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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2327941

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2327941

mardi 6 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2327941
TypeOrdonnance
Avocat requérantCABINET GARCIA AVOCATS (SELARL)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B A C d’une demande d’annulation d’un arrêté du 30 novembre 2023 l’assignant à résidence pour 45 jours, renouvelable une fois. Le juge, statuant seul sur le fondement de l’article R. 776-15 du code de justice administrative, a constaté que la mesure d’assignation avait cessé ses effets au plus tard le 4 mars 2024. En conséquence, il a estimé que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 décembre 2023, M. B A C, représenté par Me Garcia, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 30 novembre 2023 par lequel le préfet de police l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours renouvelable une fois ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme D, en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 776-15 du code de justice administrative : " Les jugements sont rendus, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 30 novembre 2023, le préfet de police a assigné à résidence M. A C pour une durée de 45 jours renouvelable une fois. Il est constant que M. A C a pris connaissance de cet arrêté le 6 décembre 2023. Par ailleurs, à supposer même que cet arrêté ait fait l'objet d'un renouvellement, ce qui ne ressort au demeurant d'aucune pièce du dossier, les effets d'une telle mesure auraient, en tout état de cause, cessé au plus tard le 4 mars 2024. Dans ces conditions, les conclusions de la requête ont perdu leur objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A C.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A C.

Fait à Paris, le 6 août 2024.

La magistrate désignée,

K. D

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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