LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2402321

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2402321

vendredi 17 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2402321
TypeDécision
Formation8e Section - MESD
Avocat requérantSERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une demande, enregistrée le 31 janvier 2023, M. A C, représenté par Me Berdugo, demande au tribunal :

1°) d'enjoindre au préfet de police de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 2021615 du 30 décembre 2020 par lequel, après avoir annulé les décisions du préfet de police du 19 décembre 2020 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et lui faisant interdiction de revenir sur le territoire français, le tribunal a enjoint au préfet de police de réexaminer sa situation dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant ce réexamen ;

2°) d'assortir cette injonction d'une astreinte de 150 euros par jour de retard jusqu'à ce qu'une décision soit prise suite au réexamen de sa situation.

Il soutient que le préfet de police n'a pas procédé au réexamen de sa situation dans le délai de trois mois.

Par une ordonnance du 16 janvier 2024, la vice-présidente du tribunal a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative.

Vu :

- le jugement n° 2021615 du 30 décembre 2020 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Mme B a lu son rapport au cours de l'audience publique du 4 avril 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution / Si le jugement () dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai et prononcer une astreinte. "

2. Par un jugement n° 2021615 du 30 décembre 2020, le tribunal administratif, d'une part, a annulé les décisions du 19 décembre 2020 par lesquelles le préfet de police a obligé M. C à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il est éloigné et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pendant une durée de 36 mois, d'autre part, a enjoint au préfet de police de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant ce réexamen. M. C a saisi le tribunal en vue d'obtenir l'exécution de ce jugement.

3. Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. " Aux termes de l'article R. 432-2 de ce code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. () ".

4. Il résulte de l'instruction que, postérieurement au jugement du 30 décembre 2020, M. C a été reçu en préfecture le 31 mars 2021 et que, lors de ce rendez-vous, il a déposé une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. M. C a alors été muni d'un récépissé de demande de titre de séjour, qui a été renouvelé, le dernier ayant expiré le 26 septembre 2022. Si M. C fait valoir que le préfet de police ne s'est pas prononcé de façon expresse sur sa demande de titre de séjour, il résulte des dispositions citées au point 3 ci-dessus que cette demande a fait l'objet d'une décision implicite de rejet, née du silence gardé par le préfet de police au terme d'un délai de quatre mois. Par conséquent, le jugement du 30 décembre 2020 par lequel le tribunal a enjoint au préfet de police de réexaminer la situation de M. C et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant ce réexamen doit être regardé comme ayant été entièrement exécuté.

5. Il résulte de ce qui précède que la demande d'exécution de M. C doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de police.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2024.

La magistrate désignée,

M. BLa greffière,

N. Dupouy La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/8

Décisions similaires

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606789

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du préfet de police prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a jugé que la décision contestée était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les exigences légales, notamment celles du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles L. 612-6, L. 612-10 et L. 612-11). Elle a également estimé que cette mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée aux droits de M. B... au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

07/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606780

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car l'auteur de l'acte était compétent et que la motivation, examinant les critères de l'article L. 612-10 du CESEDA, était suffisante. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

07/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607042

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet de police était compétent pour prendre cette décision et que la motivation de l'arrêté, qui se fonde sur le maintien irrégulier de l'intéressé au-delà de son délai de départ volontaire, était suffisante au regard des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

07/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606511

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile yéménite. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que la décision de l'OFII, motivée par le défaut de déclaration d'une protection internationale antérieure en Grèce, était suffisamment motivée et respectait les exigences procédurales. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la directive européenne 2013/33/UE.

03/04/2026

← Retour aux décisions