lundi 11 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2321784 |
| Type | Décision |
| Avocat requérant | CABINET LHUMEAU, GIORGETTI, HENNEQUIN & ASSOCIES - LGH & ASSOCIES (SELAS) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistré le 20 septembre 2023 et 7 décembre 2023, le Sénat, représenté par le cabinet Palmier Brault avocats associés, demande au juge des référés d'ordonner une expertise en présence des sociétés SAA Architectes, Alternet, STM ingénierie et environnement, Qualiconsult, Batscop, Alto ingénierie, Urgence sécurité privée, Degaine, SAT France, Protherm isolation, Lion, Derichbourg énergie, Verspiren, Chubb european group limited, Allianz iard, Liberty speciality markets Europe, QBE Europe, SMA, la Mutuelle des architectes français (MAF), les sociétés MSIG insurance Europe, Mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), afin de déterminer les causes des désordres relatifs aux câbles électriques du gymnase situé 17, rue Garancière à Paris 6e intégré à l'ensemble immobilier dont le Sénat est propriétaire et de proposer des solutions réparatrices.
Elle soutient que :
- à la suite de la défaillance de la société EGIS bâtiment management, la mission OPC a été confiée à la société Batscop, laquelle est intervenue en cette qualité à compter du 29 janvier 2020 ; en raison de la radiation de la société Secade, la société STM ingénierie et environnement est intervenue à compter du 9 février 2022 en ce qui concerne la mission de maître d'œuvre amiante, en qualité de sous-traitant du groupement de maîtrise d'œuvre SAA ;
- le juge administratif est compétent pour connaître d'un litige au fond dès lors que les désordres en cause sont susceptibles d'engager la responsabilité contractuelle des constructeurs, les travaux de la tranche optionnelle au cours de laquelle les désordres ont été constatés n'ont pas encore été réceptionnés et sont à l'arrêt du fait de l'intervention du sinistre concernant l'alimentation électrique du gymnase ;
- l'expertise est utile de constater et décrire les désordres relatifs au sectionnement et à la dépose des câbles électriques au sein du gymnase, de déterminer leur cause et imputabilité et le coût des travaux nécessaires pour y remédier.
Par un mémoire, enregistré le 12 octobre 2023, la société SAT France et la société MISG insurance Europe, représentées par le cabinet Axial avocats, informent le juge des référés qu'elles ne s'opposent pas à la mesure d'expertise sollicitée.
Par un mémoire, enregistré le 19 octobre 2023, la société Derichbourg énergie, représentée par le cabinet Courteaud-Pelissier avocats, sollicite sa mise hors de cause et demande que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge du Sénat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que le Sénat ne démontre pas l'utilité de sa présence à l'expertise.
Par un mémoire, enregistré le 19 octobre 2023, la société Chubb european group limited, représentée par Me Coulet, informe le juge des référés de ses protestations et réserves d'usage.
Par un mémoire, enregistré le 19 octobre 2023 et le 4 décembre 2023, la société Altrenet, représentée par le cabinet Claudon et associés, sollicite sa mise hors de cause et demande que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge du Sénat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle est intervenue comme BET Fluides (dont l'électricité), et il a été constaté, lors d'une visite du chantier le 18 octobre 2022, que les installations électriques avaient été précédemment curées alors qu'elles ne devaient pas l'être, rendant impossible l'exécution du lot n°17 ; une expertise amiable est actuellement en cours ;
- elle est étrangère au sinistre dès lors que des travaux de désamiantage, non prévus initialement dans le gymnase, se sont avérés nécessaires en cours de chantier et ont entraîné des travaux dans les plafonds, réalisés par la société SAT France et la société STM.
Par un mémoire, enregistré le 30 octobre 2023, la société QBE Europe, représentée par Me Meneghetti, informe le juge des référés de ses protestations et réserves d'usage et demande que la provision à valoir sur les frais d'expertise, ainsi que les dépens, soient à la charge exclusive du Sénat.
Par un mémoire, enregistré le 10 novembre 2023, la société entreprise Degaine, représentée par le cabinet d'avocats Forestier-Hinfray, sollicite sa mise hors de cause et demande que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge du Sénat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que lors du constat des désordres affectant les câbles et l'installation électrique du gymnase elle n'avait pas repris ses travaux suspendus depuis un an, tandis qu'un autre intervenant venait en revanche de terminer les travaux de désamiantage.
Par un mémoire, enregistré le 13 novembre 2023, la société Allianz Iard, en qualité d'assureur de la société Protherm, représentée par le cabinet Rodas-Del Rio avocats, informe le juge des référés de ses protestations et réserves d'usage.
Par un mémoire, enregistré le 30 novembre 2023, la société SMA, représentée par Me Chamard-Sablier, conclut, en qualité d'assureur de la société Degaine, à titre principal au rejet de la demande d'expertise et à ce que, le cas échéant, sa mise hors de cause soit prononcée, à titre subsidiaire de prendre acte de ses protestations et réserves sur la demande d'expertise sollicitée par le Sénat. Elle demande aussi que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge du Sénat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'expertise n'est pas utile dès lors que le sinistre a été déclaré il y a plus d'un an et qu'il a été demandé aux entreprises de reprendre les travaux dans le gymnase ;
- l'analyse demandée peut être faite par le Sénat avec son maître d'œuvre sans recourir à une expertise judiciaire et des solutions réparatoires ont déjà été chiffrées ;
- la présence de la société Degaine n'est pas justifiée dès lors qu'elle est intervenue dans le gymnase jusqu'au mois de mai 2021 et que le chantier a été arrêté en décembre 2021 pour une présence d'amiante dans le plafond ; un état des lieux du 14 décembre 2021 ne fait pas mention de dégradations liées au sectionnement ou à la dépose des câbles de distribution électrique existants, et le sinistre n'a été constaté que le 18 octobre 2022 après les travaux de désamiantage.
Par un mémoire, enregistré le 30 novembre 2023, la société STM ingénierie et environnement et son assureur la société SMBATP, représentées par Me Carrière, informent le juge des référés de leurs protestations et réserves d'usage.
Par un mémoire, enregistré le 7 décembre 2023, la société Qualiconsult représentée par le cabinet d'avocats Raffin et associés, informent le juge des référés qu'elles s'en remettent à sa décision quant à l'utilité de la mesure d'expertise sollicitée.
Par un mémoire, enregistré le 15 décembre 2023, la société Liberty speciality markets Europe, représentée par le cabinet d'avocats HMNet Partners, sollicite, à titre principal, sa mise hors de cause, à titre subsidiaire, elle informe le juge des référés de ses protestations et réserves d'usage et demande à ce que la provision à valoir sur les honoraires et frais d'expertise soit mise à la charge de la demanderesse. Elle demande aussi que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge du Sénat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la société Derichebourg énergie, qu'elle assure, n'est pas concernée par le litige qui a eu lieu en amont de sa prestation.
Par un mémoire, enregistré le 21 décembre 2023, la société SAA architectes et la société Mutuelle des architectes français (MAF), représentées par le cabinet d'avocats Symchowicz-Weissberg et associés, concluent au rejet de la requête.
Elles soutiennent que :
- la société SAA architecte a constaté le 18 octobre 2022, à la suite des travaux de désamiantage réalisés par l'entreprise SAT France, que des câbles de distribution au niveau du gymnase, avaient été coupés ou déposés et que certaines installations électriques existantes présentaient des dégradations ;
- l'expertise est inutile puisqu'une expertise amiable est en cours ;
- les travaux de curage ont été achevés et la poursuite des travaux a été ordonné concomitamment à la requête en référé expertise qui est, de fait, dépourvue d'utilité ;
- si elle devait être ordonnée, l'expertise doit se faire au contradictoire de l'ensemble des intervenants les sociétés Degaine, Derichebourg énergie et SAT France, ainsi que les membres du groupement conjoint de maîtrise d'œuvre.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Paris a désigné Mme Dhiver, vice-présidente du tribunal administratif de Paris, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. (). "
2. En 2017, le Sénat a lancé la rénovation de deux bâtiments administratifs, situés au 26 et 36, rue de Vaugirard à Paris dans le 6ème arrondissement, reliés entre eux par une passerelle desservant les niveaux R+2 et R+3 et par une galerie technique souterraine reliant le niveau SS3, et intégrant une crèche et un gymnase appartenant à la ville de Paris, qui, par deux conventions sur le fondement des dispositions de l'article 2-11 de la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985 relative à la maîtrise d'ouvrage publique et à ses rapports avec la maîtrise d'œuvre privée, a confié la maîtrise d'ouvrage des travaux à réaliser au Sénat. Lors des travaux de mise aux normes et d'amélioration de l'accessibilité du gymnase situé 17, rue Garancière à Paris 6e, la visite de chantier du 18 octobre 2022, faite après les travaux de désamiantage, a révélé que les câbles de distribution électrique existants avaient été en grande partie sectionnés et déposés. Une réunion d'expertise amiable a eu lieu le 31 mai 2023 mais en l'absence de dépôt du rapport, afin de préserver ses droits et disposer des éléments permettant de déterminer l'origine du sinistre et les travaux permettant d'y remédier, le Sénat sollicite du juge des référés la désignation d'un expert judiciaire.
3. Les constations demandées entrent dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 précitées du code de justice administrative. Il y a lieu, par suite, de faire droit à cette demande. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de fixer la mission de l'expert comme il est dit à l'article 1er de la présente ordonnance.
4. Si la société Derichbourg énergie sollicite sa mise hors de cause au motif que le Sénat ne démontre pas l'utilité de sa présence à l'expertise, celle-ci apparaît, en l'état de l'instruction, utile dès lors qu'elle est titulaire des lots n° 17 " Courants forts, courant faible " et que les constatations de l'expert sont susceptibles de lui permettre de protéger ses droits en vue d'un éventuel contentieux au fond. Il s'ensuit dès lors qu'il y a lieu de la mettre dans la cause, ainsi que la société Liberty speciality markets Europe, son assureur.
5. La société Altrenet sollicite sa mise hors de cause et fait valoir qu'elle est intervenue comme BET Fluides (dont l'électricité) et qu'elle est étrangère au sinistre dès lors que des travaux de désamiantage, non prévus initialement dans le gymnase, se sont avérés nécessaires en cours de chantier et ont entrainé des travaux dans les plafonds réalisés par la société SAT France et la société STM. Il résulte toutefois de l'instruction que la société Altrenet est membre du groupement solidaire de maîtrise d'œuvre et qu'à cet égard, sa présence aux opérations d'expertise apparaît, à ce stade, utile.
6. La société entreprise Degaine sollicite sa mise hors de cause au motif que, lors du constat des désordres affectant les câbles et l'installation électrique du gymnase, elle n'avait pas repris ses travaux suspendus depuis un an, tandis qu'un autre intervenant venait en revanche de terminer les travaux de désamiantage. Il résulte toutefois de l'instruction que la société Degaine est intervenue en qualité de titulaire du lot n° 2 " Installation de chantier, démolition, curage, gros œuvre, maçonnerie, échafaudage, aménagements extérieurs " et que le compte-rendu du 14 décembre 2021 fait état de désordres relevés dans les installations de chantier d'éclairage. Il s'ensuit qu'à ce stade, sa présence à l'expertise, ainsi que celle de son assureur, la société SMA, est utile.
7. La société SAA architectes et la société Mutuelle des architectes français (MAF), concluent au rejet de la requête et font valoir que l'expertise sollicitée est inutile puisqu'une expertise amiable est en cours, que les travaux de curage ont été achevés et que la poursuite des travaux a été ordonné concomitamment à la requête en référé expertise. Il résulte toutefois de l'instruction, d'une part, que si la société SAA architecte a constaté le 18 octobre 2022 que des câbles de distribution au niveau du gymnase avaient été coupés ou déposés, un rapport du 14 décembre 2021 fait déjà état, ainsi qu'il a été dit au point 6, de désordres relevés dans les installations de chantier d'éclairage. D'autre part, il est constant que si une expertise a été diligentée par l'assureur du Sénat le 31 mai 2023, la société n'a pas encore déposé son rapport et aucun des intervenants n'a reconnu partiellement ou totalement sa responsabilité dans la survenue du sinistre. Enfin, il n'est pas démontré que la reprise des travaux aurait pour effet de priver l'expert de se prononcer sur l'origine des désordres allégués. Il s'ensuit que, en l'état de l'instruction, il y a lieu d'appeler à la cause la société SAA architectes prise en sa qualité de membre (Architecte mandataire) du groupement solidaire de maîtrise d'œuvre.
8. En vertu de l'article R. 621-13 du code de justice administrative, la ou les parties qui assumeront la charge des frais d'expertise sont désignées par le président du tribunal aux termes de l'ordonnance qui fixera, après le dépôt du rapport, les frais et honoraires de l'expert. De même, en application de l'article R. 621-12 du même code, dans le cas où il serait fait droit à une demande de l'expert tendant au bénéfice d'une allocation provisionnelle, il appartient également au président du tribunal, aux termes de l'ordonnance fixant le montant de cette allocation, de préciser la ou les parties qui devront la verser. Il n'appartient donc pas au juge des référés de déterminer la partie à la charge de laquelle seront mis les frais d'expertise ou, le cas échéant, l'allocation provisionnelle qui pourrait éventuellement être accordée à l'expert. Par suite, la demande présentée à ce titre par la société QBE Europe et la société Liberty speciality markets Europe doit être rejetée.
9. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge d'une partie une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A C), exerçant au 4, rue Dolorès Ibarrui à Montreuil (93188) est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission, en présence du Sénat, de la société SAA Architectes, de la société Alternet, de la société STM ingénierie et environnement, de la société Qualiconsult, de la société Batscop, de la société Alto ingénierie, de la société Urgence sécurité privée, de la société Degaine, de la société SAT France, de la société Protherm isolation, de la société Lion, de la société Derichbourg énergie, de la société Verspiren, de la société Chubb european group limited, de la société Allianz iard, de la société Liberty speciality markets Europe, de la société QBE Europe, de la société SMA, de la société La Mutuelle des architectes français (MAF de la société MISG insurance Europe et de la société Mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), de :
1') prendre connaissance des pièces du marché de travaux rénovation des deux bâtiments administratifs du Sénat, situés au 26 et 36, rue de Vaugirard à Paris 6ème, et plus particulièrement des travaux relatifs au gymnase situé 17, rue Garancière à Paris 6 eme, se faire communiquer toutes les pièces utiles à l'exécution de sa mission ; se rendre sur les lieux ;
2') constater et décrire les désordres affectant les câbles et l'installation électrique du gymnase ;
3°) fournir tous les éléments techniques et de fait permettant de se prononcer sur la ou les causes qui sont à l'origine de ces désordres (et permettant notamment de déterminer si ceux-ci se rattachent à une non-conformité aux stipulations du marché, à un vice de construction ou de conception, à un défaut de surveillance des travaux, à un défaut d'exécution, à un manquement aux règles de l'art, à un défaut de qualité des matériaux mis en œuvre, à une insuffisance d'entretien, à une usure prématurée, à d'autres causes) ; en cas de pluralité de causes, de formuler un avis sur le point de savoir dans quelle proportion les désordres peuvent être imputés à telle ou telle cause, en justifiant clairement ses propositions ;
4°) donner son avis afin de savoir pour chaque désordre sa nature et son étendue et s'ils sont de nature à mettre l'ouvrage en péril et le rendre impropre à destination ;
5°) décrire les travaux propres à remédier définitivement aux désordres et à remettre l'ouvrage en état, d'en évaluer le coût et la durée en prenant en compte le caractère évolutif des dommages et leurs conséquences ;
6°) en cas de réel danger et d'urgence constatés, dire s'il convient de mettre en place des mesures de sauvegarde pour éviter l'aggravation des désordres et permettre l'attente des travaux définitifs dans les meilleures conditions techniques possibles ;
7°) d'une manière générale, fournir tous les éléments techniques et de fait de nature à permettre à la juridiction compétente de déterminer les responsabilités encourues et d'évaluer les divers chefs de préjudice ;
8°) s'il y a lieu, faire toutes autres constatations nécessaires, entendre les observations de tous les intéressés et annexer à son rapport tous documents utiles.
Article 2 : L'expert remplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à
R. 621-14 du code de justice administrative. Pour l'accomplissement de cette mission, il se fera communiquer tous documents relatifs à la conception et à la réalisation des travaux.
Article 3 : L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal en 2 exemplaires au plus tard le 14 septembre 2024. Il notifiera les copies de son rapport aux parties intéressées telles que précisées à l'article 5 de la présente ordonnance, le cas échéant, avec leur accord, sous forme électronique.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée au Sénat, aux sociétés SAA Architectes, Alternet, STM ingénierie et environnement, Qualiconsult, Batscop, Alto ingénierie, Urgence sécurité privée, Degaine, SAT France, Protherm isolation, Lion, Derichbourg énergie, Verspiren, Chubb european group limited, Allianz iard, Liberty speciality markets Europe, SMA, la Mutuelle des architectes français (MAF), les sociétés MISG insurance Europe, Mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), QBE Europe, et à M. A B, expert.
Fait à Paris, le 11 mars 2024.
La juge des référés,
M. Dhiver
La République mande et ordonne au président du Sénat en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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