jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2322498 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET TOSI, GALINAT, BARANDAS (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 septembre 2023, M. A C, représenté par Me Muntlak, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 3 août 2023 par laquelle l'inspecteur du travail a autorisé son licenciement ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mai 2024, la société Club Montmartre, représentée par Me Barandas, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 17 mai 2024, M. A C, représenté par Me Muntlak déclare se désister de sa requête.
La requête a été communiquée au directeur régional et interdépartemental de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Île-de-France, qui n'a pas produit d'observations.
La requête a été communiquée à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. D'une part, par un mémoire, enregistré le 14 mai 2024, M. C déclare de désister de sa requête dès lors que par une décision du 25 avril 2024, la ministre du travail, de la santé et des solidarités a retiré la décision autorisant son licenciement. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. D'autre part, il n'y pas a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du requérant la somme de 3 000 euros que réclame la société Club Montmartre au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. C.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société Club Montmartre au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, au directeur régional et interdépartemental de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Île-de-France et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et à la société Club Montmartre.
Fait à Paris, le 20 juin 2024.
La magistrate désignée,
M. B
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2322498/3-3