lundi 16 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2322783 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 2e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | NAMIGOHAR |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2310 936 du 22 septembre 2023, la requête de M. B, enregistrée au tribunal administratif de Montreuil le 16 septembre 2023, a été renvoyée au tribunal administratif de Paris sur le fondement des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
Par une requête sommaire et un mémoire complémentaire enregistrés les 16 septembre et 8 novembre 2023, M. A B, représenté par Me Namigohar, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 septembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer sa situation et lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans le délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre au préfet d'effacer le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à son conseil sous réserve qu'il renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est entachée d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée et est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- est dépourvue de base légale et entachée d'erreur de droit dès lors que M. B aurait dû être regardé comme ayant effectué une demande d'asile ;
- méconnaît les stipulations de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- méconnaît les stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
La décision portant refus de délai de départ de départ volontaire :
- est entachée d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
La décision fixant le pays de destination :
- est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
La décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît les dispositions de l'article R. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relatives aux droits de l'enfant ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Sorin,
- et les observations de Me Namigohar, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant algérien né le 16 décembre 1987, entré sur le territoire français au mois de janvier 2023 selon ses déclarations, sollicite l'annulation de l'arrêté du 15 septembre 2023 par lequel le préfet de Seine Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision attaquée prise dans son ensemble :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2024-1329 du 3 mai 2024, régulièrement publié au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture Seine Saint-Denis, le préfet a donné à M. C, attaché d'administration de l'Etat, délégation à l'effet de signer les décisions dans la limite de ses attributions, dont relève la police des étrangers, en cas d'absence ou d'empêchement d'autorités dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elles n'ont pas été absentes ou empêchées lors de la signature de l'acte attaqué. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué aurait été signé par une autorité incompétente doit être écarté.
3. En deuxième lieu, de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ".
4. La décision portant obligation de quitter le territoire français comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. La décision refusant un délai de départ volontaire et celle portant interdiction de retour sur le territoire français comportent l'énoncé des dispositions légales dont il a été fait application ainsi que des circonstances de fait au vu desquelles elles ont été prises et, notamment, de la situation personnelle et administrative du requérant. Il résulte de ce qui précède que les moyens tirés d'une insuffisance de la motivation ne sont pas fondés et doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement invoquer le principe général du droit de l'Union, relatif au respect des droits de la défense, et qui implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
6. Il ressort des pièces du dossier, en particulier des procès-verbaux d'audition de M. B du 14 et 15 septembre 2023 établis par les agents de police judiciaire en fonction à Saint-Ouen, que l'intéressé, qui s'exprime en français, a été interrogé notamment sur son identité, ses conditions d'entrée et de séjour en France, sa situation familiale et professionnelle, ses conditions d'hébergement et, plus généralement, ses conditions de vie. Il n'est pas établi que M. B aurait disposé d'autres informations tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise à son encontre la décision contestée. Enfin, M. B n'établit pas, ni même n'allègue, qu'il aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux. Dans ces conditions, M. B ne peut être regardé comme ayant été effectivement privé du droit d'être entendu. Le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit, par suite, être écarté.
7. En deuxième lieu, il ne ressort pas de la décision attaquée que le préfet de la Seine-Saint-Denis aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen de la situation personnelle de M. B.
8. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relatives aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants (), l'intérêt supérieur doit être une considération primordiale ". Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 septembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : /() / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ".
9. Si M. B, entré en France au mois de janvier 2023 selon ses allégations, soutient résider avec son fils, né le 21 octobre 2016, et avoir des attaches familiales en France, il se contredit lors de l'audition du 14 septembre 2023, lors de laquelle il déclare être célibataire, sans famille en France et sans enfant à charge. S'il revient sur ces premières déclarations lors de l'audition du 15 septembre 2023 en présence de son avocat pendant laquelle il déclare avoir un enfant " à nourrir ", il ressort des éléments produits que son fils réside à une adresse différente de la sienne. Par ailleurs, l'attestation d'assurance scolaire produite est postérieure à la décision attaquée. En tout état de cause, il n'est pas soutenu que la cellule familiale ne pourrait se reconstituer en Algérie ni qu'il y serait dépourvu d'attaches. S'il travaille à temps partiel depuis le mois d'avril 2023, il ne fait pas état d'une réelle intégration en France et n'a entamé aucune démarche pour régulariser sa situation. Enfin, ses dénégations des faits de vols et de recels qui lui sont reprochés et pour lesquels il a été interpelé le 13 septembre 2023 et placé en garde à vue sont incohérentes et peu précises. Dans ces conditions, eu égard au caractère récent de sa présence et des conditions de son séjour en France, le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par les stipulations précitées, une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels l'obligation de quitter le territoire français a été prise, ni méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relatives aux droits de l'enfant. Le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a pas davantage commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
10. En dernier lieu, M. B soutient qu'il aurait fait état de menaces lors de l'audition du 14 septembre 2023 et que ces déclarations auraient dû être comprises par l'administration comme une demande d'asile et être transmise à l'OFPRA. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'audition du 14 septembre 2023, que M. B déclare explicitement ne pas avoir effectué une telle démarche. S'il fait état de craintes en cas de retour son pays d'origine lors de l'audition du 15 septembre 2023, il n'apporte aucun élément relatif à ces menaces. Par suite, le moyen tiré du défaut de transmission de sa demande d'asile manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ de départ volontaire :
11. Il ressort des pièces du dossiers que M. B a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français à la suite d'une interpellation pour vol et recel. Par conséquent, le préfet de la Seine-Saint-Denis pouvait refuser d'accorder un délai de départ volontaire au requérant, au motif que sa présence constituait une menace pour l'ordre public, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
12. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que la décision d'obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, M. B ne saurait se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
13. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
14. Comme il a été dit au point 10, M. B ne produit aucun élément permettant d'apprécier la réalité des craintes actuelles et personnelles auxquelles il serait exposé en cas de retour en Algérie et n'assortit ainsi pas le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations et dispositions des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen soulevé doit être écarté.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
15. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que la décision d'obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, M. B ne saurait se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
16. Les dispositions de l'article R. 511-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, devenu l'article R. 613-6 du même code, définissent les informations, figurant notamment à l'article R. 511-4 du même code, devenu l'article R. 711-1, qui doivent être communiquées à un étranger faisant l'objet d'une interdiction de retour sur le territoire français, en prévoyant que ces informations sont délivrées postérieurement au prononcé de l'interdiction de retour. Dès lors, l'éventuelle méconnaissance de ces dispositions est sans incidence sur la légalité de l'interdiction de retour qui s'apprécie à la date de son édiction. Le moyen tiré du vice de procédure en raison d'une méconnaissance de ces dispositions doit donc être écarté comme inopérant.
17. Pour les mêmes motifs que ceux développés aux points 9 et 10, M. B n'établit pas une réelle intégration en France et a été arrêté pour des faits de vol et de recel. Par conséquent, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Sa requête doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 2 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Errera, premier conseiller,
Mme Benhamou, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 décembre 2024.
Le président-rapporteur,
J. SORINL'assesseur le plus ancien,
A. ERRERALa greffière,
D.-E. JEANG
La République mande et ordonne au préfet de Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2322783/2-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512599
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral du 14 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu, garanti par la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'imposait pas une nouvelle audition dans ce cas, la décision d'éloignement découlant nécessairement du rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
30/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400857
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un agent du SIAAP demandant la révision de son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) et l'indemnisation de préjudices. Le tribunal juge que le taux d'IPP, fixé à 34% selon le barème légal, ne peut être modifié en raison de l'existence éventuelle d'une faute de l'employeur. Concernant l'indemnisation, le tribunal rappelle que le régime des accidents de service et maladies professionnelles des fonctionnaires, régi par la loi du 13 juillet 1983 et le décret du 2 mai 2005, répare forfaitairement certains préjudices, mais n'exclut pas une action en responsabilité pour faute visant à réparer d'autres chefs de préjudice.
30/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401146
Le Tribunal administratif de Paris a annulé une sanction disciplinaire (un jour d'exclusion temporaire de fonction) infligée par l'AP-HP à un infirmier. La juridiction a estimé que la sanction, fondée sur une simple "suspicion d'inhalation de kalinox", ne reposait pas sur des faits établis, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint à l'administration d'effacer la sanction du dossier de l'agent et l'a condamnée à lui verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
30/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401760
**Sujet principal** : Contestation par une société de rappels de TVA et d'une majoration, concernant le taux applicable (taux réduit de 5,5% pour la vente de livres ou taux normal de 20% pour des prestations de voyance). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que l'activité principale constitue une prestation immatérielle de voyance taxable au taux normal et que, de toute façon, la société n'a pas apporté la preuve permettant d'isoler la part éventuelle de son chiffre d'affaires relevant de la vente de livres. **Textes appliqués** : Articles 278 et 278-0 bis A-3° du code général des impôts (taux normal et taux réduit de TVA).
30/03/2026