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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2317514

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2317514

mercredi 18 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2317514
TypeDécision
PublicationC
Formation1re Section - 3e Chambre
Avocat requérantPAEZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 22 juillet et le 28 septembre 2023, M. C B, représenté par Me Paez, demande au tribunal :

1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du 5 juillet 2023 du préfet de police, en tant qu'il l'a obligé à quitter le territoire sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;

3°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en application des dispositions de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil, au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que ce conseil renonce à percevoir la part contributive de l'Etat allouée au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire :

- la décision attaquée a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle révèle un défaut d'examen particulier des circonstances dès lors, en particulier, que n'ont pas été mentionnés les éléments de fait caractérisant sa situation professionnelle et personnelle et que sa présence sur le territoire ne constitue pas une menace à l'ordre public ;

- elle est entachée d'un vice de procédure en ce qu'il n'est pas établi qu'il aurait bénéficié des services d'un interprète conformément aux dispositions de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que son droit à être entendu a été méconnu ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :

- la décision attaquée est dépourvue de base légale dès lors que la décision portant obligation de quitter le territoire est illégale ;

- elle a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle révèle un défaut d'examen particulier des circonstances ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que son droit à être entendu a été méconnu ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dans son principe et sa durée dès lors, en particulier, que sa présence sur le territoire ne constitue pas une menace à l'ordre public.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 septembre 2023, le préfet de police, représenté par la SELARL Actis Avocats, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

L'aide juridictionnelle totale a été accordée à M. B par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 21 septembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Lenoir,

- et les observations de Me Paëz, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, de nationalité bangladaise, né le 27 décembre 1983 et entré en France le 28 janvier 2015, selon ses déclarations, a sollicité son admission au séjour en qualité de salarié sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par la requête susvisée, M. B demande l'annulation de l'arrêté en date du 5 juillet 2023 du préfet de police en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français et prononce à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.

Sur l'aide juridictionnelle à titre provisoire :

2. Par une décision du 21 septembre 2023, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé l'aide juridictionnelle totale à M. B. Par suite, les conclusions de la requête tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :

3. En premier lieu, l'arrêté contesté du 13 juillet 2023 a été signé par Mme A D, attachée d'administration de l'Etat et cheffe de la division de la rédaction et des examens spécialisés, qui bénéficiait à cet effet d'une délégation de signature du préfet de police en vertu de l'article 8 de l'arrêté n° 2023-00059 du 23 janvier 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Paris du même jour. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence dont serait entaché l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, l'arrêté du 13 juillet 2023 vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment le 3° de son article L. 611-1 dont il fait application. Cet arrêté relève en outre que, dès lors que M. B est connu défavorablement des services de police pour des faits de recel de bien provenant d'un vol commis le 20 mars 2019, sa présence sur le territoire constitue une menace à l'ordre public justifiant que soit rejetée sa demande de titre de séjour et que, compte-tenu de l'ensemble de sa situation personnelle et familiale, il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à sa situation personnelle et sa vie familiale. Dans ces conditions, alors que la motivation d'une décision ne dépend pas du bien-fondé de ses motifs, la décision faisant obligation à M. B de quitter le territoire français, qui comporte l'énoncé des circonstances de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, est suffisamment motivée.

5. En troisième lieu, il ressort des énonciations de la décision attaquée, qui fait état, ainsi qu'il a été dit au point qui précède, d'éléments de fait propres à la situation de l'intéressé, que le préfet de police a procédé à l'examen de la situation personnelle de M. B.

6. En quatrième lieu, à supposer que M. B ait entendu soutenir que la décision par laquelle le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire est entachée d'une erreur de droit dès lors que sa présence sur le territoire français ne constitue pas une menace à l'ordre public, ce moyen est inopérant dès lors qu'il ressort des termes de la décision attaquée qu'elle n'est pas motivée par l'existence de cette menace mais est fondée sur les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permettant à l'autorité administration d'obliger un étranger s'étant vu refuser la délivrance d'un titre de séjour à quitter le territoire français.

7. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque les dispositions du présent code prévoient qu'une information ou qu'une décision doit être communiquée à un étranger dans une langue qu'il comprend, cette information peut se faire soit au moyen de formulaires écrits dans cette langue, soit par l'intermédiaire d'un interprète. L'assistance de l'interprète est obligatoire si l'étranger ne parle pas le français et qu'il ne sait pas lire. / En cas de nécessité, l'assistance de l'interprète peut se faire par l'intermédiaire de moyens de télécommunication. Dans une telle hypothèse, il ne peut être fait appel qu'à un interprète inscrit sur une liste établie par le procureur de la République ou à un organisme d'interprétariat et de traduction agréé par l'administration. Le nom et les coordonnées de l'interprète ainsi que le jour et la langue utilisée sont indiqués par écrit à l'étranger. " M. B soutient que la procédure est entachée d'irrégularité dès lors qu'il n'a pas bénéficié de l'assistance d'un interprète en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicables aux conditions de communication d'une décision à un étranger. Toutefois, les conditions de notification d'une décision administrative n'affectent pas sa légalité et n'ont d'incidence que sur les voies et délais de recours contentieux. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées ne peut qu'être écarté comme inopérant.

8. En sixième lieu, aux termes du 1. de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union ". Aux termes du 2. de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; / () ". Si l'article 41 de la charte s'adresse non pas aux États membres, mais uniquement aux institutions, aux organes et aux organismes de l'Union européenne, le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union européenne.

9. Lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Ainsi, à l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous les éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, y compris sur l'obligation de quitter le territoire français et sur les décisions fixant le délai de départ ou encore le pays de renvoi qui sont prises concomitamment et en conséquence du refus d'admission au séjour.

10. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B, qui a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ait demandé, sans réponse, un entretien avec les services préfectoraux ni qu'il ait été empêché de présenter ses observations avant que ne soit prise la décision par laquelle le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a obligé M. B a quitté le territoire français est entachée d'un vice de procédure, en ce que son droit à être entendu aurait été méconnu, doit être écarté.

11. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

12. Il ressort des pièces du dossier que M. B travaille en qualité de vendeur dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée depuis le 2 juin 2020 et avait précédemment, entre les mois de novembre 2017 et avril 2018, exercé un emploi au sein de la société Haqjam. En outre, le requérant soutient qu'au regard de sa durée de présence en France, il a noué de nombreux liens sur le territoire. Il ressort toutefois des termes de la décision attaquée, non contestés par le requérant, que M. B est marié à une ressortissante bangladaise et est père de deux enfants mineurs de même nationalité, résidant tous à l'étranger. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en obligeant M. B à quitter le territoire français, le préfet de police ait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

13. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. ()". L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 12 que le moyen tiré de l'illégalité de la décision par laquelle le préfet de police a obligé M. B à quitter le territoire français doit être écarté.

15. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 3 que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.

16. En troisième lieu, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français de M. B comporte les considérations de droit et de fait qui fondent cette décision, et est, par suite, suffisamment motivé.

17. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen approfondi de la situation personnelle de M. B avant de prononcer à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français.

18. En cinquième lieu, ainsi qu'il a été dit aux points 8 à 10, et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux, ni qu'il ait été empêché de présenter ses observations avant que ne soit prises les décisions contestées, ni même encore qu'il disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait pu utilement porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la mesure d'interdiction de retour et qui, si elles avaient été communiquées à temps, auraient été susceptibles de faire obstacle à la décision lui interdisant de retourner sur le territoire français, le moyen tiré de la méconnaissance du droit à être entendu doit être écarté.

19. En sixième lieu, pour faire interdiction de retour sur le territoire français à M. B, à qui aucun délai de départ volontaire n'a été accordé, pendant une durée de trois ans, le préfet de police s'est fondé sur la circonstance que l'intéressé ne justifie pas de l'intensité de ses liens personnels en France, sur la durée de sa présence en France et sur la circonstance que sa présence constitue une menace pour l'ordre public.

20. Toutefois, la circonstance que M. B est défavorablement connu des services de police pour des faits isolés de recel de biens provenant d'un vol commis le 20 mars 2019, faits seulement mentionnés au fichier TAJ, sur lesquels aucune précision n'est apportée et dont il n'est pas allégué qu'ils auraient donné lieu à une condamnation de l'intéressé, ne permettait pas au préfet de police, à elle seule, de regarder le comportement de l'intéressé comme constituant une menace à l'ordre public. Dans ces conditions, et alors que M. B justifie de l'exercice d'emplois en France dans deux sociétés successives entre le mois de novembre 2017 et avril 2018, d'une part, et depuis le mois de juin 2020 d'autre part, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une période de trois ans est entachée d'une erreur d'appréciation.

21. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 5 juillet 2023 en tant qu'il prononce à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

22. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre M. B, n'implique pas la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Les conclusions de la requête présentées à fin d'injonction doivent par suite être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

23. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande présentée par M. B sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à l'admission de M. B à l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : L'arrêté du 5 juillet 2023 du préfet de police est annulé en tant qu'il prononce à l'encontre de M. B une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, Me Paez et au préfet de police.

Délibéré après l'audience du 4 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Rohmer, président,

Mme Dousset, première conseillère,

M. Lenoir, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2023.

Le rapporteur,

A. LENOIR

Le président,

B. ROHMERLa greffière,

S. CAILLIEU-HELAIEM

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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