jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2324023 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | CABINET BOUYEURE, BAUDOUIN, DAUMAS, CHAMARD, BENSAHEL(SCP) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 11 octobre 2023, 19 janvier, 28 mars et 13 mai 2024, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 69 avenue des Ternes à Paris, représenté par Me Chamard, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° PC 075 117 22 V0050 du 12 décembre 2022, par lequel la maire de Paris a accordé à la SCCV Ternes un permis de construire pour la construction d'un immeuble en R+5 sur un niveau de sous-sol à destination de commerce et d'habitation au 69 avenue des Ternes à Paris (75017), ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la Ville de Paris la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché de l'incompétence de son signataire ;
- le dossier de demande de permis de construire était incomplet dès lors que, en méconnaissance des articles R. 431-9 et A. 431-9 du code de l'urbanisme, le plan de masse faisait apparaître de manière imprécise les plantations maintenues, supprimées ou créées sur le terrain d'assiette et ne comportait pas l'orientation de celui-ci ;
- en méconnaissance du VI de l'avertissement du règlement du plan local d'urbanisme, qui a pour effet de rendre ces dispositions opposables aux demandes de permis de construire conformément à l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme, le projet ne mentionne pas les mesures préventives contre les termites dans les bâtiments neufs prévues aux articles R. 112-2 à R. 112-4 du code de la construction et de l'habitation, ni celles visant à incinérer ou à traiter les matériaux retirés qui seraient infestés par les termites, prévues par un arrêté préfectoral du 21 mars 2003 instaurant une zone de surveillance et de lutte contre les termites ;
- il ne comporte pas non plus les mesures de lutte contre la présence de plomb, prescrites par l'arrêté préfectoral du 24 octobre 2000 classant l'ensemble du département de Paris en zone à risque d'exposition au plomb en ce qui concerne les revêtements des bâtiments ;
- il méconnaît le 1° de l'article UG.8.1 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que des baies constituant l'éclairement premier de pièces principales se trouveront à moins de 6 mètres de la construction située en vis-à-vis sur le même terrain ;
- il méconnaît le 2° de l'article UG.10.3.1 du même règlement dès lors que la façade nord aura une verticale de 17,89 mètres, qui excède le maximum de 12,28 mètres qui résulte de ces dispositions ; la hauteur du bâtiment sur cour excède également le maximum de 14,95 mètres, qui résulte de l'article UG.10.4.1 du même règlement ;
- il méconnaît le 1° de l'article UG.11.1.3 de ce règlement dès lors que le soubassement, traité en parement béton architectonique préfabriqué, n'est pas en accord avec celui des constructions voisines ;
- il méconnaît également le 3° du même article, les édicules techniques et accessoires à caractère technique dépassant du volume du bâti et ne bénéficiant pas d'un traitement de qualité ni d'un regroupement ou d'une intégration ;
- il méconnaît enfin l'article UG.15.3.2 de ce règlement, en l'absence de démonstration d'une démarche graduelle visant à ce que la construction nouvelle repose sur les principes de sobriété énergétique, d'efficacité et de recours à des énergies renouvelables.
Par des mémoires en défense enregistrés les 20 novembre 2023, 13 février, 22 avril et 27 mai 2024, ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, la SCCV Ternes, représentée par Me Bachelier, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 8 000 euros soit mise à la charge du syndicat requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- le moyen tiré de ce que le plan de masse ne permet pas d'apprécier la répartition entre arbres à petit et moyen développement ni le respect de la distance des arbres à moyen développement par rapport aux façades est irrecevable en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés ou sont inopérants.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 février 2024, la Ville de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés ou sont inopérants.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Grandillon, rapporteur public,
- et les observations de Me Helali, pour le syndicat requérant, et de Me Bachelier, pour la SCCV Ternes.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 12 décembre 2022, la maire de Paris a accordé à la SCCV Ternes un permis de construire pour la création d'un immeuble à R+5 sur un niveau de sous-sol, à destination d'habitation et de commerce, sur une parcelle située 69 avenue des Ternes à Paris (75017). Le syndicat des copropriétaires de l'immeuble situé à la même adresse a formé un recours gracieux, qui a été implicitement rejeté. Par la présente requête, ce syndicat demande l'annulation de l'arrêté du 12 décembre 2022, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la compétence du signataire de la décision :
2. Par un arrêté du 25 avril 2022, régulièrement publié au bulletin officiel de la Ville de Paris, la maire de Paris a délégué sa signature à M. B, chef du service du permis de construire et du paysage de la rue et signataire de la décision attaquée, pour les décisions accordant un permis de construire. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit par suite être écarté.
En ce qui concerne la complétude du dossier de demande de permis de construire :
3. En premier lieu, contrairement à ce qui est soutenu, le plan de masse produit à l'appui de la demande de permis de construire comporte l'indication de l'orientation du terrain, conformément à l'article A. 431-9 du code de l'urbanisme.
4. En second lieu, aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Ce plan de masse fait apparaître () les plantations maintenues, supprimées ou créées ".
5. Le plan de masse élaboré par la société pétitionnaire mentionne la création de deux jardins de pleine terre, d'un jardin de pluie, d'une terrasse végétalisée et de deux " toitures végétalisées semi-intensives ", les trois jardins comportant chacun un arbre. Il ressort des photographies de l'existant que la surface accueillant la construction projetée ne comportait aucune plantation, de sorte que le plan de masse n'avait pas à faire apparaître de plantation supprimée. Par ailleurs, les dispositions précitées n'imposent pas que ce plan précise la nature des espèces plantées, ni si les arbres sont de petit ou de moyen développement au sens du plan local d'urbanisme de Paris. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit, par suite et sans qu'il soit besoin de statuer sur sa recevabilité, être écarté.
En ce qui concerne le VI de " l'avertissement " du règlement du plan local d'urbanisme :
6. Le VI de " l'avertissement " du règlement du plan local d'urbanisme de Paris indique que : " Les dispositions du règlement s'appliquent sans préjudice de l'application des lois, règlements, documents, servitudes et prescriptions portant effet en matière d'urbanisme. Les utilisateurs du règlement doivent notamment respecter les textes suivants : () - Les mesures d'urgence contre le saturnisme prévues à l'article L.32-5 du Code de la santé publique en application de l'arrêté du Préfet de Paris du 24 octobre 2000 classant l'ensemble du territoire de Paris en zone à risque d'exposition au plomb en ce qui concerne les revêtements des bâtiments. / - Les mesures préventives contre les termites dans les bâtiments neufs prévues aux articles R.112-2 à R.112-4 du Code de la construction et de l'habitation, applicables sur l'ensemble du département de Paris. "
7. Toutefois, les dispositions auxquelles ces mentions renvoient ne sont pas relatives à l'utilisation des sols, l'implantation, la destination, la nature, l'architecture, les dimensions, l'assainissement des constructions et l'aménagement de leurs abords, et ne constituent dès lors pas des normes d'urbanisme. Il s'ensuit que ces mentions ne constituent qu'un rappel, qui par lui-même n'a pas pour objet et ne saurait avoir pour effet de rendre ces normes opposables aux demandes d'autorisation d'urbanisme. Le moyen tiré de la méconnaissance des réglementations auxquelles renvoient les dispositions précitées doit dès lors être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne la méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme :
8. En premier lieu, aux termes du 1° de l'article UG.8.1 du règlement du plan local d'urbanisme de Paris : " Lorsque des façades ou parties de façade de constructions en vis-à-vis sur un même terrain comportent des baies constituant l'éclairement premier de pièces principales, elles doivent être édifiées de telle manière que la distance de l'une d'elles au point le plus proche de l'autre soit au moins égale à 6 mètres. "
9. Il ressort des pièces du dossier et n'est pas sérieusement contesté que les façades de construction en vis-à-vis sur la parcelle destinée à accueillir la construction projetée comportant des baies constituant l'éclairement premier de pièces principales se situent à 10,95 mètres l'une de l'autre. Les dispositions précitées ne sont dès lors pas méconnues.
10. En deuxième lieu, le 2° de l'article UG.10.3.1 du règlement du plan local d'urbanisme de Paris dispose que, au-delà de la bande E : " Le gabarit-enveloppe se compose successivement : / a - d'une verticale dont la hauteur H est définie par l'expression / H = P + 3,00 + D, dans laquelle : / P est le prospect mesuré jusqu'à la limite séparative, / D est la distance, mesurée dans le prolongement du prospect, entre la limite séparative et toute façade comportant une baie d'une construction située sur le fonds voisin (à l'exclusion des jours de souffrance*) ; cette distance D n'est prise en compte qu'à concurrence de 6 mètres. / b - d'une oblique de pente 1/1 élevée au sommet de la verticale et limitée à la hauteur plafond. / Le point d'attache du gabarit-enveloppe est pris au niveau de la surface de nivellement d'îlot en limite séparative, en vis-à-vis de la façade ou partie de façade projetée ".
11. D'une part, il est constant que le prospect mesuré de la façade nord de la construction projetée jusqu'à la limite séparative est de 6,28 mètres. D'autre part, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni de l'argumentation des parties qu'une façade comportant une baie d'une construction située sur le fonds voisin se trouverait à moins de 6 mètres de la limite séparative. Il y a dès lors lieu de fixer la distance D à son quantum maximum de 6 mètres. Il en résulte que la verticale du gabarit-enveloppe est d'une hauteur de 15,28 mètres. Or, la surface de nivellement se trouvant à 37 mètres NVP, la façade de l'immeuble située au nord, en vis-à-vis de la limite séparative avec l'immeuble situé au 71 avenue des Ternes, peut atteindre une hauteur maximale de 52,28 mètres NVP. Il ressort des pièces du dossier que la hauteur prévue est de 51,90 mètres NVP et respecte ainsi ces dispositions. Si le décroché ouest de la partie en R+5 culmine, pour sa part, à 54,65 mètres NVP, cette hauteur est autorisée, au sud de la construction, au titre du b) du 2° de l'article UG.10.3.1 du règlement précité et, au nord, en raison de la gaine de circulation verticale abritant l'ascenseur, sur le fondement du e du 2° de l'article UG.11.2.2 du même règlement, ainsi que le fait valoir la Ville de Paris en défense.
12. En troisième lieu, l'article UG.10.4.1 du même règlement prévoit que : " Le point d'attache du gabarit-enveloppe est pris sur le plancher du niveau le plus bas comportant des baies constituant l'éclairement premier de pièces principales s'éclairant sur la façade du bâtiment en vis-à-vis. / Le gabarit-enveloppe d'une construction ou partie de construction à édifier en vis-à-vis de la façade d'un bâtiment comportant des baies constituant l'éclairement premier de pièces principales se compose successivement : / a - d'une verticale de hauteur H égale au prospect P mesuré entre les constructions en vis-à-vis augmenté de 4 mètres : / H = P + 4,00 m / b - d'une oblique de pente 1/1 élevée au sommet de la verticale et limitée à la hauteur plafond. / La façade ou partie de façade de la construction à édifier ne peut comporter de baies constituant l'éclairement premier de pièces principales que si le gabarit-enveloppe défini ci-dessus, appliqué au bâtiment en vis-à-vis, qu'il comporte ou non des baies, est respecté. "
13. Il ressort des pièces du dossier que le prospect entre la façade est de la construction litigieuse et l'immeuble déjà existant est de 10,95 mètres, ainsi qu'il a déjà été dit au point 9, de sorte que la verticale H du gabarit-enveloppe sur cour est de 14,95 mètres. Le point d'attache du gabarit-enveloppe de la construction à édifier doit être pris sur le plancher du rez-de-chaussée existant de la construction lui faisant face, coté par les coupes à 36,85 mètres NVP. La circonstance que les pièces graphiques fassent apparaître que le sol de la loge du gardien soit situé quelques centimètres sous cette altitude est sans incidence, dès lors qu'aucune cote précise ne permet d'en connaître la hauteur. Par ailleurs, si l'existence d'un mur situé entre cette loge et le bâtiment nouveau est mentionnée, il n'en a été tenu aucun compte pour calculer le gabarit-enveloppe. Il en résulte que cette verticale peut atteindre la hauteur maximale de 51,80 mètres NVP. Or, il ressort des plans de coupe que le plancher du R+4 se situe à une altitude de 51,70 mètres NVP. L'oblique de pente 1/1 tracée à partir du sommet de cette verticale autorise par ailleurs l'acrotère du R+5, situé en retrait, à atteindre la cote de 54,74 NVP.
14. D'autre part, la construction à édifier ne comporte aucune baie constituant l'éclairement premier d'une pièce principale située en dessous du R+3, ainsi qu'il ressort des pièces graphiques et notamment de la notice architecturale du projet. Dès lors, pour l'application du dernier alinéa des dispositions précitées, il y avait lieu de prendre le point d'attache du gabarit-enveloppe appliqué au bâtiment en vis-à-vis au niveau du plancher du R+3 du bâtiment projeté, ce dont il résulte que ce gabarit-enveloppe est respecté.
15. En quatrième lieu, aux termes du 1° de l'article UG.11.1.3 du même règlement : " La hauteur et l'aspect du soubassement doivent être traités, sur un ou deux niveaux, en accord avec celui des constructions voisines. "
16. Il ressort des pièces du dossier que les constructions situées dans la cour du 69 de l'avenue des Ternes, depuis laquelle sera seul visible le soubassement de la construction projetée, sont constituées de murs sombres, percés de quelques jours de souffrance et dénués de toute qualité architecturale particulière. Dans ces conditions, en estimant que ce soubassement, traité en parement béton architectonique préfabriqué, était en accord avec celui des constructions voisines, la maire de Paris, compte tenu de la marge d'appréciation que lui accorde l'ensemble des dispositions de l'article UG.11 du règlement du plan local d'urbanisme, n'a pas entaché les décisions litigieuses d'erreur d'appréciation.
17. En cinquième lieu, le 3° de l'article UG.11.1.3 du même règlement dispose que : " Les édicules techniques (ascenseurs, chaufferies, climatisations, ) doivent être intégrés aux volumes bâtis. Les éventuelles excroissances ne peuvent être admises que si elles bénéficient d'un traitement de qualité destiné à en limiter l'impact visuel. Le regroupement et l'intégration des accessoires à caractère technique (extracteurs, gaines, édicules ascenseur, caissons de climatisation, garde-corps, antennes) doivent être recherchés de façon à en limiter l'impact visuel, en particulier lorsqu'ils sont visibles depuis des bâtiments voisins. "
18. Le projet litigieux prévoit quatre éléments techniques en toiture : un caisson de ventilation collective, une sortie de conduite d'évacuation de fumée de chaufferie, une ventilation haute et un édicule ascenseur. Le caisson de ventilation et la sortie de conduite d'évacuation de fumée de chaufferie dépasseront de la toiture de 40 à 60 cm seulement, ils sont situés en milieu de toiture et, cette dernière étant végétalisée, ils seront camouflés en grande partie. Le caisson de ventilation est masqué par un garde-corps en serrurerie fine. Enfin, l'édicule ascenseur est intégré aux volumes bâtis, ainsi qu'il a été dit au point 11. Dans ces conditions, les décisions contestées ne méconnaissent pas les dispositions précitées.
19. En sixième lieu, il résulte des dispositions de l'article UG.15.3.2 de ce règlement que les bâtiments nouveaux doivent être conçus selon une une démarche graduelle visant à ce que la construction repose sur les principes de sobriété énergétique, d'efficacité et de recours à des énergies renouvelables. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment du formulaire d'attestation de la prise en compte de la réglementation thermique et de la notice architecturale, et n'est pas contesté, que le projet respecte la réglementation thermique 2012 en matière d'isolation, de performance énergétique et d'emploi d'énergies renouvelables. Il prévoit également une isolation thermique totale des parois latérales et une isolation des planchers intérieurs, une chaudière bois pour le chauffage et la production d'eau chaude sanitaire, ainsi qu'un générateur de chaleur et de froid en volume chauffé avec isolement, limité à 50°C. Enfin, le bilan carbone des maçonneries de bloc de béton employées est proche de ceux de la construction bois et les isolants sont bio sourcés, en fibre de bois. Dans ces conditions, le projet respecte les prescriptions de l'article UG.15.3.2 du règlement du plan local d'urbanisme.
20. Il résulte de tout ce qui précède que l'ensemble des moyens soulevés doit être écarté, et les conclusions à fin d'annulation rejetées.
Sur les frais de l'instance :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise sur leur fondement à la charge de la Ville de Paris, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance. En revanche il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à ce titre à la charge du syndicat requérant le versement d'une somme de 2 000 euros à la société SCCV Ternes.
D E C I D E :
Article 1er : La requête du syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 69 avenue des Ternes est rejetée.
Article 2 : Le syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 69 avenue des Ternes versera la somme de 2 000 euros à la SCCV Ternes, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 69 avenue des Ternes, à la SCCV Ternes et à la Ville de Paris.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Jean-François Simonnot, président,
MM. Gaël A et Arnaud Blusseau, premiers conseillers,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.
Le rapporteur,
G. ALe président,
J.-F. SimonnotLa greffière,
L. Thomas
La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/4-1
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320047
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI Janus visant à annuler un arrêté de sursis à statuer opposé par la maire de Paris à une déclaration préalable pour un changement de destination de locaux en hébergement touristique. La juridiction a jugé que le sursis à statuer, fondé sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, était légal car le projet était susceptible de compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme (PLU) en cours d'élaboration. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le vice de procédure et l'erreur de droit, ont été écartés.
19/02/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320316
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par une association d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un arrêté municipal de mise en demeure avec astreinte, concernant des travaux réalisés sans autorisation d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête de l'association, considérant que la motivation de l'arrêté attaqué était suffisante et que la procédure suivie, notamment l'établissement d'un procès-verbal d'infraction, était régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier celles relatives aux mises en demeure et aux astreintes.
19/02/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520263
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen approfondi de la situation personnelle de l'intéressé, notamment au regard de son état de santé et de son intégration. Les textes appliqués incluent le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
19/02/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527910
Le Tribunal administratif de Paris a annulé un arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour d'une ressortissante tunisienne et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en appliquant le code de l'entrée et du séjour des étrangers, alors que la situation de l'intéressée, épouse d'un Français, devait être examinée exclusivement au regard des dispositions de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer sa demande dans un délai de trois mois et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais exposés.
19/02/2026