mardi 12 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2318194 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | Section 8 - Chambre 1 |
| Avocat requérant | LAMINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er août 2023, deux mémoires complémentaires enregistrés les 2 septembre 2023 et le 21 septembre 2023, ainsi que des pièces complémentaires enregistrées le 22 septembre 2023, Mme A F, représentée par Me Lamine, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 mai 2023 par lequel le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée ;
2°) d'enjoindre au préfet de police, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation avec saisine de la commission du titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de vingt euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 300 euros à Me Lamine, son conseil, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il est intervenu au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de saisine de la commission de titre de séjour ;
- il n'a pas été précédé d'un examen particulier de sa situation personnelle ;
- le préfet s'est estimé en compétence liée ;
- il méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il viole les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et méconnaît l'article L. 511-4 10°du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire enregistré le 19 octobre 2023 présenté pour le préfet de police par le cabinet Centaure Avocats, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 31 octobre 2023, la clôture de l'instruction a été reportée au
13 novembre 2023.
Mme F a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Hermann Jager.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F, ressortissante congolaise, née le 12 août 1965 et entrée en France le
21 octobre 2021, munie de son passeport revêtu d'un visa de court séjour, a sollicité, le
9 novembre 2022, la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 24 mai 2023, le préfet de police a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée. Mme F demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée mentionne les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique, avec suffisamment de précisions, les circonstances de fait sur lesquelles le préfet de police s'est fondé pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par Mme F. Si cet arrêté ne mentionne pas tous les éléments caractérisant la situation de l'intéressée, il lui permet de comprendre les motifs du refus de titre qui lui est opposé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment des termes de l'arrêté attaqué, que le préfet de police a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de
Mme F avant de refuser de lui accorder un titre de séjour, la circonstance que l'arrêté ne mentionne pas certains faits n'étant pas, en l'espèce, de nature à établir un défaut d'examen ni davantage une erreur de fait.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. (). / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. ". Les conditions d'application de ces dispositions ont été définies aux articles R. 425-11 àR. 425-13 du même code et précisées par l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et, si cette condition est remplie, d'apprécier l'accès effectif aux soins et à un traitement approprié dans son pays de renvoi. La partie qui justifie d'un avis du collège des médecins du service médical de l'office français d'immigration et d'intégration (OFII) qui lui est favorable, doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tout élément permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un accès effectif au traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la gravité de l'état de santé d'un étranger ou le caractère effectif de son accès aux soins justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. Enfin, il appartient à l'intéressée de demander à l'OFII la communication du rapport, ce dont elle ne justifie pas.
6. Pour refuser de délivrer à Mme F un titre de séjour, le préfet de police, qui ne s'est pas senti lié par l'avis du collège en date du 3 mai 2023, a estimé, que si son état de santé nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, l'intéressée pouvait bénéficier effectivement d'un traitement approprié à son état de santé dans son pays d'origine vers lequel elle pouvait voyager sans risque. Il ressort des pièces du dossier, que Mme F est atteinte d'une maladie chronique virale ainsi que d'un glaucome pour lesquels elle est traitée. S'agissant du glaucome, un certificat médical a été établi le 14 juin 2023, par le docteur E, ophtalmologiste, par lequel le médecin indique avoir détecté une tension oculaire et détaille les soins prescrits à la patiente, qui doit être traitée par l'administration de gouttes (Monoprost et Ganfort) et par un suivi régulier. Le certificat médical se borne à préciser que : " dans le cas où l'évolution continuerait malgré l'augmentation du traitement, il faudra un avis plus spécialisé avec réalisation éventuelle de laser type SLT, voire chirurgie par sclerectomie profonde non perforante réalisée en CHU ou mise en place de stent oculaire qui ne sont pas, à ma connaissance, disponibles dans son pays d'origine le Congo ". Le certificat médical, en date du 2 août 2023, rédigé par le docteur I D, ophtalmologue en République du Congo indique que : " l'intéressée ne peut pas être prise en charge médicalement en raison de l'insuffisance du plateau technique sanitaire et que les traitements nécessaires pour la requérante n'y sont pas disponibles ". Ces éléments, qui ne sont pour l'un que des conjectures et pour l'autre à caractère vague et général, sont insuffisamment précis et circonstanciés et ne justifient pas que le traitement médicamenteux adapté n'est pas disponible au Congo. Ils ne permettent pas d'infirmer l'appréciation portée par le préfet de police. S'agissant de la pathologie chronique, le certificat médical du 16 juin 2023, établi postérieurement à l'arrêtéen litige, par le docteur G, praticien hospitalier dans le service de maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Bichat-Claude Bernard, assurant le suivi médical de Mme F, précise que l'intéressée souffre d'une pathologie chronique virale, suivie de manière régulière et bien contrôlée sous Biktarvy. Il précise que : " l'arrêt partiel ou total du traitement pourrait avoir pour conséquences délétères sur son état de santé, une immunodépression profonde avec un risque vital par une susceptibilité plus importante aux infections virales, bactérienne, parasitaires ou une résistance au traitement disponible dans son pays d'origine qui entrainerait une immunodépression profonde ". Le certificat du 7 juillet 2023 rédigé par M. B, assistant sanitaire anesthésiste-réanimateur à l'hôpital de Mossendjo, celui du 24 août 2023 par le docteur C, médecin en service de maladies infectieuses et de dermatologie de l'Hôpital de référence de Talangaï, indiquent que l'intéressée ne peut pas être prise en charge médicalement en raison de l'insuffisance du plateau technique sanitaire et que les traitements nécessaires pour la pathologie dont est atteinte la requérante n'y sont pas disponibles mais n'en justifient par aucun élément concret et ne permettent ainsi pas d'infirmer l'appréciation portée par le préfet sur la disponibilité des soins. En conséquence, les éléments produits par la requérante ne sont pas de nature à remettre en cause l'appréciation portée par le préfet de police sur son droit au séjour au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté
7. En quatrième lieu, si Mme F se prévaut de sa situation familiale et professionnelle, elle n'a toutefois pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni sur le fondement de l'article L. 423-23 du même code, et ne saurait, par conséquent, utilement invoquer la méconnaissance de ces dispositions pour contester la décision par laquelle le préfet a refusé de lui délivrer un titre de séjour pour soins, ni davantage soutenir que la décision litigieuse serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions.
8. En dernier lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sont inopérants s'agissant de la décision de refus de titre et doivent donc être écartés de même que doit être écarté le moyen tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour qui est également inopérant.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ". En application de ces dispositions, l'obligation de quitter le territoire français, qui vise le 3° de l'article L. 611-1, n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte en fait de celle de la décision portant refus d'un titre de séjour dès lors que celle-ci est suffisamment motivée ainsi qu'il a été précisé au point 2.
10. En deuxième lieu, Mme F soutient qu'elle a été privée de la possibilité de faire entendre son point de vue en méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressée ait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux, ni qu'elle ait été empêchée de présenter ses observations avant que ne soit prise la décision en litige, ni même encore qu'elle disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait pu utilement porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la mesure contestée et qui, si elles avaient été communiquées à temps, auraient été susceptibles de faire obstacle à l'intervention de ces décisions.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui a remplacé l'article L. 511-4 10° invoqué par la requérante : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. " Pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment, les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions et de celles de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
12. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des articles 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français et doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de destination :
13. Aux termes des stipulations de cet article 3 : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". La requérante n'apporte pas d'éléments de nature à établir la réalité des risques auxquels elle allègue être exposée personnellement. Dès lors, le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'est pas fondé et doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme F n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté par lequel le préfet de police a refusé sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions à fins d'injonctions sous astreinte, ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E
Article 1er : La requête de Mme F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A F, au préfet de police et à Me Lamine.
Délibéré après l'audience du 21 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Hermann Jager, présidente, rapporteure ;
- Mme H, prmière conseillère ;
- M. Hemery, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2023.
La présidente rapporteure,
V. Hermann Jager
L'assesseure la plus ancienne,
N. Marik Descoings
La greffière,
D. MIGEON
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/8
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512695
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le requérant, un ressortissant guinéen, contestait notamment la mesure au motif qu'il serait mineur. Le tribunal a jugé qu'il lui appartenait, saisi d'un recours suspensif, de statuer sur l'allégation de minorité avant de se prononcer sur la légalité de l'OQTF, conformément aux articles L. 611-1 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528203
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, assorti d'une interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire, la motivation suffisante et l'examen de la situation personnelle du requérant. Elle s'est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier ses articles L. 611-1 et L. 612-10.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600391
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. C... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime que l'arrêté, pris par un agent disposant d'une délégation régulière, est légal et suffisamment motivé. Il constate que le préfet a respecté les exigences de vérification du droit au séjour et d'examen de la situation personnelle prévues par les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526589
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité d'une régularisation au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable via l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006. Elle a estimé que l'autorité administrative avait dûment pris en compte les éléments de la situation personnelle du requérant, sans méconnaître ses droits.
08/04/2026