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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2325105

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2325105

mercredi 27 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2325105
TypeDécision
Avocat requérantMALLET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 octobre 2023, M. A, représenté par Me Mallet, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, au préfet de police de Paris de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il se trouve sans titre de séjour alors qu'il réside en France depuis plus de dix ans, que le collège des médecins de l'OFII a émis un avis favorable à sa demande de titre de séjour et qu'il se trouve dans l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous à la préfecture ou un récépissé de titre de séjour ;

- la mesure est utile, il doit se trouver muni d'un récépissé afin de poursuivre les soins que son état de santé requiert ;

- la mesure demandée ne fait pas obstacle à une décision de l'administration.

La requête a été communiquée au préfet de police qui n'a pas présenté d'observations en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Perrin pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, né le 19 juillet 1965, ressortissant ivoirien, présent en France depuis 2011 selon ses déclarations, a sollicité du préfet de police la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé. Il indique, au soutien de ses conclusions, n'avoir pas été mis en possession d'un récépissé lors du dépôt de sa demande de titre et avoir été convoqué le 22 août 2022 par le collège des médecins de l'OFII pour un examen médical, collège des médecins qui a rendu le 7 octobre 2022 un avis favorable à sa demande de titre de séjour. M. A demande au juge des référés de prendre, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".

3. Si M. A fait valoir qu'il n'a pas été mis en possession d'un récépissé, lors du dépôt de sa demande de titre de séjour pour étranger malade, il n'appartient cependant pas au juge des référés, saisi sur le fondement précité, dans le cadre de son office, d'enjoindre au préfet de police de délivrer au moyen d'un récépissé, une autorisation provisoire de séjour, à un étranger qui a déposé une demande de titre de séjour. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à voir ordonner au préfet de police de lui délivrer un récépissé doivent être rejetées, comme doivent être rejetées les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'Intérieur et des outre-mer.

Copie sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 27 décembre 2023.

La juge des référés,

A. Perrin

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des outre-mer et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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