées des autres dispositions de l'article UG.11, en particulier de celles du point

UG.11.1, qui précisent que peuvent être autorisées des constructions nouvelles permettant d'exprimer une création architecturale et qui n'imposent pas que soit refusée une autorisation de nature à porter atteinte au caractère des lieux avoisinants, et celles du même point UG.11.1.3 qui précisent que l'objectif d'intégration dans le tissu urbain existant ne doit pas conduire à un mimétisme architectural ou faire obstacle à des projets d'architecture contemporaine. Dans cet esprit, les dispositions du point UG.11.1.3 permettent expressément de ne pas reprendre, pour des constructions nouvelles contemporaines, les registres des bâtiments sur rue, entendus comme le soubassement, la façade et le couronnement, tels qu'ils sont habituellement observés pour les bâtiments parisiens.

28. Eu égard à la teneur des dispositions de l'article UG.11 du règlement du plan local d'urbanisme de Paris, en particulier celles du point UG.11.1.1, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, d'apprécier si l'autorité administrative a pu légalement autoriser la construction projetée, compte tenu de ses caractéristiques et de celles des lieux avoisinants, sans méconnaître les exigences résultant de cet article. Dans l'exercice de ce contrôle, le juge doit tenir compte de l'ensemble des dispositions de cet article et de la marge d'appréciation qu'elles laissent à l'autorité administrative pour accorder ou refuser de délivrer une autorisation d'urbanisme.

29. D'une part, les requérants font valoir que le couronnement projeté ne contribue pas à la mise en valeur du paysage de la ville, du fait de l'emploi de surfaces vitrées et de structures métalliques de couleur sombre. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le couronnement projeté, qui s'inscrit dans le prolongement des héberges existantes de part et d'autre du projet, comble le vide existant du fait de la dent creuse qui est supprimée, l'arrêté attaqué prescrivant en outre que les lignes de faîtage et de brisis de l'extension à l'étage sommital soient alignées avec les lignes de faîtage et de brisis de l'immeuble existant au 14, rue Joseph-de-Maistre. En outre, les choix de formes et de matériaux s'inscrivent dans la continuité de l'existant, reprenant le format des baies existantes aux étages inférieurs, alors que l'arrêté attaqué a, par ailleurs, prescrit que les vantelles de toiture soient de couleur non pas noire mais gris zinc. Enfin, l'architecte des bâtiments de France, dans son avis rendu le 25 novembre 2022, a noté que le projet se situait dans le périmètre délimité des abords ou dans le champ de visibilité de plusieurs monuments historiques, et a donné son accord au projet.

30. D'autre part, les requérants soutiennent que le projet prévoit l'implantation en rez-de-chaussée d'une porte opaque, en méconnaissance des dispositions du 1° de l'article UG.11.1.4 du règlement du plan local d'urbanisme. Toutefois, s'il résulte de ces dispositions que les parties pleines en rez-de-chaussée doivent être les plus limitées possibles, elles n'interdisent pas leur présence, alors, au demeurant, que la façade du rez-de-chaussée est occupée par trois ouvertures, dont au moins deux vitrées.

31. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UG.11 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.

S'agissant du respect de l'article UG.15.2 du règlement du plan local d'urbanisme :

32. L'article UG 15.2, relatif à la collecte des déchets, du règlement du plan local d'urbanisme, prévoit que : " Les constructions nouvelles doivent comporter des locaux de stockage des déchets suffisamment grands, dimensionnés de manière à recevoir et permettre de manipuler sans difficulté tous les récipients nécessaires à la collecte sélective des déchets. / Les locaux de stockage des déchets doivent être aménagés de préférence à rez-de-chaussée. Dans le cas où ils sont implantés en sous-sol, un dispositif permettant la mise en œuvre de la collecte sélective depuis les parties communes de l'immeuble à rez-de-chaussée doit être prévu. / () ".

33. Les requérants font valoir que le local à poubelles prévu par le projet est sous-dimensionné et difficile d'accès, compte tenu de sa situation au R-1. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le projet a prévu un local poubelle de 12,01 m² situé au R-1, à proximité du monte-charge, sans que cette surface n'apparaisse manifestement insuffisante pour accueillir le volume de déchets ou manipuler les récipients nécessaires à la collecte sélective des déchets. Par suite, et alors que les dispositions de l'article UG.15.2 du règlement du plan local d'urbanisme n'interdisent pas la localisation d'un local de stockage des déchets en sous-sol, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article UG 15.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la ville de Paris.

34. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur leur recevabilité, que les conclusions à fin d'annulation présentées par les requérants doivent être rejetées.

Sur les frais de justice :

35. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

36. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la ville de Paris, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. A et Mme E demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge des requérants la somme globale de 1 500 euros à verser à la société Hôtels Maurice-Hurand - Biografy au titre des frais de justice.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A et Mme E est rejetée.

Article 2 : M. A et Mme E verseront à la société Hôtels Maurice-Hurand - Biografy la somme globale de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Mme G E, à la ville de Paris et à la société Hôtels Maurice-Hurand - Biografy.

Délibéré après l'audience du 21 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Le Roux, présidente,

Mme Madé, première conseillère,

Mme Berland, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2024.

La rapporteure,

F. BERLAND

La présidente,

M.-O. LE ROUXLa greffière,

F. RAJAOBELISON

La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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