mardi 9 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2323515 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | Section 8 - Chambre 1 |
| Avocat requérant | COLLAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces enregistrées les 12 octobre 2023, 2 novembre 2023,
10 novembre 2023, et le 1er décembre 2023, Mme D B, représentée par Me Collas, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 juillet 2023 par lequel le préfet de police a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée ;
2°) d'enjoindre au préfet de police, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans le délai de sept jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 15 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision de refus de renouvellement d'un titre de séjour :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'erreurs de fait ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'appréciation au regard du 9° de l'article
L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3, paragraphe 1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour qu'elle assortit ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 novembre 2023, le préfet de police, représenté par Me Tomasi, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 24 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été reportée au
5 décembre 2023.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 septembre 2023 .
Des pièces complémentaires, présentées pour Mme B ont été enregistrées le
4 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Hermann Jager ;
- et les observations de Me Collas, conseil de Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D B, ressortissante ivoirienne, née le 27 septembre 1983, entrée en France le 26 juillet 2018 selon ses déclarations, a sollicité, le 24 février 2023, le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 6 juillet 2023, le préfet de police a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée. Mme B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
2. En premier lieu, Mme C, adjointe à la cheffe de la division de l'immigration familiale, qui a signé l'arrêté en litige, bénéficie d'une délégation de signature, suffisamment précise, du Préfet de Police du 23 janvier 2023 régulièrement publiée pour signer tous arrêtés et décisions dans la limite de ses attributions, en cas d'absence ou d'empêchement des autres délégataires, sans qu'il ressorte des pièces du dossier que ces derniers n'aient pas été absents ou empêchés lorsqu'elle a signé la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de son signataire doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté préfectoral vise, d'une part, expressément les dispositions législatives et règlementaires applicables à la situation de l'intéressée et contient les raisons de fait et de droit qui en constituent le fondement. D'autre part, le refus opposé à la demande de
Mme B résulte d'un examen complet de sa situation.
4. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article L 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. Les conditions d'application de ces dispositions ont été définies aux articles R. 425-11 à R. 425-13 du même code et précisées par l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. Il résulte des termes de l'avis du collège des médecins de l'Office Français de l'immigration et de l'intégration en date du 7 juin 2023, que le préfet de police a pris en compte dans son arrêté en litige, que si l'état de santé de l'intéressée nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine et qu'au vu des éléments du dossier, l'état de santé de l'intéressée lui permettait de voyager sans risque vers son pays d'origine.
Mme B fait valoir, à l'appui de ses conclusions, que son état de santé nécessite une prise en charge médicale qui ne peut avoir lieu dans son pays d'origine et verse au débat des ordonnances médicales, des résultats d'examens médicaux, notamment un compte rendu de consultation en date du 23 novembre 2023, postérieur à l'arrêté en litige, et un certificat médical daté du
5 octobre 2023, également postérieur à la décision attaquée, établis par le docteur A, praticienne hospitalière exerçant à l'Hôtel Dieu, qui indiquent que Mme B est atteinte d'une infection chronique due au virus de l'immunodéficience humaine et bénéficie à ce titre d'un traitement antirétroviral associant Bictegravir, Tenofoviralafenamide et Emtricitabine. Le compte rendu précité, en date du 23 novembre 2023 indique en outre que si l'Emtricitabine et le Tenofovir sont disponibles en Côte d'Ivoire, " le tenofovir alafenamide (TAF) n'est pas complètement identique au tenofovir disoproxil (TDF) ", que " le Bictegravir n'est pas disponible dans son pays d'origine et ne peut en aucun cas être substitué par du dolutegravir, de l'elvitegravir ou du raltegravir " et que " la forme combinée en 1 comprimé par jour est indispensable à la bonne observance chez cette patiente " . Toutefois, ces certificats médicaux ne sont pas de nature à remettre en cause l'avis du collège des médecins de l'OFII dès lors que ces documents n'indiquent pas que le traitement médical de l'intéressée est indisponible et sa prise en charge impossible en Côte d'Ivoire. Il résulte de la liste nationale des médicaments essentiels en Côte d'Ivoire arrêtée par l'OMS que la plupart de ces médicaments sont disponibles ou que d'autres médicaments ayant les mêmes effets thérapeutiques sont accessibles dans ce pays. En effet, le Tenofovir et l'Emtricitabine figurent sur la liste nationale des médicaments essentiels en Côte d'Ivoire. Le Bictegravir, n'est pas disponible, mais d'autre médicaments de la même famille thérapeutique sont commercialisés en Côte d'Ivoire. La circonstance qu'un certificat médical, établi postérieurement à la décision en litige indique que ce médicament n'est pas substituable, sans précision sur les raisons pour lesquelles il ne le serait pas dans le cas de la patiente, ne suffit pas à infirmer l'appréciation portée par le préfet de police sur la disponibilité de ce traitement dans le pays d'origine de Mme B. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code doit ainsi être écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes des dispositions de l'article L611-3.9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ". Outre que ce moyen ne peut utilement être invoqué à l'encontre de la décision de refus de titre de séjour, Mme B pouvant bénéficier d'un traitement, elle n'est pas fondée à soutenir que le préfet de police aurait méconnu lesdites dispositions.
7. En cinquième lieu, aux termes des dispositions de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union : " Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Mme B ne peut utilement soutenir que la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'article 4 de la charte précitée au motif qu'elle encourrait des traitements inhumains et dégradants dans son pays, ce moyen étant inopérant quand il est invoqué, comme en l'espèce, à l'encontre d'une décision de refus de titre de séjour. En tout état de cause, la requérante n'apporte aucun élément de nature à démontrer qu'elle risquerait de subir des traitements inhumains ou dégradants ou qui porteraient atteinte à sa vie lors en cas de retour en Côte d'Ivoire ou dans tout pays où elle sera légalement admissible.
8. En sixième lieu, aux termes des dispositions de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Mme B, qui est célibataire, et n'est pas dépourvue d'attaches familiales dans son pays, où elle a vécu 34 ans, se prévaut de sa résidence en France depuis 2018, de son intégration, de la scolarité de ses deux enfants mineurs sur le territoire français, de sa grossesse et de la naissance d'un enfant le 4 décembre 2023 et de son suivi médical et indique qu'elle a établi le centre de ses intérêts privés et familiaux sur le territoire français. Toutefois, ces éléments ne permettent pas de démontrer l'intensité et la stabilité de ses liens privés et familiaux en France, la seule circonstance que ses deux enfants soient scolarisés en France ne lui conférant aucun droit au séjour, de même que la circonstance qu'elle exerce une activité professionnelle sur le territoire français. Aucun obstacle n'est démontré quant à la possibilité pour l'intéressée de poursuivre une vie familiale normale avec l'ensemble de sa famille dans son pays et y travailler. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet de police a méconnu les stipulations précitées.
9. En septième lieu, aux termes des dispositions de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Le refus de délivrer un titre de séjour à l'intéressée n'est pas de nature à porter une atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants mineurs et en tout état de cause, la présence d'enfants ne fait pas obstacle à l'exécution d'une mesure de renvoi dans le pays d'origine où il n'est pas démontré que la cellule familiale ne peut pas être reconstituée en Côte d'Ivoire.
10. Enfin, aucune erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision de refus sur la vie personnelle de Mme B n'étant démontrée par la requérante, le moyen doit être écarté.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision de refus de titre de séjour doivent être rejetées.
Sur la légalité de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français :
12. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, et de l'erreur manifeste doivent pour les motifs ci-dessus exposés aux points 3 et 11 être écartés, la décision de refus de titre de séjour n'étant entachée d'aucune illégalité, l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire doit être écartée également. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de l'obligation de quitter le territoire ne pourront qu'être rejetées.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
13. Si la requérante fait valoir que la décision fixant le pays de renvoi prise par le préfet de police à son encontre est illégale en raison de l'illégalité du refus de lui délivrer un titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire, ses conclusions doivent être rejetées pour les mêmes motifs que ceux développés.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par
Mme B doivent être rejetées dans leur totalité ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B, au préfet de police et à Me Collas.
Délibéré après l'audience du 12 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Hermann Jager, présidente, rapporteure ;
- Mme Marik-Descoings, première conseillère ;
- Mme Perrin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 janvier 2024.
La présidente-rapporteure,
V. HERMANN JAGER
L'assesseure la plus ancienne,
N. MARIK-DESCOINGS
La greffière,
A. DEPOUSIER
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/8
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512695
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le requérant, un ressortissant guinéen, contestait notamment la mesure au motif qu'il serait mineur. Le tribunal a jugé qu'il lui appartenait, saisi d'un recours suspensif, de statuer sur l'allégation de minorité avant de se prononcer sur la légalité de l'OQTF, conformément aux articles L. 611-1 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528203
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, assorti d'une interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire, la motivation suffisante et l'examen de la situation personnelle du requérant. Elle s'est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier ses articles L. 611-1 et L. 612-10.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600391
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. C... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime que l'arrêté, pris par un agent disposant d'une délégation régulière, est légal et suffisamment motivé. Il constate que le préfet a respecté les exigences de vérification du droit au séjour et d'examen de la situation personnelle prévues par les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526589
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité d'une régularisation au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable via l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006. Elle a estimé que l'autorité administrative avait dûment pris en compte les éléments de la situation personnelle du requérant, sans méconnaître ses droits.
08/04/2026