mercredi 22 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2314705 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | BENIFLA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête initiale et un mémoire complémentaire, enregistrés respectivement le
13 avril et le 5 septembre 2023, M. B A, représenté par Me Benifla, demande au tribunal :
1°) de prononcer l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 6 mars 2023 portant refus d'admission au séjour, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination ;
2°) d'enjoindre à l'administration de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois sous astreinte de 10 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande et de lui délivrer, dans l'attente de ce dernier, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. A soutient que le refus d'admission au séjour :
- a été pris par un auteur incompétent ;
- est insuffisamment motivé ;
- a été pris sans examen des circonstances particulières de l'espèce ;
- la preuve de ce que le médecin ayant établi le rapport médical n'a pas siégé au sein du collège ayant rendu l'avis, conformément aux dispositions de l'article R.425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'est pas rapportée ;
- la preuve de ce que la collégialité prévue à l'article R.425-13 du code a été respectée par la tenue d'une conférence par voie téléphonique ou audiovisuelle n'est pas rapportée ;
- le refus de séjour méconnaît l'article 6-7 de l'accord franco-algérien ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme ;
Il soutient que l'obligation de quitter le territoire français :
- est illégale en conséquence de l'illégalité du refus d'admission au séjour ;
- méconnaît les articles 8 de la convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du 9° de l'article L.611-3 du code ;
Il soutient que la décision fixant le pays de destination :
- est illégale en conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- méconnaît l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme au regard duquel le préfet de police n'a pas examiné les circonstances particulières de l'espèce, compte tenu de l'ostracisation subie en Algérie en raison de son handicap.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 août 2023, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il demande que l'article 6-7 de l'accord franco-algérien soit substitué à l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile comme base légale de l'arrêté attaqué et soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 29 juin 2023, la clôture d'instruction a été fixée au
6 septembre 2023.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle du 19 juillet 2023.
Des pièces complémentaires présentées pour M. A ont été enregistrées le
8 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grossholz,
- et les observations de Me Benifla, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, né le 22 mai 1987 à Mila, ressortissant d'Algérie, entré en France le 13 juillet 2021, a sollicité son admission au séjour en invoquant son état de santé. Par arrêté du
6 mars 2023, le préfet de police lui a opposé un refus, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur les conclusions relatives à l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ". M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Il n'y a donc plus lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur la substitution de base légale :
3. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays ".
4. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué a été pris au visa de l'article
L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne trouve pas à s'appliquer aux ressortissants algériens, dont la situation est entièrement régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Toutefois, il y a lieu de substituer, ainsi que le demande le préfet de police, à cette base légale les stipulations de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien, dès lors que cette substitution de base légale n'a pas pour effet de priver M. A d'une garantie et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation dans les deux cas.
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :
En ce qui concerne la compétence :
5. Par un arrêté n° 2023-00059 du 23 janvier 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Essonne, le préfet de police de Paris a donné délégation à Mme D C, signataire de l'arrêté attaqué, pour signer tous les actes, dans la limite de ses attributions, relatifs à la police des étrangers en cas d'empêchements d'autorités dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elles n'aient pas été empêchées. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence dont seraient entachées les refus d'admission au séjour et obligation de quitter le territoire français contestés manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne le refus d'admission au séjour :
S'agissant de la légalité externe :
6. En premier lieu, l'arrêté attaqué expose les considérations de droit et de fait en raison desquelles la décision a été édictée, notamment au regard des stipulations de la convention européenne des droits de l'homme. La circonstance qu'il vise de manière erronée les dispositions de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au lieu de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien est à cet égard sans incidence et ne caractérise pas une insuffisance de motivation. Elle n'est pas davantage de nature à établir un défaut d'examen, par le préfet de police, des circonstances particulières de l'espèce, qui ne ressort pas des pièces du dossier. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen des circonstances particulières de l'espèce ne peuvent, par suite, qu'être écartés.
7. En second lieu, aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L.425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical () est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () Sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le service médical de l'office informe le préfet qu'il a transmis au collège de médecins le rapport médical. () ". L'article R. 425-13 de ce code dispose que : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. () ".
8. D'une part, il ressort des pièces du dossier et plus précisément de l'avis en date du
20 février 2023 du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration, joint par le préfet de police à son mémoire en défense, que le médecin ayant établi le rapport médical n'a pas siégé au sein du collège de médecins ayant rendu l'avis, conformément aux dispositions de l'article R.425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de la violation de cette garantie doit donc être écarté.
9. D'autre part, les médecins signataires de l'avis ne sont pas tenus de procéder à des échanges entre eux. Par suite, la circonstance que, dans certains cas, ces réponses n'aient pas fait l'objet de tels échanges, oraux ou écrits, est sans incidence sur la légalité de la décision prise par le préfet au vu de cet avis. Il en résulte que le moyen tiré de l'absence de conférence par voie téléphonique ou audiovisuelle ne peut qu'être écarté.
S'agissant de la légalité interne :
10. En premier lieu, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins, prévu par les dispositions citées au point 7 du présent jugement, qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires et en cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
11. En l'espèce, selon l'avis du collège de médecins du 20 février 2023, si l'état de santé du requérant nécessite une prise en charge médicale, son défaut ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité. Si le requérant démontre, par les pièces produites, présenter une ostéogénèse imparfaite avec des déformations importantes au niveau des hanches et des genoux nécessitant une prise en charge, il ne produit toutefois aucun élément de nature à remettre en cause l'appréciation retenue par l'avis qui vient d'être mentionné. Il ne saurait utilement invoquer à cet égard les considérations, au demeurant très générales, sur les défaillances du système de santé algérien.
12. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
13. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de police a retenu que le requérant était célibataire, sans charge de famille sur le territoire français, non dépourvu d'attaches familiales à l'étranger où il a vécu au moins jusqu'à l'âge de 34 ans et ne déclare exercer aucune activité professionnelle en France. Le requérant, en se bornant à invoquer son séjour ininterrompu dans ce pays depuis deux ans et le lien noué avec les bénévoles d'une association qui lui apportent leur soutien, ne remet pas en cause cette appréciation selon laquelle la décision contestée ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que la décision de refus d'admission au séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, M. A ne saurait se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision, pour demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
15. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier qu'ainsi qu'il a été dit, M. A, s'il invoque ses liens avec les bénévoles d'une association qui lui apportent leur soutien, ne conteste pas être célibataire, sans charge de famille en France où il ne séjourne de manière ininterrompue que depuis deux ans, et non dépourvu de toute attache à l'étranger où il a vécu au moins jusqu'à l'âge de 34 ans. Dans ces conditions, en édictant l'obligation de quitter le territoire français contestée, le préfet de police n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
16. En troisième lieu, aux termes de l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ". Ainsi qu'il a été dit au point 11 du présent jugement, il ne ressort pas des pièces du dossier que le défaut de prise en charge médicale de M. A pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Le moyen ne peut, par conséquent, qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
17. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que l'obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, M. A ne saurait se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision, pour demander l'annulation de celle fixant le pays de destination.
18. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
19. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police, qui dans son arrêté a visé ces stipulations et estimé que l'intéressé, qui n'alléguait pas être exposé à des traitements prohibés par ces dernières et que les décisions contestées ne contrevenaient pas au droit garanti, n'aurait pas examiné les circonstances particulières de l'espèce au regard de celles-ci. Le moyen ne peut, par conséquent, qu'être écarté.
20. D'autre part, si le requérant soutient être victime en Algérie d'une ostracisation en raison de son handicap, il n'apporte aucun élément au soutien de cette allégation. Le moyen ne peut, par conséquent, qu'être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête doivent être rejetées, y compris celles présentées aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Benifla et préfet de police.
Délibéré après l'audience du 8 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Vidal, présidente,
Mme Grossholz, première conseillère,
M. Khansari, conseiller,
Rendu public par mise à disposition du greffe le 22 novembre 2023.
La rapporteure,
C. GROSSHOLZ
La présidente,
S. VIDALLa greffière,
S. RUBIRALTA
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-1
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503570
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte de résident. La juridiction a estimé que le préfet de police de Paris, en se fondant sur une condamnation pénale, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 432-4, et a examiné le respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424420
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2015 et 2016. Le requérant contestait la régularité de la proposition de rectification, notamment son caractère suffisamment motivé et son aptitude à interrompre le délai de reprise. Le tribunal a jugé que la proposition, notifiée après l'ouverture d'une procédure de retrait d'agrément, était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise, conformément aux articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 1649 nonies A du code général des impôts.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517132
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 17 juin 2025 ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que l'administration n'avait pas procédé à un examen sérieux de la situation familiale du requérant, notamment de ses liens avec sa fille née en France, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation dans un délai de trois mois, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416373
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant malien, contestait ce refus intervenu sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a annulé la décision implicite pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée sur le fondement de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
01/04/2026