mardi 17 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2319843 |
| Type | Décision |
| Avocat requérant | FENZE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 27 août, 13 et 24 septembre 2023, M. A, représenté par Me Fenze, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, sous astreinte, passé un délai de quarante-huit heures, de 150 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il se trouve dans une situation précaire depuis le 19 juillet 2023, ne pouvant plus quitter et revenir librement sur le territoire français, qu'il risque de se faire interpeller à tout moment, que l'absence de titre de séjour entraine des conséquences graves sur sa prise en charge médicale et que ses droits sociaux ont été suspendus.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2023, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 5 octobre 2023, M. A conclut à ce qu'il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions tendant à la délivrance d'un récépissé de renouvellement de son titre de séjour dès lors qu'il a été mis en possession, lors de son rendez-vous à la préfecture de police le 4 octobre 2023, d'un récépissé valable trois mois, mais qu'il maintient ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Perrin pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant camerounais, arrivé en France le 3 avril 2016 sous couvert d'un visa court séjour, a bénéficié de plusieurs titres de séjour en qualité de parent d'enfant français, dont le dernier a expiré le 23 décembre 2022. Il a demandé, le 19 janvier 2023, le renouvellement de son titre de séjour et s'est vu mettre en possession d'un récépissé valable du 13 janvier au 18 juillet 2023. N'étant pas parvenu à obtenir un rendez-vous avant l'expiration du récépissé, M. A demande au juge des référés du tribunal administratif de Paris, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de police de lui remettre un récépissé de renouvellement de son titre de séjour.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
3. Il résulte de l'instruction que M. A a effectué le 19 janvier 2023 une demande de renouvellement de son titre de séjour en qualité de parent d'enfant français qui expirait le 22 décembre 2022 et qu'il s'est vu remettre un récépissé valable jusqu'au 18 juillet 2023. Le 4 octobre 2023, postérieurement à l'introduction de la requête, il a été reçu en rendez-vous à la préfecture de police et s'est vu remettre un récépissé de renouvellement de son titre de séjour valable trois mois. Par suite, les conclusions de M. A aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être regardées comme devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A aux fins d'injonction et d'astreinte.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 17 octobre 2023.
La juge des référés,
A. PERRIN
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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