LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2323473

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2323473

jeudi 14 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2323473
TypeDécision
Avocat requérantASSADOLLAHI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 octobre 2023, Mme C, représentante légale de son fils, B E, représentée par Me Assadollahi, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous afin de délivrance d'un document de circulation pour étranger mineur pour le compte de son fils, ou le cas échéant d'enregistrer sa demande de délivrance d'un document de circulation pour étranger mineur, dans un délai d'une semaine à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761- 1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que l'absence de délivrance d'un document de circulation pour étranger mineur porte atteinte au droit de circuler librement de son fils ;

- la mesure est utile dès lors que ses multiples démarches pour enregistrer la demande de son fils n'ont pas abouti depuis plusieurs mois ;

- la mesure sollicitée ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 novembre 2023, le préfet de police conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Perrin pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, ressortissante iranienne, entrée en France le 21 mars 2022, sous couvert d'un visa long séjour valant titre de séjour en qualité de visiteur, valable du 20 mars 2022 au 20 mars 2023, s'est vu délivrer un titre de séjour portant la mention visiteur valable jusqu'au 20 mars 2024. Elle a déposé le 6 juin 2023 une demande de document de circulation pour enfant mineur. Mme C demande au juge des référés du tribunal administratif de Paris, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner au préfet de police de la convoquer à un rendez-vous afin de lui délivrer un document de circulation pour son enfant mineur, et le cas échéant d'enregistrer d'une manière effective sa demande de document de circulation pour un enfant mineur sous astreinte.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes de l'article L. 511- 1 du même code : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire ".

Sur les conclusions tendant à l'obtention d'un rendez-vous afin que lui soit délivré le document de circulation pour son enfant mineur :

3. Mme C présente des conclusions tendant à ordonner à l'autorité administrative la délivrance d'un rendez-vous afin que leur soit remise un document de circulation pour son fils mineur. Le prononcé d'une telle mesure, qui ne présente pas un caractère provisoire, excède la compétence du juge des référés.

Sur les conclusions tendant à l'obtention d'un rendez-vous afin que soit enregistrée sa demande de document de circulation pour son enfant mineur :

4. Il résulte de l'instruction, comme le fait valoir le préfet de police en défense, que si Mme C soutient au titre de l'urgence que l'absence de document de circulation pour son fils préjudicie de manière grave et immédiate à sa propre situation et à celle de son fils dès lors qu'elle ne peut pas franchir les frontières de l'Union européenne accompagnée de son fils et qu'il ne pourrait pas revenir en France, elle ne démontre pas qu'elle devrait voyager avec son fils à brève échéance. Dans ces conditions, la requérante ne démontre pas l'urgence de la mesure consistant à obtenir un rendez-vous à la préfecture de police de Paris afin d'enregistrer la demande de document de circulation pour son fils mineur. Il s'ensuit que les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de police de la convoquer à un rendez-vous afin d'enregistrer une demande de document de circulation pour son enfant mineur ne peuvent qu'être rejetées.

5. Il résulte tout de ce qui précède que la requête de Mme C doit être rejetée en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de police de Paris.

Fait à Paris, le 14 décembre 2023.

La juge des référés,

A. PERRIN

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./9

← Retour aux décisions