jeudi 27 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2317281 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 3e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | OUDOT DE DAINVILLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 juillet 2023, Mme B A, représentée par Me Oudot de Dainville, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de l'inspecteur du travail du 5 juin 2023 autorisant son licenciement pour motif économique ;
2°) de mettre à la charge de l'État et de la société Vice Media France la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 septembre 2023, la société Vice Media France, représentée par Me Pierce, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de
1 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 11 mars 2025, Mme A, représentée par Me Oudot de Dainville, déclare se désister purement et simplement de sa requête et demande au tribunal de lui donner acte de son désistement d'instance et d'action.
Par un mémoire enregistré le 12 mars 2025, la société Vice Media France, représentée par Me Pierce, déclare accepter ce désistement et renoncer à ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requête a été communiquée à la ministre chargée du travail qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une ordonnance du 11 mars 2025, le clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 12 mars 2025 à 17 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Jehl,
- et les conclusions de Mme Castéra, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La société Vice Media France, qui appartient au groupe américain Vice Media Group produit des contenus audiovisuels, notamment publicitaires, diffusés principalement sur les sites internet Vice.com et " i-D ", ainsi que sur les réseaux sociaux. Dans le cadre d'un projet de licenciement collectif pour motif économique de la totalité des salariés, consécutif à la cessation d'activité de l'entreprise, Vice Media France a sollicité, par un courrier reçu le 24 mars 2023, l'autorisation de l'inspection du travail afin de procéder au licenciement de Mme A, salariée protégée au titre de son mandat de délégué du personnel au comité social et économique. Le 24 mai 2023, cette autorisation a été implicitement refusée, du fait du silence gardé par l'administration pendant deux mois. Dans une décision datée du 5 juin 2023, l'inspecteur du travail a retiré la décision implicite du 24 mai 2023 et autorisé le licenciement pour motif économique de Mme A. Par la présente requête, Mme A demande l'annulation de la décision de l'inspecteur du travail du 5 juin 2023.
2. Par un mémoire, enregistré le 11 mars 2025, Mme A déclare se désister purement et simplement de sa requête et de toute action future. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Par un mémoire, enregistré le 12 mars 2025, la société Vice Media France s'est désistée de ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de Mme A.
Article 2 : Il est donné acte du désistement de la société Vice Media France de ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à la ministre chargée du travail et de l'emploi et à la société Vice Media France.
Délibéré après l'audience du 13 mars 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Salzmann, présidente,
Mme Armoët, première conseillère,
M. Jehl, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mars 2025.
Le rapporteur,
F. JEHL
La présidente,
M. SALZMANNLa greffière,
P. TARDY-PANIT
La République mande et ordonne la ministre chargée du travail et de l'emploi en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404071
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'Air France visant à annuler une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. La société était sanctionnée pour avoir débarqué un passager dépourvu de document de voyage valable en provenance de Bangkok, malgré ses allégations d'un contrôle à l'embarquement. Le tribunal a jugé que l'obligation de vérification des documents, prévue aux articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 6421-2 du code des transports, incombe au transporteur et que la preuve d'un contrôle effectif n'était pas rapportée en l'espèce.
30/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407258
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de la société Air France, qui contestait une amende de 10 000 euros pour avoir transporté un passager muni d'un passeport contrefait. La juridiction estime que l'irrégularité du document était manifeste et décelable par un examen attentif lors de l'embarquement, et que la procédure suivie par le ministre de l'intérieur était régulière. La décision s'appuie sur les articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article L. 6421-2 du code des transports.
30/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328289
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme F... visant à annuler l'arrêté ministériel du 11 octobre 2023 autorisant son licenciement pour motif disciplinaire. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la procédure disciplinaire et à l'appréciation des faits, n'étaient pas fondés. Elle a également déclaré irrecevables les conclusions de l'employeur demandant une amende pour recours abusif, relevant qu'il s'agit d'un pouvoir propre du juge. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail, notamment après le renvoi préjudiciel au Conseil constitutionnel concernant l'article L. 1232-3.
30/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406708
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France, qui contestait une amende de 10 000 euros pour avoir débarqué une passagère brésilienne munie d'un passeport manifestement altéré (pages manquantes). Le tribunal a jugé que l'irrégularité du document (l'absence de pages) constituait un élément d'irrégularité manifeste que les agents de la compagnie auraient dû déceler lors d'un examen normalement attentif au moment de l'embarquement, conformément aux articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'article L. 6421-2 du code des transports. La décision du ministre de l'intérieur a donc été confirmée.
30/03/2026