lundi 19 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2326785 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Formation | 5e Section - 3e Chambre - OQTF 6 sem. |
| Avocat requérant | ZUBAROGLU |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 22 novembre 2023, le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a renvoyé au tribunal administratif de Paris la requête présentée par
M. A C.
Par cette requête sommaire, enregistrée le 20 novembre 2023, M. A C, représenté par Me Zubaroglu, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 19 novembre 2023, notifié le 20 novembre suivant, par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois.
Il soutient que :
S'agissant de l'ensemble des décisions :
- elles méconnaissent l'article 15 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle porte une atteinte manifestement disproportionnée à son droit d'étudier et de travailler.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 janvier 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal administratif de Paris a désigné Mme B pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique, tenue en présence de M. Ayari, greffier d'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant algérien né le 5 avril 1999, entré en France en 2021, selon ses déclarations, demande au tribunal, par la présente requête, d'annuler l'arrêté du 19 novembre 2023, notifié le 20 novembre suivant, par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
2. Si M. C fait valoir que l'arrêté attaqué méconnaît les stipulations de l'article 15 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
il n'assortit son moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite,
le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. Si M. C soutient que la décision en litige est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation, il n'assortit ses moyens d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, les moyens doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
4. Si M. C fait valoir que la décision attaquée porte une atteinte manifestement disproportionnée à son droit d'étudier et de travailler, il n'assortit son moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen doit être écarté.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet des Hauts-de-Seine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 février 2024.
La magistrate désignée,
C. B
Le greffier,
K. AYARI
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.