LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2323726

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2323726

vendredi 3 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2323726
TypeDécision
PublicationC
Avocat requérantCABINET CAMBONIE BERNARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 octobre 2023, M. B A, représenté par Me Bernard, demande à la juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de le convoquer pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour portant la mention " salarié " ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de le convoquer pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour, dans un délai de trois jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur l'urgence :

- en l'absence de possibilité de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour, il est dépourvu de tout document lui permettant de justifier de son droit au séjour et au travail, ce qui l'expose au risque immédiat de perdre son emploi ;

- en cas de contrôle des services de police, son employeur risque de faire l'objet d'une amende administrative et de poursuites pénales ;

- son employeur est en droit de mettre fin à son contrat de travail à tout moment, faute pour lui de pouvoir justifier de son droit au séjour sur le territoire français ;

- la perte de son emploi le placerait dans une situation de grande précarité ;

Sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :

- la décision litigieuse est entachée d'une erreur de droit et méconnaît les articles L. 433-1 et R. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il justifie remplir les conditions pour obtenir le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " salarié " mais que le dépôt en ligne de sa demande de renouvellement de titre de séjour s'avère techniquement impossible en raison du délai écoulé depuis la date d'expiration de son précédent titre de séjour, et ce alors qu'aucune carence ne peut lui être reprochée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 octobre 2023, le préfet de police de Paris conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte de la requête et au rejet du surplus des conclusions de la requête de M. A.

Il fait valoir que la requête de M. A est désormais dépourvue d'objet, dès lors que celui-ci a été invité à se présenter le 26 octobre 2023 à 8 heures 45 à la préfecture de police en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour portant la mention " salarié ".

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Marzoug pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 26 octobre 2023, tenue en présence de M. Lemieux, greffier d'audience, Mme Marzoug a lu son rapport et entendu les observations de Me Bernard, représentant M. A, laquelle a précisé que le requérant a eu connaissance de la convocation transmise au tribunal par le préfet de police de manière tardive et n'a pas pu se rendre dans les locaux des services de la préfecture le 26 octobre 2023 à 8 heures 45.

La juge des référés a différé la clôture de l'instruction pour permettre au conseil du requérant de produire le mémoire complémentaire annoncé lors de l'audience.

Par un mémoire complémentaire, enregistré le 26 octobre 2023, M. A conclut aux mêmes fins que la requête.

Il soutient que :

- le préfet de police a reconnu le bien-fondé de sa demande en le convoquant pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour portant la mention " salarié " ;

- il a eu connaissance tardivement de la convocation l'invitant à se présenter le 26 octobre 2023 à 8 heures 45 et n'a pas pu honorer ce rendez-vous ;

- il sollicite la communication d'une nouvelle convocation.

Par une ordonnance du 26 octobre 2023, la clôture de l'instruction a été différée au 31 octobre 2023 à 10 heures.

Par un mémoire complémentaire, enregistré le 30 octobre 2023, M. A informe la juge des référés de ce qu'il a pu déposer, le 30 octobre 2023, sa demande de renouvellement de titre de séjour et s'est vu délivrer un récépissé avec autorisation de travail.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte :

1. Il résulte de l'instruction que postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de police de Paris a adressé, le 27 octobre 2023, à M. A une convocation l'invitant à se présenter le 30 octobre 2023 à 9 heures au centre de réception des étrangers Delta en vue du dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour portant la mention " salarié " et qu'il s'est vu délivrer un récépissé de demande de carte de séjour valable du 30 octobre 2023 au 29 janvier 2024.

2. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte de la requête de M. A sont devenues sans objet et qu'il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

Sur les frais d'instance :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte de la requête de M. A.

Article 2 : L'État versera à M. A une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera notifiée au préfet de police de Paris.

Fait à Paris, le 3 novembre 2023.

La juge des référés,

S. Marzoug

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2323726/6

← Retour aux décisions