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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2317171

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2317171

mercredi 18 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2317171
TypeDécision
PublicationC
Formation1re Section - 3e Chambre
Avocat requérantMOROSOLI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 juillet 2023, M. C B, représenté par Me Morosoli, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 20 juin 2023 par lequel le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de police, ou à tout préfet territorialement compétent, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, en cas d'annulation de l'arrêté dans son ensemble et dans un délai de huit jours en cas d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français ;

3°) d'enjoindre au préfet de police, en cas d'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français, de faire procéder sans délai à l'effacement de son signalement dans le système d'information Schengen et de tenir informé le tribunal ainsi que lui-même des mesures prises à cet effet ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à Me Morosoli au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

M. B soutient que :

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

-elle est entachée d'incompétence ;

-il n'est pas établi que l'avis du collège de médecin est régulier ;

-la décision méconnaît les articles L. 412-5 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

-par voie d'exception, elle est illégale dès lors qu'elle est fondée sur la décision de refus de titre qui est entachée d'illégalité ;

-elle est entachée d'incompétence ;

-elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :

-elle est entachée d'incompétence ;

-elle méconnaît les dispositions du 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

-par voie d'exception, elle est illégale dès lors qu'elle est fondée sur l'obligation de quitter le territoire français qui est entachée d'illégalité ;

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

-par voie d'exception, elle est illégale dès lors qu'elle est fondée sur la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire qui est entachée d'illégalité ;

-elle méconnaît l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 septembre 2023, le préfet de police, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête. Il soutient qu'aucun moyen n'est fondé.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 11 juillet 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

-la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

-le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Dousset.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant pakistanais né le 25 décembre 1995 à Mandi Bahauddin, est entré en France en 2012, selon ses déclarations. Il a sollicité un titre de séjour pour raisons de santé. Par un arrêté du 20 juin 2023, le préfet de police a refusé de faire droit à cette demande, a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans. M. B demande l'annulation de cet arrêté.

Sur le moyen commun au refus de titre et à l'obligation de quitter le territoire français :

2. Par un arrêté n° 2023-00059 du 23 janvier 2023, régulièrement publié au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture de police du même jour, le préfet de police a donné à Mme A D, cheffe de la division de la rédaction des examens spécialisés, délégation à l'effet de signer les décisions dans la limite de ses attributions, dont relève la police des étrangers. Par suite, le moyen tiré du défaut de compétence de la signataire des décisions attaquées manque en fait et doit être écarté.

Sur la décision de refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". L'article R. 425-13 de ce code dispose que : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. () ". Aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 pris pour l'application de ces dispositions : " () un collège de médecins () émet un avis () précisant : a) si l'état de santé du demandeur nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. (). Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".

4. L'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 23 janvier 2023, produit par le préfet de police, comporte les mentions indiquées à l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 ainsi que le nom des trois médecins ayant siégé au sein de ce collège, avec leur signature et la mention : " après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'OFII émet l'avis suivant ", laquelle fait foi jusqu'à preuve du contraire. En outre, ces trois médecins, de même que celui qui a établi le rapport médical, étaient compétents en vertu d'une décision du 3 octobre 2022 du directeur de l'OFII, régulièrement publiée au bulletin officiel du ministère de l'intérieur. Il ressort par ailleurs de cet avis que le médecin rapporteur, dont le rapport a été transmis au collège le 11 janvier 2023, ainsi que l'indique le bordereau de transmission également produit, ne faisait pas partie dudit collège. Il s'ensuit que l'avis a été émis dans le respect des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le moyen tiré de ce que la décision aurait été prise au terme d'une procédure irrégulière doit être écarté en toutes ses branches.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () " et aux termes de l'article L. 412-5 du même code : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, () ".

6. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. B sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de police s'est fondé sur la circonstance que l'intéressé avait commis des faits délictueux et que sa présence en France constituait une menace pour l'ordre public. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné le 25 juin 2020 par le président du tribunal judiciaire de Bobigny à 600 euros d'amende pour conduite d'un véhicule sans permis, circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance et conduite d'un véhicule en ayant fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants. Toutefois, ces faits commis le 29 mars 2019, aussi regrettables qu'ils soient, ne sauraient suffire à établir que la présence de M. B sur le territoire français serait constitutive d'une menace pour l'ordre public et le requérant est fondé à soutenir que c'est à tort que le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour pour ce motif. Cependant, il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet de police a également refusé de faire droit à la demande de titre présentée par M. B au motif que si l'état de santé de ce dernier nécessite une prise en charge dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de ce pays. Pour contester cette appréciation, M. B, qui souffre d'un trouble délirant chronique, soutient que les médicaments qui lui sont prescrits en France et qui ont permis d'améliorer son état, ne sont pas disponibles dans son pays d'origine. S'il produit un certificat médical établi par un médecin du centre médico-psychologique de CGU Paris le 27 juillet 2023, soit postérieurement à la décision attaquée, qui indique que le Risperdal et l'Abilify qui lui sont prescrits ne sont pas commercialisés au Pakistan et des courriels de laboratoires confirmant cette information, il n'établit pas que des molécules substituables, permettant de lui faire bénéficier d'un traitement adapté à son état de santé, ne seraient pas disponibles dans ce pays. Ainsi, les pièces produites par M. B ne permettent pas de remettre en cause l'avis du collège des médecins de l'OFII ni l'appréciation à laquelle le préfet s'est livré au vu de cet avis. Il suit de là que M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît les dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus de titre doivent être rejetées.

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

8. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit, la décision refusant à M. B un titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, l'obligation de quitter le territoire français n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.

9. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

10. Si M. B se prévaut de sa présence continue en France depuis plus de dix ans, dont huit années sous couvert d'un titre de séjour, il est constant qu'il est célibataire et sans charge de famille et il ne fait état d'aucun attache particulière sur le territoire national. En outre, s'il se prévaut également du fait qu'il a obtenu un CAP de peintre-applicateur en 2015 et qu'il a travaillé comme aide-peintre dans le bâtiment entre 2013 et 2016, il n'établit pas avoir de nouveau exercé une activité professionnelle depuis cette date. Enfin, il est constant qu'il est sans domicile personnel et certain et sans ressources. Dans ces conditions et alors, en outre, qu'il n'établit pas être dépourvu de famille au Pakistan, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée porte au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la décision attaquée au regard de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B doivent être écartés.

11. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

12. Ainsi qu'il a été dit, l'obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision fixant le pays de renvoi n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.

13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de renvoi doivent être rejetées.

Sur la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

14. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Aux termes de l'article L. 612-2 de ce même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () ".

15. Il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet de police a refusé d'accorder à M. B le départ volontaire prévu par l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au seul motif que son comportement constituait une menace pour l'ordre public. Toutefois, compte tenu de ce qui a été dit au point 6, ce motif est entaché d'une erreur d'appréciation. Dans ces conditions, M. B est fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

16. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la décision du 20 juin 2023 par laquelle le préfet a refusé d'accorder un délai de départ volontaire à M. B doit être annulée ainsi que, par voie de conséquence, l'interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans, qui, étant uniquement fondée sur la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire, est dépourvue de base légale.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

17. Le présent jugement, qui annule uniquement les décisions du 20 juin 2023 par lesquelles le préfet de police a refusé d'accorder un délai de départ volontaire à M. B et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans, implique seulement mais nécessairement qu'il soit enjoint au préfet de police de prendre toute mesure propre à mettre fin au signalement de M. B dans le système d'information Schengen procédant de la décision annulée. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

18. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Morosoli d'une somme de 900 euros, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

D E C I D E

Article 1er : Les décisions du 20 juin 2023 par lesquelles le préfet de police a refusé d'accorder un délai de départ volontaire à M. B et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans sont annulées.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de police de prendre toute mesure propre à mettre fin au signalement de M. B dans le système d'information Schengen procédant de l'interdiction de retour sur le territoire français du 20 juin 2023 ci-dessus annulée.

Article 3 : L'Etat versera à Me Morosoli une somme de 900 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Morosoli et au préfet de police.

Délibéré après l'audience du 4 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Rohmer, président,

Mme Dousset, première conseillère,

M. Lenoir, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2023.

La rapporteure,

A. DOUSSET

Le président,

B. ROHMER

La greffière,

S. CAILLIEU-HELAIEM

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./1-3

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