jeudi 11 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2323622 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 2e Chambre - R.222-13 |
| Avocat requérant | CABINET SERRE ODIN EMMANUELLI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 octobre 2023 et un mémoire récapitulatif enregistré le 31 mai 2024, Mme A B représentée par Me Odin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite de la maire de Paris de rejet de son recours préalable obligatoire formé contre la demande de remboursement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) et la décharger en conséquence de l'obligation de payer la somme de 3 955,69 euros ;
2°) de condamner la Ville de Paris à lui payer la somme de 1 600 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision en litige est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle n'est pas allocataire du RSA, ni d'aucune prestation sociale ;
- son mari a été victime d'une usurpation d'identité ;
- la CAF de Paris a fait preuve de légèreté blâmable ;
- elle a dû recourir à l'assistance d'un avocat pour faire valoir ses droits.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 2 mai 2023 et le 5 juin 2023, la Ville de Paris conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer et au rejet de la demande fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que ses décisions des 6 juillet 2023 et 28 septembre 2023 ont été rapportées au vu des éléments transmis par la partie adverse.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Lambert pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Lambert a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B a fait l'objet d'une demande de remboursement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) à hauteur de la somme de 3 955,69 euros pour la période du 1er mars 2021 au 31 octobre 2021, notifiée par la caisse d'allocations familiales (CAF) de Paris le 1er juin 2023. La créance de la CAF ayant été transférée à la Ville de Paris, cette dernière a notifié à Mme B l'indu de RSA par un courrier du 6 juillet 2023. Mme B a adressé le 27 juillet 2023 à la Ville de Paris le recours préalable obligatoire contre cette décision. Elle demande l'annulation de la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire, qui s'est substituée à la demande de remboursement de l'indu de RSA du 6 juillet 2023.
Sur le non-lieu à statuer :
2. Par une décision du 5 juin 2024, postérieure à la date d'enregistrement de la requête, la maire de Paris a procédé au retrait de sa décision du 6 juillet 2023 de notification de l'indu de RSA à Mme B et a, par un arrêté de la même date, annulé le titre de recettes émis pour recouvrement de cet indu. Par suite, les conclusions de la requête à fins d'annulation de la décision de demande de remboursement de l'indu de RSA pour la somme de 3 955,69 euros et de décharge de l'obligation de payer cette somme sont devenues sans objet.
Sur les frais d'instance :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la Ville de Paris une somme de 800 euros à verser à Mme B, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision mettant à la charge de Mme B un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 3 955,69 euros et tendant à la décharge du paiement de cette somme.
Article 2 : Il est mis à la charge de la Ville de Paris une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la Ville de Paris.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2024.
La magistrate désignée,
F. Lambert
La greffière,
K. Bak-Piot
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2323622/6-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511088
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler les décisions de suspension et de fin de droits au RSA et à l'ALS, ainsi que la notification d'un indu. Le tribunal a jugé que les procédures de contrôle menées par la CAF de Paris et la Ville de Paris étaient régulières, notamment au regard des articles L. 114-19 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale, et que le requérant ne démontrait pas que les conditions légales d'attribution des prestations étaient remplies. Les demandes de rétablissement des droits, de versements rétroactifs et de condamnation aux dépens ont donc été écartées.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515543
**Sujet principal** : Recours contre le rejet d'une demande de remise gracieuse d'un indu de RSA et contestation du montant de la dette. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. A..., confirmant la décision de la Ville de Paris. Il estime que les ressources non déclarées (virements, dépôts d'espèces et intérêts) constituent bien des revenus pris en compte pour le calcul du RSA, et que l'allocataire n'apporte pas la preuve de sa bonne foi ou d'une situation de précarité justifiant la remise gracieuse. **Textes appliqués** : Articles L. 262-2, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles (définition du RSA, composition des ressources et obligation de déclaration).
02/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511244
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... qui contestait la décision de la maire de Paris lui réclamant un indu de RSA de 11 217 euros. Le tribunal a estimé que les motifs de l'administration étaient fondés, notamment le défaut de déclaration de l'ASPA et les séjours à l'étranger, et que les droits de la défense avaient été respectés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au recouvrement des indus de prestations sociales.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512505
**Sujet principal** : Recours contre une décision de la CAF de Paris notifiant un indu de prime d'activité (PPA) et d'allocation personnalisée au logement (APL), et demandes subsidiaires de remise gracieuse ou d'étalement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation statuant en procédure écrite simplifiée). **Solution retenue** : * Concernant l'APL, le tribunal constate un **non-lieu à statuer** car la dette a été soldée par la CAF avant l'audience, rendant la demande sans objet. * Concernant la PPA, le tribunal **rejette la requête** au fond, considérant que la décision de récupération de l'indu est légale et bien fondée, notamment au regard des dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation. **Textes appliqués** : Code de la sécurité sociale (pour la PPA), code de la construction et de l'habitation (pour l'APL), et code de justice administrative pour la procédure.
02/04/2026